LE PREMIER VOLUME
ITatt-n fêê tftowMat qs'oa B*ait jaaafe MBfé qttl Tordra politi^M, taadif qa'ooavait à criirpntfM it iè ra i i i M it Votan nBcmisv, ÎMooipftrablaiMBt pfaHMMBtkl am ImuImw d« ftanaaiar
A&raopBS TANisisa,
AvAirr de nous engager sur le terrain an second volume , d'aborder la ccMDstitation du Monde Sociétaire et de développer les merveilleuses harmonies des passions humaines dans leur jeu équilibré et leur essor vrai, il convient de jeter un regard en arrière , et de récapituler les vérités qui ont été déposées et dânontiées dans le Tolome précédent. Nous devons, pour en bien comprendre les conséquences, avoir présentes à l'esprit nos prémisses : donc y procédons rapidement à Finventaire.
Prélude. AjHrës la déclaration du but de l'ouvrage, j'ai tracé, sous forme d'hypothèse, l'Esquisse dune sociéù convenablement et ratiomellement organisée. — A ce début, les hommes qui ne se doutent même pas de ce que c'est que le positif des choses , qui nagent dans le vague ou plutôt qui s'y noient , n'auront pas manqué de dire : « voici déjà le bout de l'utopie qui passe ! »
Ce jugement n'a rien qui doive étonner de leur part, TU leur profonde ignorance. Ils ne savent pas que dans les sciences exactes le procédé général de solution consiste à supposer éFcAord le problème résolu. C'est ainsi que l'on pose la question, qu'on s'établit &cé à face avec elle, qu'on en détermine les conditions^ et qye l'on se
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met en mesure de dégager les inconnues du problème. C'est par cette méthode que Kepler a déterminé les trois grandes lois sur lesquelles est asâse l'astronomie moderne ; c'est également par une hypothèse que Newton a débuté dans son Uvre des Principes mathématiques de la philosophie naturelle, où il a fondé la mécanique céleste. On en peut dire autant de Copernic pour l'explication des mouvements apparents, de Colomb pour la découverte du nouveau continent, et en général de tous les génies qui ont ouvert une carrière quelconque à Tesprit humain.
Cette méthode, qui m'a fourni la définition nette du BUT de la Science sociale, nous a donné, indépendamment de plusieurs autres conséquences, les théorèmes suivants, satoir :
I* Que la tâche de l'Homme sur cette terre est la gérance de la surface du globe livré en propriété à l'espèce, et que cette tâche doit être accomplie par le développement de toutes les facultés individuelles, ordonnées entre elles, et convergentes au foyer général d'activité de l'espèce \
II. Que l'Homme, par conséquent, ne peut entrer dans la voie de sa Destinée vraie qu'à la condition d'organiser une société capable de régulariser^ le travail humanitaire suivant les lois fixes et déterminées qui résultent de l'organisme, même de la nature humaine;
III. Que toute forme sociale dont la constitution repose sur un principe générateur du désordre, de l'anarchie, de la guerre, étant radicalement fausse, il ne s'agît point de perfectionner pareille forme sociale, mais de la remplacer par un autre , dont le mécanisme doit être déduit de la nature passionnelle de l'Homme , et appliqué aux grandes convenances humanitaires ; *
IV. Que la transformation sociale , quelle qu'elle soit , doit reposer en premier lieu sur une organisation harmonique de la Commune, élément alvéolaire de la société et prenùier atdier do travail humanitaire ;
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T. Cette hypothèse, enfin, nous a fourni un point et appui fixe pour établir régulièrement la critique de la société dans laquelle vivent aujourd'hui les nations les plus avancées dans Téchelle du mouvement, et pour apprécier la valeur des périodes sociales qui Tout précédée dans cette échelle. — Nous avons procâlé ensuite à cette haute critique ^ qui s'est divisée naturellement en deux sections dbtinctes.
Critique. Première section. Dans la première section, prenant corps à corps la société telle qu'elle est en fait, les conditions sociales au sein desquelles agissent les peuples européens, nous avons rendu saillante et palpable Tefifrayante quantité iaction humaine que ces fausses conditions divertissent de son véritable et utile emploi, — qui est la création des richesses générales et des moyens du bien-être matériel et intellectuel, -* soi pour l'employer à détruire, soit pour Iol paralyser et l'occuper à des opérations radicalement improductives. — Nous avons montré en outre quelle quantité non moins effrayante de force est dilapidée par le fait de la nonorganisation des opérations productives*
Nous avons fait voir que cette dilapidation des forces, dérivant en principe du Morcellement de l'action humanitaire, se â'aduisait sous nos yeux, dans nos relations industrielles, commerciales, etc., par les grands désordres de la dimrgence anarchiqtte nommée aujourd'hui libre cmcurrence, si niaisement prônée par les ânes savants qui, sous les bannières de la politique et de l'économisme, oidoctrinent encore les gouvernements et les peuples.
