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Pins les {apportions se ntppMcbukt dis kar ternk* central et générateur, plus cllea sont grandes et puis-
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Sr-MAana.
Oui il faut s'arrêter :
Car aujourd'hui que Tau prodigue le nom de poésie d'autant plus que I*od comprend moins la chose; aujourd'hui qu'on trempe ce nom dans toutes scènes domestiques, dans de ridicules péripéties bourgeoises, dans des intrigues d'alcôve civilisée, dans les ruisseaux des rues, dan9 toute puérilité et toute fange; aujourd'hui que la poésie sociale, la grande poésie humanitaire effarouche et fait fuir notre littérature chiffonnée, nos peintres de mœurs et de vie privée, nos poètes pleureurs, nos laquistes lamentables : aujourd'hui, il semble en vérité qu'on ne puisse faire de la poésie qu'avec des gonfle* ments d'amour engorgé ou de la vapeur et des fluides
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éthérés... ou bien encore, — pour les uns, avec le poignard classique qui tue dans les règles et proprement derrière la coulisse, cnimanohé d'un alexandrin de douze pieds, plus raide que sa lame de bois , — pour les autres, avec la dague-moyen-àge qui égorge « en plein théâtre, tout le long du drame échevelé.
Qu'il puisse y avoir de la poésie dans partie de ces choses, qu'il y en ait même en toute action palpitante de vie humaine et de Passion en essor subversif ou en es' sor harmonique, c'est ce que, moins que personne, je songe à contester : — mais autre chose est la poésie du présent et du passé , autre chose la poésie de l'avenir. L'une, individuelle, gémissante ou poussant de grands cris de douleurs, des clameurs de détresse ; l'autre , individuelle et humanitaire à la fois, puisant aux grandes harmonies de la nature, s'inspirant aux mouvements synergiques des populations et des races, à la voix des lois divines L'une obscure; l'antre éclatante et radieuse. L'une trempant ses pinceaux dans des larmes et du sang noir; l'autre harmoniant sur les grandes toiles encadrées d'or et de diamants les sept couleurs vives de l'arc-en-ciel, les sept joies de l'âme glorifiée. L'une enfin s'agitant dans le chaos ; l'autre planant sur la création.
Donc, si l'on ne veut pas aujourd'hui la poésie dau:; les choses sociales, — et en ce moment pourrait-on deviner qu'elle y doit être, puisque l'on prend pour choses sociales une politique décharnée, une charte, squelette sonore et sec dont les os sont le budget, la loi électorale , le cens d'éligibilité et la responsabilité des miniftres? — Si l'on n'y veut pas la poésie, disons-noas , revenons à l'arithmétique. Faisons des additions et des soustractions, des totaux et des restes. Parlons aux chiffres. Comptons. Aussi bien, voyez-vous, les neuf caractères de l'algorithme arabe, 4 , 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et leur zéro , sont une batterie plus que snffisante pour démolir la Civilisation et ruiner toutes ses défenses.
Bt d'ailleurs qu'on ne s'y trompe pas ; qu'on ne prenne
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pas pour valant quelque chose les grandes déclamations que font, par ie temps qui court, au nom de la poésie, contre les mathématiques et les sciences exactes, tant de hannetons littéraires et de petits poètes essoufOés. — Il est bien vrai que l'école scientifique actuelle , matérialiste et Tragmentaire, a voulu et veut encore, avec ses données arbitraires et la négation d*un plan d'ensemble pense et préétabli, exiler Dieu de la création ; il est bien vrai qu'elle a desséché, fracturé, rapetissé la science. Mais que l'on se place, pour voir la science, à ce haut point de vue de Pythagore, de Kepler et de Fourier, qu*on s'élève jusque-là, et Ton pourra dire si la science est hostile à la poésie! — Et môme , je le veux encore , que l'on se tienne au point de vue de l'école newtonnienne ; que nos littérateurs si ridicules quand ils entrent tout ambrés , tout parfumés, tout pommades, dans le domaine de la science où ils ne voient goutte , lisent seulement V astronomie d'Herschell, — s'ils peuvent comprendre, — et ils verront s'ils ont bonne grâce avec leurs airs et leurs dédains (4).
