‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 3 sur 134 · DU FOND ET DE U FORME · texte numérisé non relu

DU FOND ET DE U FORME

Gttaniaal «t tf>iai<cWrt, qM«4 on l'attwiii* il w dUCnd.

LàHAAM.

Si la parait «la poila mî «iMl^afCaif aaAra.àr^lalHrttf

▼teraaLaMvs.

Lorsque je commençai l*ouvrage que le lecteur a sous les yeux, je croyais pouvoir donner en un seul volume l'exposition élémentaire de la belle Théorie sociale que j'avais â cœur de rendre claire et acceptable au public. J'ai été trompé dans mes prévisions, le sujet s'étant étendu malgré moi, sous ma plume. Il fallait, en effet, pour être clair dans des questions aussi neuves, aussi extraordinaires, très-variées dans leurs applications, quoique dérivant toujours d'un principe générateur auquel le lecteur ne pouvait être initié dès le début, il fallait, dis-je, sacrifier la concision ; il fallait éviter les formules générales, scientifiques , abstraites et condensées, ou du moins n'y arriver qu'après en avoir prouvé la légi-

s INTERMÈDE.

limité par des déductions explicatives, qu'après en avoir préparé l'intelligence par des dissertations en mode concret. II fallait, en outre, être complet dans le cadre embrassé.

La Science sociale se lie à tout, touche à toutes les branches de l'activité et des coonaissançes humaines. Une exposition de la Théorie Sociétaire, strictement réduite à la lech^ nie de la Série, qui en fait la base, sans préparations, sans alliages, sans excursions dans les questions industrielles, politiques, scientifiques, etc., qui composent le domaine de ses applications, et sur lesquelles elle verse de si vives lumières ; une pareille exposition, à l'époque surtout où je conçus cet ouvrage, eût été un travail nul, sans valeur de propagation, sans grand effet utile. Dans sa simple et belle nudité, la Théorie sociétaire n'eût alors semblé qu'une conception étrange, ardue, bizarre, sans lien avec les choses réelles et actuelles, une combinaison inféconde et inapplicable.

J'ai donc dû dèguUer la Science, et, sans porter atteinte à la rigueur et à Tenchaînement des démonstrations et de la méthode, abandonner les formes concises et quelque peu sèches du langage didactique, pour tâcher d'obtenir avant tout la clarté et l'attrait.

L'accueil fait au 1«' volume de cet ouvrage, et les services qu'il a rendus à la cause sociétaire, m'ont prouvé que j'avais calculé assez juste ; mais si ce volume a été l'objet d'un accueil favorable, je ne dois pas taire qu'il a soulevé des critiques trop nombreuses et venant souvent de personnes trop bienveillantes envers le sujet de mon travail et envers moimême, pour n'être pas fondées en raison.

Ces critiques s'adressent au ton que Ton a trouvé souvent trop dur, trop belliqueux, trop hostile, et propre à faire attribuer à l'auteur une humeur colérique et sauvage tout opposée au caractère qui doit distinguer Ts^ôtre d'une doctrine de paix et d'harmonie. Les passages écrits de ce ton déparent un livre consacré à cette belle et divine Doctrine, et jurent avec son objet. On a dit encore que l'ouvrage contenait trop d'excursions dans le domaine des petits faits du jour, trop de hors-d'œuvre qui ne se lient pas d'une manière heureuse avec les grandes et larges vérités critiques et organiques au développement desquelles il est consacré, et qui font tache sur celles-ci.

\'i)ilà ce que m'ont dit des critiques éclairés et bienveiliantSy

Page 1