‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 65 sur 134 · IV · texte numérisé non relu

IV

Ils dUf-nt que le malheur est U destinée du genre humain, que U Tie est un temps dVpreuTes, d'expii* lions.... puU, quafld O'i leur demande quel est donc ce grand crime qu'il faut qae l'hmnme expie, ils répondent que c>At mystère

Vos philosophes ne disent- ils pa^ aussi que l'homme est le roi de la création ? — C'est an roi détrôné : rendez-lui son trône vl s«;spalai>, rendez- lui son génie et sa Tcrtn en lui rendant ses passions ! La passion, c'est le génie et la Tertu, le mérite et la récompense. Cn. Daik.

Les passions sont l'élan de l'homme vers sa destinée.

Madame sa Stail.

La nature humaine est comme une pierre précieuse, taillée à mille facettes inégales, douées de mille polarisations différentes. Chaque individualité peut s'allier à toutes les individualités ambiantes, par un nombre plus ou moins grand de facettes et de pôles semblables ou concordants et sympathiques.

Les natures les plus riches, les plus élevées en titres passionnels et sociaux, sont évidemment celles qui possèdent la plus grande quantité de facettes et de pôles attractifs, qui peuvent former, en toute passion, les liens les plus nombreux et les plus puissants à la fois, cdles enfin que Dieu a armées des affinités les plus variées, rendues aptes aux combinaisons affectives les plus fortes et les plus multipliées.

Ainsi, comme TOxygène, élément pantogame (1), qui (1) U (iiadrait comprendre, sons ceUe désignation de corps panto-

ili HÀtHOMU. UT. II. GH. III.

se combine avec tous les corps de la nature, est, dans le monde matériel et dans la chimie organitpie, le roi des corps élémentaires; de même, dans le monde social ou passionnel, le caractère le plus hautement prédisposé à toute aflBnité, le plus fortement doué de toute passion, le caractère omnimode etpantogame, sera aussi le Roi des caractères. — Dans le milieu social providentiel, chaque nature contribue à l'Harmonie en proportion composée du nombre et de l'intensité de ses Attractions. Chacun y joue un rôle d'autant plus important, qu'il porte en lui de plus hauts désirs ; car les désirs sont des forces motrices qui passent toujours en acte. Les rangs occupés dans l'échelle des caractères, sont corrélatifs aux doses de passion. La plus forte intégrale passionnelle est au sommet. C'est ainsi que, dans tout système sidéral, le Soleil central, pivot de tourbillon, en est toujours la masse la plus attrayante; car l'Attraction mène le monde et en gouverne toutes les Harmonies.

Les natures les plus antipathiques ont toujours ellesmêmes quelques points par où elles se touchent. Ellesont toujours des notes consonnantes, et peuvent s'unir dans quelques accords particuliers, indépendamment de la fusion de toutes leurs modulations partielles dans la grande symphonie unitaire de l'ensemble.

Nous pourrions insister ici sur ce que le concert des INÉGALITÉS GRADUÉES est la condition et la base.

game, Toxygèac , rhydrogène et Vsnoie, la substance goieosc sous ■a triple modallU, loiUwrei mineore et neutre.

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non-seulement de l'Harmonie sociale, mais encore de la Justice sociale. Nous pourrions même élever cet admirable théorème aux régions supérieures, et le montrer, dans tout son éclat, gouvernant les hautes Harmonies du monde, les Harmonies souveraines et la Justice éternelle. Mais ces dernières considérations sur* tout sortiraient du cadre imposé à ces deux volumes : elles rentrent dans celui d'un autre ouvrage où elles trouveront place. Remarquons seulement ici que si les théories A' Égalité, froissant toutes les conditions naturelles, et parfaitement contraires à TOrdre des choses, sont à Tune des extrémités des absurdités et des injustices, à l'autre extrémité de la même échelle, se placent les faits de Féodalité : Féodalité de la naissance, Féodalité du capital. Féodalité de la capacité, Féodalité religieuse ou Théocratie, etc. Ces formes, attachant tous les avantages sociaux à une seule puissance, les ordonnant par rapport à une seule faculté, les distribuant sur une hiérarchie unique et souvent fermée , laissent comme des Parias les masses pressées au bas de cette échelle unique, sans compensations à leur infériorité, tandis que rien n'équilibre la supériorité de ceux qui trônent en haut. Ces formes sont celles du pouvoir social dans les Périodes subversives : Aristocratisme, despotisme, régime des castes dans toutes leurs variétés, oppression et domination sous tous leurs aspects I

Toute notre histoire est là, celle que les institutions religieuses de l'antiquité et du moyen-âge ont faite, celle que les institutions de la féodalité militaire ont faite, celle

que l'argent nous fait aujourd'hui, et môme celle que

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