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CORPORISATION DE TOUTES LES FONCTIONS

DANS LA PHALANGB.

TOUT UMIT.

Le bon ton diez le» Harmonicns enti^mra au trarail productif} il ilirigera à ce bot toota» Im clanat et tontes les pasiioas. Ca, FooMia.

ForiBODi nos bataillons!

RonoiT DK L'fsut.

Voici quinze personnes identiques par un point de leur nature, reliées par un goût commun, et qui, par choix et passion, librement, ont formé Groupe. — Ceci est le fait primitif, fait tout de liberté, de spon-*

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tanéité. Le Groupe, c'est l'expression de la vocatton des individus et de leurs affections réciproques.

Le Groupe prend avec la Série et la Phalange, à h face de la Phalange, la responsabilité du travail dont fl s'est emparé. Son honneur est engagé. Voici l'esprit corporatif qui apparaît. Le Groupe est affilié à la Série. C'est le second fait. Vous avez les deux premien termes de la progression, vous pouvez la continuer jui»qu à riniini. — Dès ce second pas, en effet, l'individa membre du Groupe est relié à la Série, à la Phalange, à la Nation, à l'Humanité entière.

Les individus dans le Groupe se sont partagé les détails parcellaires de la fonction commune, et les Sous- Groupes comptent les uns sur les autres, comme la Série entière compte sur le Groupe, comme la Phalange compte sur la Série, comme la province compte sur la Phalange, la nation sur la province.... et ainsi jusqu'au Globe : car le Groupe opère sur les individus, comme la Série de première puissance opère sur les Groupes, comme la Série de seconde puissance opère sur celles de première, etc. — Voilà la loi. — Aussi, quand on comprend le jeu de la Série dans la Phalange, on comprend également son jeu dans Tunivers. — Si cela n'était pas, il y aurait donc deux lois, deux vérités : chose absurde et contradictoire.

Déjà l'on peut concevoir qu'en prenant, logiquement et modestement, comme nous l'avons fait, la Commune pour premier champ de spéculations, nous nous élevcms

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tout de suite plus haut que n'ont jamais été les ballons pleins de vent de nos idéologues. Et certes, nous montons sams effort, puisque, à deux pas de la formation naturelle du Groupe élémentaire, nous trouvons la loi de la hiérarchie: sociale universelle. En effet, les compagnies s'encadrent dans le bataillon, comme les Imtail- Ions dans le régiment, comme les régiments dans la brigade, les brigades dans la division, les divisions dans le corps d'armée. Les satellites se conjuguent sur leur planète dans leur système, comme les planètes sur leur soleil dans un tourbillon, comme les soleils sur un soleil d'un titre plus élevé dans une nébuleuse..... Et de même, les Groupes s'affilient librement à la Série dp première puissance, les Séries de première puissance à une Série d'ordre supérieur dans la Phalange, et ainsi de suite dans la province, dans la nation, sur le continent, sur le globe enveloppé par sa Hiérarchie sphérique. — Telle est la loi d'Association : et ainsi l'Association s'étend de l'individualité à l'universalité.

Étudions donc la loi d'harmonie dans la Phalange, car la Phalange est une miniature d'univers, un microcosme ou petit monde fait sur le patron du grand. La Phalange une fois connue, on sait par extension le reste, les lois de la grande Société, et les lois qui régissent le monde, les grandes lois cosmogoniques; car, encore une fois, il n'y a pas deux vérités, deux lois, deux systèmes dans l'harmonie universelle, deux règles dans la création. Donc, étudions notre Phalange. .

Nous ayons vu la formation spontanée du Groupe,

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immédiate et première manifestation des goûts et des affections individuels, première agrégation, premier élément de l'Âsâociation, expression de Torganisme humain, des impulsions naturelles, effet de liberté.

De même que l'agrégation des individus forme le Groupe, de même l'agrégation des Groupes forme h Série, et l'agrégation des Séries la Phalange.

