‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 35 sur 134 · CONDITIONS D* ATTRACTION · texte numérisé non relu

CONDITIONS D* ATTRACTION

Le moode on UniTcrs ne communiqoaat avec Diea qne par entremise de l'Attraction, tonte créatare, depuis les astre* jusqu'aux insectes, n'arrivant à l'Harmonie qu'en suivant It's impulsions de l'Attraction, il y aurait duplicité de s} sfème m l'homme devait suivre d'autre voie que l'Attractiou pour urriver aux fins de Dieu, à rHarraouie et & rriiité.

Cm. FoutiEk.

Si nous voulons maintenant nous rendre compte en peu de mots de ce que nous avons établi, nous reconnaîtrons que nous avons construit de toutes pièces un mécanisme qui jouit, en première ligne, de la propriété ^ de provoquer i'eutratneroent, racharnement et le charme

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sur Fobjet auquel il est appliqué. Ce mécanisme, nous l'avons constitué en introduisant simplement, bonnement, une à une, les conditions (Taltrait que la nature humaine a étalées de tout temps et étale sans cesse, aux yeux du savant et de Tignorant^ sur toute la surface de la terre : de telle sorte que notre science n'est pas de la science anglaise, française, russe ou iroquoise; car nous avons spéculé, non sur des Anglais, des Français, des Russes ou des Iroquois, mais sur des hommes. — Puis , nous avons tout déduit de ce seul principe, qu'au lieu de vouloir rebrousser bnitalement les impulsions natives de l'homme, il faut les accueillir, les laisser parler, et voir si ce ne serait pas chose facile et heureuse que de leur accorder ce qu'elles demandent. Ce sont les impulsions naturelles qui nous ont tout révélé. Nous n'avons rien imaginé; nous avons seulement écouté la nature avec docilité et intelligence, et vous pouvez engager votre parole d'homme intelligent, qu'il n'y a pas de meilleure philosophie que cela.

Or, la nature nous a appris que l'homme, — individuellement (i) et collectivement, — est susceptible d'être mu par deux ressorts principaux :

La fougue enthousiaste, dérivant de V Accord, L'acharnement rivalisé, dérivant du Discord,

La nature nous a appris encore que ces deux fougues,

(J) Le concours de plusieurs senttineDts passionnés agissant syiMiillIqtiemfnt, produit i'entliousiasme même chez l'individu Uoîéé Qw^-à la rivalité dindlYida à Individu, rien n'est plm oornio.

48i OIGAlflSATlONi LIY. UI. GB. TI.

runeayeegle, emportée, enlevant d'assaut Tobstàcle, l'autre réfléchie, calculatrice et tenace, ne peuvent se maintenir indéfiniment sur le même objet ; qu'il est hors des conditions de Yatlrait passionnel comme hors des conditions de Yattraû musical^ qu'un Accord ou un Discord se soutiennent au-delà d'une certaine durée ; qu'un point d'orgue même doit avoir une fin ; que la conti^ nuité d'itti même fait, constitue pour l'àme un supplice, comme celle d'tm même son pour l'oreille. Nous avons doilc compris la nécessité des Alternances^ et reconnti qu'il faut, pour l'attrait, non-seulement Y Accord et lé Discorde mais encore la Modulation^ ce mot prenant ici son acception la plus générale et signifiant la sucéessi9n combinée des sons^ des Accords et des Discords.

Si vous parvenez à développer dans une masse un Accord d'ensemble sur une action, l'action sera exécutée par enthousiasme et passionnément ; — la masse sera mise en Attraction sur cette action.

Si vous parvene:^ à exciter une masse à l'action par l'aiguillon acéré des Rivalités et des luttes, l'action sera exécutée avec acharnement et passion ; -»- là masse sera

mise en Attraction siu* cette action.

Dans tous les cas où ces deux genres de ressërts interviendront séparément (1 ] ou simultanément, I'attràit

(1) La plupart da temps , les deux genres de ressorts Interriennent combioément. Gilerez-vous comme spécial exemple ^Aeoaré la magoiftqiie et eothousfaste exéculion des terrassements da Cbamp^de-Man pir la popuUtioa parisieime» poar la fête ré|NibU^

ÈÈsomt ht LA LOI staiàiii. 48S

serA le mobile de l'activité déployée, et la force de Pattraii Éerû proportionnelle à l'intensité de la réiuttante dés ressorts.

Si maintetiAnt vous voiilez obtenir Tattrait en système général et soutenu sur un ensemble d'actes, vous devez forcément spéculer sur les changements, les relais, lés variations, les contrastes, en un mot sur les Alternances des notes, de^ Accords, dès Discords, des modes et des tobs.

