PU1SSA^XE
Le rapide accroissement de la santé et de la force, tant des hommes que des animaux et végétaux. Pour en juger, il faut attendre le traité d'éducation intégrale, où je proinreru que la force d'un Harmonien doit ^aler celle de trois Cîtîlises, et que cent jeunes femmes harmoniennes prises an hasard, seront de force à terrasser cent grenadiers civilisés. L'amélioration des animaux sera la même. Un ressort si puissant autorise bien à doubler Testimation du produit socié* taire futur ; mais il faudrait donc élever T accroissement de 24 à 48 ! Ici les données de richesse deviennent choquanles; négligeons Tévaluation.
La restauration des climatures indiquée à la note A, Introd. Cette nouvelle température devant garantir trois récoltes, sur les points qui en obtiennent dificilement une, et faciliter le parcours du globe par la cessation des ouragans, ce serait un nouveau sujet de doubler encore la somme dn produit à espérer.
Viennent ensuite la septième puissance, on voie de transition, dont on ne peut pas donner ici les détails, qui tiennent à des considérations cosmogoniques, et enfin les puissances pivotales, a qui auront, » dit Fourier, a plus d^influence en accroissement de richesse, que toutes celles précédemment citées. » Il ajoute :
J'en ai suffisamment décrit pour assouvir les esprits tes plus insatiables, et démontrer un vice inaperçu dans lea plwi
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de no8 éconcMoaîstes : en se bornant à spéculer sur le degré simple, ou état brut de Tindustrie, ils se sont privés d*un précieux véhicule scientifique, de la curiosité ou manie d'exploration. S'ils étaient exercés sur les calculs d'amélioration puissandelle qu'on vient de lire, ils] auraient fini par soupçonner la possibilité du succès, et proposer la recherche de l'ordre sociétaire, unique voie pour ramener à l'industrie tant de légions improductives.
Quant aux lecteurs que révolterait ce tableau de richesses futures, il est peureux un moyen de s y familiariser; c'est de se rallier à Pesprit religieux, et reconnaître que notre globe a été dupe de sa prévention pour le régime civilisé et barbare ; les sophistes nous ont abusés 3000 ans, en nous disant, au sqjet du bonheur, de la justice, de la vérité, de l'unité, de la richesse, tant de perfection n*est pas faite pour les hommes : l'esprit religieux nous ramènera à des opinions plus sensées, à Tespérance en Dieu, et à la conclusion : a que si cet ordre sociétaire, ce nouveau monde social, peut assurer à lliumanité tant de bonheur, il est impossible que la Divinité qui a entrevu cet océan de richesse et de vertu dans l'Association, n'ait pas avisé aux moyens de nous y conduire. »
À défaut) il y aurait impéritie et vexation dans le système de la Providence ; les Attractions seraieat sans rapport avec les Destinées. Comment supposer pareille inconséquence chez le suprême économe, qui a si justement réparti toutes les impulsions, que nul animal n'ambitionne de s'élever à un autre bonheur que le sien. Si l'homme seul désire davantage, c'est qu'il n'est point fait pour les misères civilisées, point arrivé au sort que Dieu lui réserve.
Mais quelle étourderie à nos économistes de ne pas s'aper^ cevoir qu'il y a au* la populatioii dviliaée, trois quarts d'im-
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productifs, et que si l'on veut atteindre à la véritable éoowh mie, au triplement et quadruplement de produit, il faut s'élenr à un mécanisme social différent Ce ne peut être que le sociétaire ou combiné, puisque le monde industriel nepHl opter qu'entre deux ordres, la combinaison sodétaire,it Fincohérence ou morcellement actuel.
L*ig« d'or «t demi i
Quelque abondantes que soient les sources de richesKi que nous venons de récapituler, nous n'avons envisap pourtant qu'une des faces de la question, et nous serion encore bien au-dessous de compte, si nous estimions pv cela seul le bien-être dont jouissent les Harmoniens. Ce que nous venons de voir, en effet, ce sont les avantages de la production sociétaire^ les accroissements puissanciels de la richesse effective. Il faudrait maintenant, pour se rendre compte du bien-être qui en résultent, examiner les avantages de la consommation sociétaire^ les accroissements puissanciels de la richesse relative. Selon notre habitude, recourons aux exemples.
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BÉTBLOPPEMSMT INDUSTRIEL. 333
des jouissances qui vous auraient coûté, isolement, des sommes énormes.
Calculez ce qu*nn homme aurait à dépenser pour soutenir un train de maison qui lui permit, chez lui, à chaque repas, de se donner choix, comme dans un grand restaurant, sur quelques centaines de mets différenciés en espèces et variétés.