La Phalange en manœuvre, c'est une armée un jour de bataille. Honte au régiment qui chancelé ! honte an bataillon qui plie, au peloton qui fuit ! Aussi Toyez-vons dans les Groupes de vigoureux esprits de corps, qui rattachent l'individu à son Groupe et à sa Série, comme le soldat à sa compagnie et à son régiment, et bien plus fortement encore, car on n'est pas amené aux Séries par la conscription et la gendarmerie royale ou républicaine. — Là, on s'est choisi son monde, sou travail, ses chefs ; l'enrôlement a été volontaire ; ou le rompt s'il ne convient plus.

L'esprit corporatif, les liaisons formées au sein des Groupes, les vocations industrielles, les nombreuses chances d'avancement, équilibrent la mobilité, assurent l'exécution des services, la persistance des individus aux fonctions qu'ils ont choisies.

II y a des Civilisés, — c'est le grand nombre, — qui, sur l'annonce de la possibilité qu'on aura de varier ses travaux, ses occupations, d'employer successivement ses divers modes de facultés, vous jettent à la tête que dès

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lors les hommes effleureront tout et ne parferont rien. On dirait, à les entendre, que Tespècc humaine tout entière va entrer en danse et en voltige comme une grande cohue d'épileptiques et de fous. Eh! non. Quand un homme a mordu à une affaire qui lui va, quand il s* est incorporé quelque part, quand il a acquis, dans une partie, du talent, de rinfluence, des titres à Favancement, quand il s'y est créé des affections et des intérêts, alors cet homme n'est pas en disposition de jeter au vent tout cela, d'abandonner une carrière commencée parce qu'elle est commencée, d'entreprendre aujourd'hui pour quitter le lendemain. J'ai toujours vu les hommes très-portés à s'engouer de ce qu'ils font, à s'exagérer l'importance et la valeur de leurs spécialités : et cette prédisposition naturelle, souvent fort ridicule en Civilisation, et qui, en Civilisation encore, ne suffit pas pour les attacher à leur travail répugnant, est fort bonne et très-utile dans le régime sériaire. — Par ainsi, quand les cadres des Séries seront remplis, ne craignez pas de voh* des désertions continuelles. Rapportez-vous-en aux affections développées dans les Groupes, aux liaisons étabUes, à l'esprit corporatif, aux influences des Accords et des Discords, à l'amour de l'avancement, et à cet engouement naturel à chacun pour des travaux choisis librement et passionnément.

Jeunes et vieux, ceux qui sont là, vous pouvez le croire, épousent vivement les affaires du Groupe. Ils n'entendent pas raillerie sur ses produits ni sur le travail. Chacun se dévouera pour soutenir l'honneur du

corps. Et puis, l'on est exact aux séances, ponctuel à la n i7

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manœuvre, et chefs et soldats, a Fheure de rexécution, sont jaloux d'être à leur poste.

Qui est maladroit au travail : il est, suivant les degrés, enseigné, badiné, plaisanté, raillé.

Qui a des présomptions, des vanités, des prétentions sans mérite ; qui se gonfle : le Groupe le raille, le berne, le bafoue , et c'est ce qui forme vite. Voyez dans les collèges.

Qui apporterait au travail lenteur, tiédeur, et aurait l'air de travailler pour l'amour de Dieu : le Groupe le siffle, et, s'il persiste , le chasse. Un Groupe ne s accommode pas d'un air indolent et ennuyé. Si vous n'y êtes plus de cœur et d'âme, retirez-vous du service actif de ce Groupe, et mettez- vous sur son cadre de disponibilité ; mille Groupes extérieurs vous sont ouverts. Les recrues .compensent les pertes, et les Séries sont immortelles, comme le bataillon sacré des trois cents de Thèbes. — Au reste, cette complète liberté individuelle dans le régime des Séries, est une garantie qu'un Groupe n'aurait jamais, — ou bien rarement du moins, — à exercer l'expulsion.

Quand les Groupes sont formés, les esprits de corps développés, les membres qui composent le personnel d'un Groupe ne sont pas long-temps ensemble sur le terrain, sans se connaître et se classer entre eux sous le double rapport du Travail et du Talent. On n'est bien et sûrement jugé que par ses pairs. Quand on est à

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