ACCORD, ALTERNAT, DISCORD,

tels sont donc les trois grands moyens du mécanisme actif de l'Attraction.

Ces trois éléments correspondent à trois passions primitives ou forces vives de Tàme, que Fourier a désignées sous l'appellation commune des passions hécakisautis

cainc de la fédération P — mais certainement l'émnlatlon jouatt entre les dUTérentes brigades de travaUlears. Citerez-Toas les barricades, une luUe, un combat quelconque comme spécial exemple de DUeord ? — maié, en pareil acte, il y a Accord dans chaque camp contre l'autre, excepté en cas de eontrainie, — cas qnenoos n'examinons même pas, car nous ne yonlons étudier que la nature libre, ou simplement la nature {nature libre forme pléonasme). — Ainsi on ne trouve guère d'exemples d'Accord ou de BIseordpur.et simple dans des Groupes et des masses, (jnant aux défeloppements des deux ressorts chez de) individus isolés, ce ne tout que des notes, des sons séparés ; ce ne sont ni des Accords ni dea Dlteords, mais seulement des germes d'Accords et de Discords, élt éMmeals dluimionfe ou de cacophonie sociale ; d'hanoMe fUttoot hte combioés'aiitie «a, de eaeophoiiie tlii te aout jBud.

I8i OEGAXISATIOS. UT. lU. CB. Vf.

OU DisTBiBCTn-Es. Cetlc appelialioo exprime parbitement ieun» foodioiis et leur nalure. Il ks a tmit aussi beoreosemeiit namiDées chacime en paiticoli»':

Composite^ besoin des Accords, des sentiments et actions |iassionnés, syneipques et composés^ donnant naissance à la fougue aveugle, enthousiaste, poétique ;

CabalislCy besoin des Discords, des excitations intri- ;;uées, des actions rivalisées, des luttes cabalistiques, donnant naissance à la fougue réfléchie, intelligente, vigilante et calculatrice ;

Papillonne, nom romantique de la plus romantique des [Missions, du besoin d'alternance et de variété destiné H entretenir le mouvement, la vie, et le charme, à semer les plaisirs variés comme le printemps sème les fleurs, et à mesurer l'harmonie dans Funivers (f..

(1} Je n'ai f/omm^ici les> trois |Ni5sioDS dislriboliYes que pour iiu'iiioirc. Jr fcais bi'-n :îI!(* jusqu'à la fin sans ces trois mots, fi Ton \toiii con«i(!(*rcr Ic:* quatre alinéas c*i-de9sus comme une note delactiée. Cui soit dit pour ùter à la malTeillance le prétexte des accuftfiliood doot la phraséologie phaUustérienne a élë déjà l'olijc t On rencontre les mol» les plus bizarres daus toutes les Kei«.'nce$. où on les prodigue, dieu sait ! et Ton ne veut pas en pniifter quiiizc à la Science Sociale, des mots encore qui ont leurs nnidogies françaises, cl qui se comprennent à première vue. D*aiU l(*urs ils sont expliqués et définis. Je veux en outre faire remarquer que tous les jours on apprend des langues étrangères , on litpéniidcuient des livres dont ciiaquc page n'est comprise qu'à grands coups de dictionnaire ; et l'on ose présenter, comme un de nonHren Aoir. contre les ouvrages de Fnurier, quinze ou vingt mois créés irèi?-philologjquement par lui pour exprimer des idées nouvelles !! — Est-ce que CItristophe Colomb et Vasco de Gama n'ont pas bapt isé les terres qu'ils ont décou vertes P.

R£SUHÉ de la loi SÉRIAIRB. 185

Or c'est tùen, si je ne me trompe, de Tobservation des circonstances générales qui mettent en jeu ces trois ressorts, que nous avons déduit la formule du Mécanisme attractionnel ; en effet :

h^'. Condition (T attraction. — La convergence des rayons au même foyer, le jeu simultané de toutes les parties d'une masse dirigées sur un même but, la division parcellaire sommée dans une action totale : telles sont bien les conditions de l'Accord, de l'Accord des volontés, de l'Accord passionné d'où sort l'enthousiasme et la fougue aveugle. — Ce fait passionnel, — principe et conséquences, — nous l'avons élémentairement formulé dans la composition du Groupe^ dans la réunion systématique de ses éléments.