Nos spectacles sont des plaisirs montés en mode sociétaire. En bonMorcellement, il faudrait que celui qui veut jouir du spectacle, fît jouer chez soi, pour sa femme et ses enfants, qu'il entretint une troupe d'acteurs à ses frais, et eût chez soi son théâtre, comme il a sa cuisine, sa salle à manger, sa cave, son écurie et son grenier. — Le spectacle en maison particulière nous semble absurde ? Eh ! nos coutumes, domestiques et autres, paraîtront bien autrement absurdes, je le jure, aux yeux des Harmoniens.
Maintenant que j'ai expliqué sur quelques embryons d'esprit sociétaire, que nous possédons aujourd'hui, le {MÎncipe de la multiplication du bien-être, par la jouissance en participalion sociétaire^ calculez, si vous le pouvez, les développements de ce principe au sein des Phalanstères. Voyons quelques détails :
Transport. U en coûte, à Paris, 6000 fr. par an à tout ménage qui veut rouler carrosse, avoir seulement 3 voitures, une de ville, une de campagne et un cabriolet, entretenir los valets, renouveler les chevaux et équipages. Cette famille pourra, en Harmonie, moyennant 600 fr. par an, jouir de rabotmement aux voitures de tous degrés, même de gala, et aux chevaux de selle.
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Cette richesse, décuple quant aux frais du matérM, devient vingtuple si Ton porte en compte les aYantages (ToptioB sur un assortiment de voitures nombreuses de toute espèoOi la dispense de débattre avec des marchands et oofrien tRHnpeurs, la dispense de laquais, de leurs voleries el inlri» gués, de leur espionnage et autres ennuis de sarvmllaMB qui font dire avec raison que la valetaille est le fléw âm grands.
En fait de tran^rt, les voitures et chevanx ne sont pas la seule voie sur laquelle il y ait des jonisetnceB à # sirer ; souvent les voitures ne sont qu'un pifr«ller eonayeiB, comme dans Paris et Londres, où la voiture n'est guère qu plaisir négatif, moyen d'échapper aux boues» aux intemjpé* ries et aux longues courses, puis aux embarras de la campagne parisienne, où la classe riche est emprisonnée dans 881 châteaux, par les mauvaises routes et les pavés fatiganll, bordés de 2 haies de fange dégoûtante. Les routes des environs de Paris sont le supplice du promeneur et du chasseur; cloaque de boue pendant sept mois d'hiver, océan de poussière pendant 5 mois de belle saison, quelquefois dès le mois de mars, comme en 4 895.
Le contraire a lieu en Association, où l'on mén^ieau transport des chemins à variantes, ayant trottoirs à charriots, trottoirs à voitures légères, trottoirs à piétons, trottoirs à chevaux et zèbres, voies ombragées, sentiers arrosés, etc. Sur cette 3* branche de transport, comme sur les deux précédentes, le bien-étrc sera au moins décuple du nôtre : nous voilà déjà au trentuple de jouissance comparative sur le transport.
Une quatrième branche de charme est celle des conununi-
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cations couvertes, dans tout Tintérieur des logements, étables, magasins et ateliers; le plaisir d'aller aux séances de travail, à l'église, en visite, aux réunions de spectacle, bal, etc., sans s'apercevoir s'il fait chaud ou froid, sans cDurir aucun risque de rhumes ni fluxions au sortir d'un bal, d'où l'on s'en va chez soi par 'des couloirs chauffés. Si l'on s'en retourne à une lieue de là, on monte en voiture dans un porche chauffé, où les animaux partaient le bien-être des hommes. Je ne dirai pas qu'en ce genre de jouissance le bien-être des Harmoniens soit décuple du nôtre, car il n'en existe point pour nous. Les déplacements sont presque toujours gênants, souvent dangereux, même pour un roi ; car le roi de France n'a pas de porche couvert et chauffé ; il faut, pour monter en carrosse, qu'il reçoive la neige et la bise : on voit des femmes gagner une fluxion de poitrine au sortir du bal * un particulier, dans une matinée employée aux visites, aux affaires, est obligé de monter en voiture vingt fois, monter et descendre sans cesse des escaliers. L'on n'appréciera les embarras de ce genre de vie, que lorsqu'on pourra faire le parallèle du charme des communications couvertes, et se convaincre qu'en édifices comme en toutes choses, la distribution civilisée est le monde à reàaurs.
{Nouveau Monde, ^^ éd., page 348.)
On a vu que, dès la fondation de l'HarmoniOi tel qui aojoard'hui n'a qu'une cabane ou un grabat dans les greniers des villes, jouira de 800,000 palais (Phalanstères, manoirs de Phalanges) , beaucoup plus agréables que les palais do Paris et de Rome, où Ton ne peut pas trouver le quart des agréments que réunira un Phalanstère, entre autres celui des communications couvertes et tempérées.
Ce môme homme qui aujourd'hui est obligé de porter ses srtwts à la main, de peur de les user (coutume des paysans