‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 32 sur 134 · Aileron descendant · texte numérisé non relu

Aileron descendant

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Poires unncnsct.

7. . / -/-.•". •i-i'Vii> a Groupes, yi-fie» l't sorUs bdtmrdes tHtUtë.

Il n importe (jue la Série soit composée d'honunes ou de femmes, ou d'enfants, ou mi-partie, la disposition est toujours la même.

I.a Série preudra à peu près cette distribution, mit pour le nombre des Groupes, soit pour la répartition des travaux; plus elle approchera do cette régularité en gradation et en dégradation, mieux elle s'harmonisera et s'entratnera au travail. Le canton qui gagne le plus et qui donne à égalité de chance le plus l)eau produit, c'est celui qui a ses Séries les mieux graduées et les mieux contrastées.

Si la Série est formée régulièrement, comme celle que je viens de citer, on verra des alliances entre les divisions correspondantes. Ainsi l'aile ascendante et l'aile descendante s*allieront contre le centre de Série, et s'entendront pour faire prévaloir leurs productions aux dépens de celles du centre;

LOI SÉUÀIRI. 4M

r les deux ailerons seront alliés entre eux et ligués avec le cen- I tre pour lutter contre les deux ailes II résultera de ce méca- I nisme (]ue chacun des Groupes produira à i'envi des fruits magnifiques.

Les mêmes rivalités et alliances se produisent entre les divers Groupes d'une division. Si une aile est composée de six Groupes, dont trois d'hommes et trois de femmes, il y aura rivalité industrielle entre les hommes et les femmes, puis rivalité dans chaque sexe entre le Groupe 2, qui est central , et les Groupes extrêmes 4 et 3, qui sont ligués contre lui, puis alliance des Groupes n<> 2, hommes et femmes, contre les prétentions du Groupe 4 et 3, hommes et femmes; enfin, il y aura ralliement de toute Taile contre les prétentions des Groupes de Taileron et du centre; de sorte que la Série, pour la seule culture do ses poiriers, aura plus d'intrigues fédérales et rivales qu'il n'y en a dans les cabinets politiques de l'Europe.

Viennent ensuite les intrigues de Série à Série et de canton à canton, qui s'organisent de la même manière. On conçoit que la Série des poiriers sera fortement rivale de la Série des pommiers ; mais elle s'alliera avec la Série des cerisiers, ces deux espèces d'arbres fruitiers n'offrant aucun rapprochement qui puisse exciter la jalousie entre les cultivateurs respectifs.

Plus on sait exciter le feu des passions, des luttes et des ligues entre les Groupes et les Séries d'un canton, plus on les voit rivaliser d'ardeur au travail, et élever à une haute perfection la branche d'industrie pour laquelle ils sont passionnés. De là résulte la perfection générale de toute industrie, car il y a des moyens de former Série sur toute branche de travail. S'agit-ii d*une plante bâtarde, comme le coing, qui n*est ni poire ni pomme? on place son Groupe sur deux Se-

IW orgahisatmhi. ut. m. cm. r.

ries, a qui il sert de lien. I> Groupe de oobifr

de la Série des poiriers, et arriere-poste de la Série des po»

raiers. C'est un ( jrou)N' mixte entre deu\ genres, une Umà

tion de 1 un a l'autre, et il s'incorpore aux deux Séries^ Ol

trouve lianà les passions «les ^uùts bâtanls et ]

on trouve des productions mixtes qui ne tieimeiit à

genre. L'ordre sociétaire tiro parli de toutes ces

et sait fairr* emploi <U* toutes les passions imaginaUes. Diei

n'en avant créé aucune i l'inutile.

J'ai dit que les Séries ne peuvent pas toujours se lUw aussi régulièrement que je viens de l'indiquer: mais on wfproche, autant qu'on le peut, de cette méthode, qui est ïùtin natun*!, et qui est le plus efficace |)Our exalter les paâSÎotf> les contrebalancer et les entraîner au travail. L* industrie d^ vient un divertissement aussitôt que les industrieux sont lofmes en Séries pro^^ressives. Ils travaillent alors mcûs psr appât du gain f\\ii* par effet de l'émulation et des autres ^véhicules inhérents à l'c^sprit de SiTie.

De la naît un résultat furt étonnant, comme tous ceux de Tordre sociétaire : c'est que moins on s'occupe de bénéfice. plus on gagne ; en effet , la S<!Tie la plus fortement stimulée par les intrigues, celle qui ferait le plus de sacrifices péc«niain-s pour satisfaire son amour-propre , sera celle qui doanera le plus de perfection et de valeur aux produits, et qoî, par conséquent, aura lo plus gagné en oubliant l'intérêt pour ne songer ({u'à la passion. Mais si elle a peu de rivalités, d'intrigues et de ligues, peu d*amour-propre et d'exaltatioii, elle travaillera par intérêt plus que par passion spéciale, el ses produits comme ses l)éné6ces sont très-inférieurs à œui d'une S<'»rie bien intriguée. Dès-lors elle aura d'autant moins gagné, (pfelle aura été plus stimulée par Tamour du gain.

J'ai dit (jue, pour bi«'n intriguer les Séries et élever à la plus haute perfection les produits do chacun de leurs Groupes, il faut les coordonner, autant que possible, à la progression

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I ascendante et descdidante. Ten vais donner un Moond Uh I bleau, pour mieux graver cette disposition dans l*eBprit :

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