"^^ Condition d'Attraction. — La concurrence entre deux forces rivales, et qui ne peuvent être rivales qu'à la condition de s'appliquer à des objets semblables ou fort peu différenciés, telle est bien la condition du Discord, du Discord des volontés, du Discord passionné qui engendre l'acharnement de la lutte, l'esprit de parti, la fougue réfléchie. — Ce fait passionnel, — principe et conséquences,— nous l'avons élémentairement formulé dans la distribution des Groupes en Gamines ou Échelles nuancées que nous avons appelées Séries.

3® Condition d* Attraction. — Et pour que l'Accord ou le Discord ne devienne pas fatigant, monotone, ne tombe pas à plat ou ne dégénère pas l'un en folle effervescence, Tautre en aigreur et en haine, écoutons encore

4ê6 oftOiifiBATioif. Liv. m. c». n.

là liAttLIre, (fui invoque les Alternances ; Mssônn rindividti, auquel la distribution et la division parcellaire de Faction permettent de s'enrôler dans une foule de détails d'actions différentes, laisdons, dis-jë^ Tinditido libre de se combiner de mille manières avec les autres individualités qui composent la masâe; permettons les migrations des Groupes, les engrenages des Séries. Ainsi :

La SÉRIE exaUiê, rivalhh, engrenée.

Exaltée par la Composite et ses Accords, RtvalUèe par la Cabaliste et Ses Discorda, Sngtenée par \û Papillonne et ses Alteinanced;

telle est la formule du Mécanisme d'Attraction.

Or, ce mécanisme qui développe si puissamment les Accords et les Discords, les activités passionnées, appliqueE-le à tout objet bon en soi, productif, utile, fécondi heureux à l'humanité, à tout ce que comporte la haute gestion du Globe, au développement des puissances humanitaires, en un mot, à riimusTRiE dans la plus large et la plus belle acception de ce mot qui désigne l'exerdoe harmonique de l'activité humaine, et vous aurez la loi D'iNDusTRife-ATTRATAATB ; VOUS aures appliqué la force passionnelle de l'homme, et par suite toutes ses piiis* sances physiques et animiques, au bien, à l'ordre, •• bonheur général, à l'œuvre universel, au développement régulier et complet de l'humanité.

■LfiSOnt Bl liA LOI StUMItR. 4t7

CONDITIONS DHj^RMONlE.

L.! inusiqne est uu conc«ri d« pluslean iliscordapts. PrrHAooai.

Je viens de démontrer ((ue Tapplication du; mécanisme sériaire à l'Industrie rend l'Industrie attrayante. — ^Montrons maintenant que cette application à l'Industrie, à la gestion du Globe, à la grande et haute tâche de l'homme, est la condition suprême Au jeu harmonique de la Série.

Rappelons d'abord que, quoique nous ayons bien distingué, dans l'analyse, l'Accord et le Discord, ces deux genres d'essors passionnels n'en sont pas moins susceptibles de 6e combiner entre eux dans l'action, de se màltiplier les uns par les autres, de s'élever à des puissaticéd récessives. Dans presque tous les exetnples qtte nous avons cités, et dans beaucoup d'autres que l'on peut observer aq sein de la vie sociale, — quand on sait un peu observer, — on peut voir des éléments rivaliser entre eux et se corporiser dans des masses de premier ordre; puis ces masses rivaliser entre elles et se corporiser dans des masses plus fortes, du second ordre ; et les Discords se composer et s'élever ainsi successivement d'agglomérations plus petites à agglomérations plus grandes, pour venir enfin s'absorber dans un dernier Accord, ou dans un dernier Discord. Or, voici ce que j'ai à dire : c'est que

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V action passionnelle n'est harmonique qiC autant que tous les Accords et Discords partiels et inférieurs se résolvent en dernier lieu dans un j4ccord total supérieur.

Ainsi les Accords et les Discords des compagnies, bataillons, régiments et brigades d'une armée, forment bien un tout harmonique, sous le rapport de la manœuvre^ car ils se résolvent en un Accord total. — Mais lorsque deux armées ennemies sont en présence, les deux grands Accords formés, dans chacune d'elles, par le jeu combiné de ses compagnies, de ses 'régiments, de ses brigades, ne se composent plus dans un Accord total supérieur. Ces deux Accords se résolvent dans une grande dissonance : l'action est subversive.

Deux orchestres, dont chacun joue un morceau différent, mais parfaitement harmonique dans ses consonnaaces et ses dissonances particulières, produiront une effroyable cacophonie s'ils viennent à jouer simultanément, l'un contre Vautre.

