CHAPITRE PREMIER
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DBTBKMINATION DB !•▲ BA8B D'OPÉEATION.
Oa dlni p«at-4trt om U solation d« m probUiiM Mrait la pi«T» pUloiopliala. On dira tout ea «m'en Toodra ; mau Its sociétét ImisaiBas ne Mrant ni iMarratai . ni
•tablas, ni oonalitiiéaa, tant qoa 00 problèoM ne aara pas plaUMiBant réaolv. A. Mioaus.
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EMtrCfmun 00 la fiUm qui ai changé la aonminion m réToha, l'amonr an haine, la podanr en firéaAsM amonrenie? Booftin Sos.
An temps dn sidfe de Paria nar Henri IV, on vendit publiquement de la chair humaine à la boodierie, et on aisnre même qn'nna mère mangea son enfant.
BBaaaveaam.
Cl chapitre est destiné à poser la question sociale de telle sorte que le lecteur puisse résoudre, de lui-même, les différents problèmes dont elle se compose ; aussi fais-je appel à son attention et à sa bonne volonté. — Nous allons nous proposer de déterminer les combinaisons capables d'introduire la bonne harmonie entre les I 40
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humains^ et ée faire ]^rtiorfyer chacun au bîen-Mre social rendu le t)ln$9 grand passible, cfn proportion du codcours que chacun fournirait à la création de ce bien-être.
Si nous déconvridns des cOfnditions cfui satisfissent à cet énoncé, lé pMblème de notre Destinée sociale serait résolu, la loi en serait connue, et, de plus, elle se prêterait facilement à l'application, puisqu'elle favoriserait éminemment les intérêts de tous, pauvre» et riches, inférieurs et supérieurs. -^ Mettons-nous donc à la recherche.
La première de toutesles conditions à remplir, la condition matérielle hors de laquelle on ne saurait sans niaiserie compter que Ton fera vivre des hommes en bonne intelligence, c'est U création de l'abondance des biens, de la fortune sociale. — Nous avons reconnu précédemment la puissance de ce prinèipe^ nous avons fait voir, en traitant des premières périodes historiques, que, quand la pénurie se fait sentir au sein d'une société vivant jusque-là daus le bonheur e^ la concorde, aussitôt Tharmonie se disloque, l'égoïsme hostile parait, la guerre commence.
Si la table est pauvre et misérable et les convives affamés, ils seront beaucoup moins bien disposés les uns à l'égard des autres que si la table est abondamment servie: c'est une loi de natute. — Qu'arrivera-t-il si les uns savourent des mets délicats et que les autres n'aient, à côté, que des os à ronger ?
Ceci ne signifie pas que tous les convives appelés an banquet de la vie doivent être mis U égale ration, et que cette égalité soit une condition d'haimonie. — Ceci veut dire seulement qu'il faut une proportion suffisante des biens et des avantages sociaux, pour que chacun soit pourvu âtt Nécessaire, assuré d'un mîni«u« roiiFORTA- DLÈ, avec làî certitude de monter sur l'échelle sociale en proporliôû de ses services bien et dueraent constatés.
Ces fifrincipes peu\erft être rendus sensibles et prouvés par de nombreux exemples ; voici un fait entre raille '
POSITION DU VROBLÈMB. -174
C'était une belle armée, la Grande-Armée que Napoléon conduisit au coeur de la Russie. 11 y avait là quatre c€nt mille hommes, chefs et soldats, formant un corps aussi compacte et d'une aussi forte union qu'on en puisse voir en Civilisation. 11 y avait un sentiment commun de nationalité et de gloire qui donnait une âme personnelle à ce grand corps. Puis, le soldat sentait qu'il pouvait devenir caporal, sous-ofticier, ofKcier; l'officier pouvait atteindre au grade de général, celui-ci avait à gagner le bâton de maréchal, et le maréchal un trône, — car Napoléon en donnait. — Eh bien ! c/est un fait généralement vrai, que le soldat ne jalousait pas son capitaine parce que celui-ci avait un grade et une solde plus forte ; le capitaine ne prenait pas non plus son colonel en haine pour cause analogue. C'était accord et discipline, amour du colonel et du capitaine pour leurs hommes, et dévouement de ceux-ci au capitaine, au colonel, à l'armée.
Cela dura tant ({ue l'Aigle fut victorieuse, tant que le tambour battit lac'^arge, tant que les soldats eurent des souliers, des capotes, du pain et de l'eau-de-vie ; tant que l'armée lut approvisionnée.
Mais hélas ! qu'advint-il au retour de Moscou ? que se passa-t-il quand l'armée cessa de recevoir le nécessaire ; quand les communications furent rompues ; quand ils furent là, ces braves, sans souliers, en haillons, sous la dent de la faim, au milieu des neiges, des glaces et des déserts, mordus sous le ciel du nord par un froid de trente degrés ? Ce qui se passa, vous le savez ! tout fut rorapu et brisé : plus de camaraderie, plus de gatté, plus d'affection ni de dévouement ; et dans les cœurs, à la place de tous les bons sentiments, un égoïsme hideux et cruel.
On en voyait un de la compagnie qui tombait raide et gelé ; on ne songeait qu'à se disputer les lambeaux de sa capote. On tuait un camarade de lit pour une place au feu. - Je n'invente pas, moi; lisez l'histoire de la débâcle, et écoutez les vieux. — On se massacrait pour