Prétendre parquer en deux camps hostiles la science et la poésie, c'est chose bien digne d'un siècle qui veut cantonner, en opposition aussi, dans le domaine social, Tordre et la liberté. — L'ordre n'est qu'un mot absurde sans la liberté. Ce sont deux faits liés et solidaires. Or, dans la création, la poésie est aux mathématiques ce
(1) Ceci ne s'adresse pas à tous nos littérateurs : il est parmi eux pluft d'un homme sensé. Je crois même juste de dire qu'aucune époque n'a présenté une plus riche collection de talens que la nôtre , on a prodigieusement perfectionné la forme : malheureusement les idées manquent souvent, et la phrase envahit tout. On veut faire h toute force du seuiif du profond, et Ton sert en pâture au public miUe petites théories plus vaines et plus puériles les unes que les autres. Le public, d'ailleurs, consomme tout ; il se montre fort débonnaire. Et puis il n'y a pas de critique, pas de saine critique, j'en- Usads, Cette dernière asscrLlon pourra paraître impertinente à ceux qui se sont conitilués les juges du camp, et qui tiennent en main les trompes et les trompettes; eUe me vaudra peut-étre plus de hô-
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que, dans le monde social, la liberté est à lordre. — Serait-ce qu'il n'y a pas de poésie dans les grandes harmonies de la nature? Sur quoi donc seraient fondées ces grandes harmonies, sinon sur les grandes lois physiques et mathématiques? — Sont-ce là, dès-lors, choses à séparer ?
Et si, maintenant, la solution de la belle et grande question de Tarchitectonique humanitaire calculée sur les exigences de l'organisation de l'homme et de la vie sociale la plus heureuse et la plus parfaite, répondant à l'intégralité des besoins et des dùsirs de l'homme^ déduite de ces besoins, de ces désirs, et mathématiquement ajustée aux grandes convenances primordiales de sa constitution physique et passionnelle; Si celte forme, qui réQéchit, majestueuse et complète, comme nous le verrons mieux plus tard , la grande loi de rRarmoDie Universelle, se trouve en même temps et par cela même douée de la plus haute expression de poésie architectenique qu'il soit possible de concevoir, est-ce là une raison pour la rejeter, cette forme?
Quoi donc? vous suspecteriez la réalisabilité (1) de cette grande pensée architecturale parce que, — ainsi que le diamant contient pur le rayon blanc de lumière solaire et les sept couleurs qui le composent, — ainsi elle contient dans son ensemble l'harmonie intégrale et
rions que les passages les plus scabreux de mon livre tous ensemble Tour le moment, c'est pure asseilion : la preuve viendro plus tard, à sa place; et sa place ne peut se. trouver que dans un écrit périodique. D'ailleurs, il ne s'agit dans cette note qae de dénoncer un ridicule, une des minauderios de notre litlérature, qui, tout eu faisant niaisement du sentiment contre la science , n'en recherdie pas moins, avec une avidité enfantine , l'emploi des expressions techniques, dans le but innocent de se styler, de se donner du galbe : ce qui serait fort bien faire, si cette pauvi*e science o'était pas plus rudement écorchée encore par ce genre d'hommages que par la dénigration directe. C'est une contrebande plus fiteheusc que la franche guerre.
(1) Ce mot-ci n'est guère harmonieux, mais U est utile.
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toutes les harinonics qui la produisent ! Vous la suspecteriez parce qu'elle se résout eu un merveilleux microcosme dont toutes les parties, coordonnées entre elles , avec leurs styles variés dépendant des rapports des choses , leurs caractères propres , leurs types spéciaux , forment une manifestation archéty pique du beau, de l'ordre, de l'unité universelle?
Serait-ce donc que ce sentiment du beau, des rapports vrais, des convenances générales, placé au cœur de l'homme comme un flambeau inextinguible, est une lumière fallacieuse et fausse? Ne serait-il qu'une déception? qu'une ironie implacable et cruelle? - Ecoutez donc les sublimes enseignements de la Création , les grandes voix de la Terre et des Cieux, qui apprennent à rbomme que cet archétype idéal gravé dans son âme est le Verhe éternel , incarné partout dans l'univers, et que la tâche de l'homme ici-bas est de l'incarner dans le monde sur lequel il a reçu puissance et domination.
Non 1 il n'est pas de plus énergique révélation de la déviation de l'homme, pas de témoignage plus hautement accusateur de la subversion de destinée dans laquelle il est plongé, que cette révolte de sa raison pervertie et faussée contre ses attractions natives , contre les harmonies éternelles vers lesquelles gravite sa noble nature ! La plus éclatante attestation synthétique du mal social, c'est bien que l'homme soit enfoncé dans le mai jusque là qu'il regarde ce mal comme son élément! C'est cette fatale croyance qui a paralysé si long-temps Tintelligence humaine, qui a fait obstacle à toute hardie recherche d'une issue de Subversion en Harmonie : c'est elle encore qui, maintenant qu'un homme, par une incroyable puissance de génie, a trouvé cette issuo, fait dire des paroles de cet homme , comnie les Troyens des paroles de la prophétesse inspirée : « Rêve et inenlonge , délire ot folie ! »