Le principe est vrai à tontes les puissances, qu'il s'agisse d'unités, de dizaines ou de millions; de sons individuels, élémentaires, ou de sons collectifs, composés, groupés en partitions ; d'un duo ou d'un orchestre. La règle définitive d'harmonie est toujours que les dissonances doivent se sauver sur une consonnance supérieure, que toutes les actions doivent aboutir et se résoudre en dernier lieu sur un Accord.

R<SUMt DE LA LOI SÉRUIRE. 489

L'Accord des Sous-Groupes d^ns l'unité du Groupe, des Groupes dans Tunité de la Série, l'accord des Séries dans l'unité de la Phalange, des Phalanges dans l'unité de la nation, des nations dans l'unité du Globe, telles sont les exigences succcessives de la règle d'Harmonie.

Du reste, ces ralliements successifs et puissanciels sont si bien dans les desseins de la nature, qu'elle nous y prédispose et nous entraîne par la magnifique gamme des développements croissants de l'UNITÉISME, la passion grandiose etpivotale, le divin besoin de l'unité, de l'ordre universel, de l'accord supérieur et final, de l'union des parties dans le tout, de la conjonction hiérarchique de l'être intégrant avec l'infini.

En effet, le ralliement des Groupes dans la Série est passionnellement représenté et provoqué par Vespj-it de corps; le ralliement des Séries dans la Phalange, par le civisme [\)\ des Phalanges dans la nation, parlepatriotisme; des nations dans l'harmonie du Globe, par VUnitéisme collectif.

J'indique seulement cette thèse des développements

(i) Civisme est pris dans son acception origIneUe et étymologique, esprit de cité {eivitas). Ce mot, au reste, et le suivant, pairioiUme, conviennent fort mal ici. Je ne les donne que pour faire de • vlner l'idée qu'ils ne peuvent pas rendre , puisque l'idée appartient entièrement au monde harmonique, et que ces mois appartiennent nu dictionnaire des sociélés suiiversives. — Patience, l'Harmonie fera sa langue. — Quoi qu'il en ?oit, ici, prenez dans cci mots ce qu'ils ont de beau et d'humanitaire, et laissez tout ce qu'ils peuvent avoir aujourd'hni d'hostile, de haineux on de niais, et vous vous rapprocheres du sens harmonique.

4M OMAVIfrATIOK. UV. III. €■. TI.

pnissanciels de FUnitéisme; elle demanderait à être traitée en détail et régulièrement dans ce qui touche à son jeu social, à la destinée terrestre. Puis, il faudrait la poursuivre dans ses applications à Tordre général, à la vie universelle, au monde et à Dieu, aux Destinées ultérieures, à rUnité intégrale. Je réserve ces questions pour im autre ouvrage^ et je dirai seulement là-dessus pour le moment que la religion de l'avenir est contenue tout entière dans ces développements. Ailleurs aussi je dirai comment ces Accords supérieurs ravissent Tàme humaine ; dans quels délirants tourbillons d'actions passionnées et synergiques ils emportent les masses hanno^ niennes, dans quel océan de vie, de joies enivrantes et de bonheur actif et saisissant, Thomme alors est plongé sur 3a terre I — Certes^ dès long-temps, k tovis ces mystérieux désirs de joie, qui s'agitent d^ns son cœur; ^ cette soif ^es eaui^ vives et incopnues, qu'il porte dans sa poitrine ardente; à cette pression sans nom, exercée ^ son àme par |a >ie du monde subversif, l'homme a bien senti qu'il n'était pas dans sa Destinée, qu'il habitait la vallée des larmes ! Heureux si, plus fort, il n'eût pas plié sous le poids des mauvais jours, s'il ne ^ fût pas couché sur la tâche avec une résignation désespérée, fatale et coupable ; s'il eût compris que Dieu, — LB Père, — n'avait pas méchamment ajourné le bien à d'autres vies, et qu'il devait, lui, l'Homme, par sa volonté d'Homme et sa puissance, changer sa vallée de larmes en vallée paradisiaque I

L'homme est si bien prédisposé et prédestiné aux grands Accords, à leurs vibrations entraînantes, qu'on a

mMuA PI U Uil tttUIlB. 494

TU en i83û un Accord ùb ce genre, — encore qu'il fût passablement entaché de subversif, — rendre folle de joie et de probité une population misérable, habituellement affamée, et qu il faut, en temps ordinaire, dix mille argousins (A je ne sais combien de gendarmes, de geôlien, de juges et de prisons, pour maintenir quelque peu dans les limites ; puis la fusion fraternelle momentané* m^xA réalisée entre les hautes et basses classes libérales ; puis la communication électrique du mouvement à la France ; et tous les peuples d'Europe se mettant à vibrer à Tunisson ; et je ne sais combien de révolutions et de trônes renversés ! — Qu'il y ait ou non du subversif en ces mouvements révolutionnaires, il est certain que l'homme ne jouit de la plénitude de sa vie que dans cette haute sphère passionnelle ; c'est là qu'il se sent à Taise I Aussi vous disons-nous que la plus heureuse vie du pli|s heureux richard civilisé n'est qu'une monotonie misérable et nne plate existence, à côté de celle du moins passionné, du plus froid, du plus pauvrement organisé des Hannoniens. — Mais ce n'est pas de tout flelfi qu'il s'agit ici.

