‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 34 sur 134 · TRIBUS ET CHOEURS · texte numérisé non relu

TRIBUS ET CHOEURS

Transition ascendante, i /'/'//. ( \ Jl.tmjna v! II..niS>,)ts 3 à 4i|a

I 3 Chérubins et Chérubincs ... 4ji2à6fh

i ;. r, r -IM ilnf inf. 2 tribus. ( oo- 1- .«?• L' - . » ~

( 3 Serapbins et Seraphincs.. . . 6 1(2 à 9 4 I.jTcéens et Lycéennes . . , . . 9 à 12 jit^ dsinrf.int''. 3 tribus. { 5 GjmnasiensetGymnasiciines. I2 àfAt(a

G Jouvcucf.niix et JoaYeitcelles. 15 if? ù:20 7 Adolefcciils et Adolescente».

9 Formés et Fonnifes.

r '/'/; 4 tribus. ( ^ Rkohce.

9 Atbiètes et Athlètes.

10 Virils et Viriles.

1 1 Rarfiucs et Raflinëes.

7 /. tf. S! rr '.irf, 3 tribus. { 12 Tempérés et Tempérées.

13 Prudents et Prudentes.

114 Révérend* et Révérendes.

1 j VeiicraMes et Vénérables.

Transition descendante, i inDit. \ 16 l'^triiirchrs et Palnarekes.

Compléments descendants. ^ J firn.fa.

Voilà Tordre de parade : Enfants, jeunes garçons et jeunes filles, hommes et femme-s, vieillards ; les deux hiérarchies naturelles des âges et des sexes ; seize Tribus et trente-deux Chœurs, avec leurs costumes variés,

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leurs drapeaux, leurs enseignes, leurs gonfanons, conjugues sur loriflamnie à trente-deux écussons de la Phalange, et pivotant sur la Régence, comme sur le soleil toutes les planètes d'un tourbillon! Comparez Taspectâe a population d'une Phalange en ordre de parade avee celui de nos foules de ])euple ennuyé et endimanché, dans nos campagnes et dans nos villes

Quand la Phalange étale ses trente-deux Chœurs, c*est rUnité humanitaire complète, puissante, immortelle : c'est rhomme, cela, et non pas Thomme isolé et civilisé, créature faible, ignorante, pauvre et souflreteuse, qui entreprend et ne Unit pas, qui vit et meurt. La Phalange vit et ne meurt pas. Quand les vieilles générations s'en vont, les jeunes viennent. Les cadres sont toujours complets. Sans cesse l'humanité monte et descend cette échelle qui unit le ciel à la terre, échelle divine dont Jacob avait \ii l'image. Et que représenteat en eflet les anges qui montent et descendent incessamment Tcchelle mystique de la vision du patriarche, sinon l'incessante et réciproque migration des âmes d*aa monde dans l'autre après l'établissement de rHannonie?

Quand la Phalange étale ses trente-deux Chœurs en parade, c'est l'humanité déployant sa vie qui ne passe pas, sa force qui ne meurt pas, et manifestant ainsi sa Royauté sur la terre....

Quand la Phalange étale ses trente-deux Chœurs an temple, en festivité religieuse, et chante à Dieu Thymne à trente-deux voix, c'est l'humanité, Reine de la terre.

loi stiuimB. 175

Êdsant bommage de sa comonne à Dieu Bon Suzerain, et s unissant à loi par un concert de joie, d'intelligence et d'amour. — Oh ! ce n'est plus l'homme isolé, qui tremble devant Dieu, se macère, et prie sur la pierre, pour soustraire son àme à la griffe du Diable. La religion n'a plus de rigueurs, de terreurs et de sombres mystères ; elle a dépouillé son vêtement de deuil. Elle est parée maintenant ; elle porte des fleurs, conune la t^re au printemps ; elle est riante et pure comme le grand ciel, au matin d'un beau jour d'été! L'homme jouit! Il n'est plus atteint de cette triste folie, qui lui avait persuadé de présenter à Dieu, pour agréable offrande, un concert framé de gémissements et de soupirs, un calice rempli de larmes et de douleurs.... Assez longtemps l'homme a commis le sacrifice, sacrifice des corps et sacrifice des âmes! Dieu ne se platt plus aux pleurs et aux grincements de dents. Il ne damne plus. L'enfer est aboli, le démon a reçu sa grâce.

Vienne donc une Phalange, étalant ses trente-deux Chœurs en parade, enfants , garçons et jeunes filles, hommes et femmes, vieillards, vêtus de couleurs harmoniées, semant de fleurs le parvis du temple, et chantant ensemble à Dieu l'hymne saint à trente-deux voix ! Oh ! vienne une Phalange avec ses seize tribus et ses trentedeux Chœurs, car l'heure de la délivrance alors aura sonné sur la terre !

i liais nous n'avons pas à nous occuper ici de la poésie t|i|i jUDH comme de source vive du développement e

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camsme des Séries. En voilà assez pour concevoir les dispositions dn Régime sociétaire et pour comprendre aussi que Tétude des Séries peut fournir des poiobioaisons et des calculs fort longs et très-compliqués.

Terminons en disant que la distribution des Séries se fait suivant quatre méthodes ou moduls diiïérents :

l^Modul, simple. 2' Modul, mixte.

3« Modul , mesuré.

4« Modul , puissanciel.

Ces quatre modpls , analogpes, dans rbanponie du liE^dg^gç, le 1®^ ^ la prose, le 2® à la prose poétique, le 3* aux vers libres, le 4« aux vers suivis et coupés en stances, servent à former lies cadres de toutes les Séries.

« La méthode simple est celle des Civilisés dans ieurs tltbleaux i^ l^ obture, où ils sp bornent à passer conséqitiveipeiit des c)^es aux ordres, de là apx gepres, puis aux espèces, etc., négligeant de distinguer 1^ traiisition. » — Voyez pour exemple de cette méthode la Sem dps bfiMiiqueroutes, tçjne i, page 157.

« La méthode mixte est déjà plus féconde en Accords qii0 la simple; elle est plus distincte en progression crois- ^anta et déprois^ute ; elle doune plus de sailli», plus ^e contraste aux subdivisions de geiures et d'espèc(39 ; #n outre, elle détache les transitions, qu'elle sépare, aux iteuK «sMipeff, eu dcmble «grte. » ^ Yqyîh pour

LOI SfiRlÀiRE. 479

exemple le tableau nominal des crimes du commerce, tome 1, p. 454.

cr On obtient ^es Accords bien plus nombreux, un classement plus méthodique et plus varié, si Ton emploie le 3* modui, ordre mesuré ou distribution par octaves et pivots. :ù

Fourier n'a donn^ ^iicun détail sur le modul puissanciel. Il opère sur des combinaisons de Séries, mesurées ou non mesurées.

L'étude des moduls est la véritable base de la Technie des Séries. Le lecteur curieux de cette étude pourra voir l'article abréviatif que Fourier a donné sur cette haute question, au second volume du Traité de l'Association, — livre 3, sect. 5® ; et consulter dans la collection de la nouvelle Phalange les nombreuses Publications des manitscrits de Fourier sur ce sujet. — Ceux qui ne croient à la science qu'à l'aspect des calculs, verront qu'il y a, par là, matière à en faire.

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