J^ftxpliquais que le jeu des Séries, qui est (Hlrayanij doit encore être harmonique ; je montrais que la condition d'harmonie se trouve dans la résolution de tous les Aeeoids et les Discords inférieurs en. un Accord total, «nitaire et supérieur ; — et maintenant j'arrive à ma conclusion, savoir :

Que V application du mécanisme iénaire à la haute 0MlfQ» d¥ Ghh ^ft h ieul moyen d'obtenir F4çcord

49S OIGAHttATIOlf. LIT. III. CI. TI.

unitaire; car l'Accord unitaire de l'hamanité entitee ne peut être obtenu d'une façon stable et durable que sur un but utile à l'humanité entière.

Ce que je dis pour Thumanité est vrai à tous les degrés de Técheile hiérarchique de l'Association humaine; ainsi.

Il n'y a Accord unitaire soutenu, dans la Phalange, qu'à cause de l'Association de toutes les Séries dans la gestion de la Phalange : le ralliement total ne s'y peut concentrer que sur une (Bayreutile à toute la Phalange. — On déduirait de même, pour les Phalanges dans la nation, pour les nations dans le Continent

Donc voici :

La Série est un merveilleux instrument qui prodm't I'attrait sur l'objet auquel il est appliqué, et qui produit l'ATTRAir ET L'uARMOKiB sociALE quand il est appliqué à l'intégralité des objets bons et utiles à l'humanité, c'est-à-dire à ï Industrie : — ce dernier mot, je le répète pour la dixième fois, devant être entendu dans une acception aussi large que l'activité de Tàme humaine.

Uans la Civilisation, tous les intérêts sont généralement en désordre et en confusion, toutes les positions faussées, toutes les passions hostiles. Tout se nuit, se choque, se brise. Ce sont des milliardsde bruits individuek discordants entre eux et composant un odieux charivari.

Que s'il y a dans le désordre quelques exceptions,

WÈBtmà BB LA LOI SÉtlAIUfe. 49S

cpielque chose de régularisé, de corporisé, une masse organisée, e*est le plus sonrent pour arriver à des conflits d'ordre supérieur, pour passer du duel à la bataille rangée. Presque tous les services organisés un peu largement en Civilisation, la guerre, la marine, la justice, ont un but ofiensif, défensif ou répressif; leur nuuMm d'être est un genre quelconque de conflit extérieur ou intérieur

Et cependant tous les caractères humains sont des instruments animés et intelligents qui ne demandent pas mieux que de jou^ au ton, de se grouper en Accords et enDiscords combinés, de moduler de concert. Un son qui résonne, on le sait bien, fait résonner simultanément ses harmoniques. Il en est manifestement de même pour les caractères ; ils appellent vivement leurs harmoniques. Brisez donc les entraves, permettez ces heureiH ses et libres alliances, et réalisez enfin les conditions de la Liberté et de l'Harmonie, si vous voulez l'une et l'autre I Yeut-on toujours tourner et retourner dans la sphère de l'inintelligence et des inq>ties, et ne pas comprendre qu'avec des sons comme avec des passions, on peut voir les consonnances ou les dissonances se résoudre en harmonie ou en cacophonie, suivant que l'on ouvrira aux sons individuels de bonnes ou de mauvaises combinaisons ?.. — Ah I je dis qu'il faut avoir le cerveau singulièrement concrétionné par les sottises philosophiques et morales, anciennes et modernes, pour ne pas se sentir saisi par cette vérité si simple et si naturelle I

An reite, je mu d'entrer dans des oonsidéritioBs

494 OMAimâTlOlf. LIT. m. CI. ▼!•

qae j'annds pu laisser pour leur véritable t^A^* ^ i^ inniième partie de cet ouvrage. Le principal objet de ce livre était de rechercher la \aà d'organisation natsrelie dn travail, d'en étudier le mécaniane et de dé- BMHitrer la pn^été qu'elle possède d'tmprîmsr At' traeUm* L'étude des oonirffueitc^i harmoniquei do b Loi viMdii plis

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