Cette critique a rendu sensible à tout homme de bon £ens que, relativement aux moyens d'action industrielle, aux procédés techniques dont l'humanité est aujourd'hui pourvue dans les sciences et dans les arts, la déperdition du bien-être est poussée à son maximum d'énergie, par suite du système vicieut qui régit la production, la distribution et la consommation.
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Gbitioitb. Deuxième section. Elle a été consacrée i Texamen des différentes fonnes sociales* Nous avons établi d'abord la formule transcendante du Mouyement dans sa généralité universelle ; nous ayons fait ensuite Fapplication sociale de cette formule au déyeloppemenf de l'Humanité postée sur un globe de Tordre du nôtre (i).
Nous ayons passé en reyue les périodes successives parcourues par Thumanité sur notre globe ; nous avons décrit les principaux anneaux de la chaîne que forment ces périodes successives, et nous avons montré comment cette chaîne se prolonge dans l'avenir, en passant du mode subversif au mode harmonique. — Nous avons donné ainsi la norme du progrès et constaté que le but final ou téléologique des périodes parcourues par l'Humanité, en des lieux différents et à plusieurs rej»ises, était la conquête des ressources au moyen desquelles l'Humanité peut s'élever à la constitution de la forme so-
(1) Il Ya sans dire que cette formule générale se modifie dans tontes les applicalions parUculières. — On pourrait démontrer qu'elle cootteut en elle-même la loi de ses modifications, c'est-àdire toutes les FoncUons qui font yarier ses applications divenei^ et c'est là le caractère suprême de sa généralité.
On peut comprendre ce que j'énonce Ici, en réfléchissant que cette loi déterminant, par exemple, la hiérarchie des globes dam m towrHUon^ et gouremant aussi le système de la création sur chacoude ces globes suivant son Utre et son rang dans cette hiéraTchte, 11 en résulte que la formule générale appliquée au mouvement social de l'humanité sur un globe, contenant nécessairement une f(Hietion du titre de ce globe et de la richesse de lai création dont il a été pouna, sera modifiée suivant cet ordre hiérarchique, suivant ce titre spécial. — Ahisi le4 résultats de TappUcation de la lof générale des Destinées au mouvement social sur les différents ^obes, pour être analogues entre eux, ne sont cependant pas identiques : et la connaissance de la loi fournit les moyens de déterminer les différences et les rapports. — C'est pour avoir ignoré cette lot géoérale, disons-le en passant, que nous n'avons eu, Jusqu'à Fonrler, que des Cosmogonies empiriques, fausses et imaginaires, ou misérablement fragmentaires. Je ne prétends point que la Cosmogonie de Fourier soit complète, achevée et par&ite ; mais je soutiens sa donnée généitle.
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ciale combinée, sociétaire ou hannonique^ c'est-à-dire de la forme dans laquelle le principe d'Association remplaçant celui de Morcellemanty la ccmvergence et l'accord des forces humaines se trouTent substituât à leur divergence et à leur, lutte.
J'ai terminé cette première partie en insistant sur l'époque critique où se trouve une Gvilisation lorsqu'elle a atteint le point de maturité atteint par les peuples européens* J'ai fait voir ^ et par le témoignage des faits historiques, et plus scientifiquemenf encore, par l'appréciation des choses, que notre société, si elle ne passe pas à un échelon supérieur, est menacée de décadence et de chute en période inférieure ^ ce qui condamnerait l'Humanité à recommencer, sur de nouveaux frais , de douloureux essais de développement (1).
(1) Si la Civilisation européenne entrait un jour en pleine dëetdence, à la suite de convulsions politiques et sociales^ la Barbarie qui en résulterait ne serait certainement pas auBSl grossière que cielle qui a succédé aux Civilisations de l'Asie occidentale, de l'Egypte et de TËmpire romain. Cette dilTérence serait due à la constitution fixe des sciences, opérée par notre Civilisation , et à FImmmiiB , qui en a trop universalisé les documents , pour qu'ils puissent être entièrement anéantis -dans la catastrophe de chute. Ainsi I ce serait à une pure Invention matérielle, l'imprimerie^ que l'Humanité devrait sa meilleure planche de salut. — Quant aux sublimes conceptions morales, philosophiques et spiritualistes dont noe harbonlUenirs littéraires et politiques font tant de fracas , Dieu lait ce qu'elles deviendraient dans ce cataclysme. U est probable que les débris de ces misères serviraient à engendrer de nouvelles lûspotes, à raviver des (anatismes éteints, et fourniraient aux hommes de nouveaux prétextes pour ensanglanter leur terre.
Toutefbis, malgré rimprlmerle et la constitution des sciences, 11 se pourrait bien faire que la chute en période inférieure entraînât les résultats les plus terribles, à cause de la dégradation matérielle et climatériqne de la planète, dégradation bien plus avancée|aujourd'bul qu'aux époques des révolutions sociales précédentes. Aussi, Je ne crains pas d'exprimer ici comme mon opinion, que si la civi- Ûftation, s'étendant sur l'Amérique, avait alors exercé sur ce. conUneotles déboisements et les grands ravages qu'elle a faits sur l'ancien, la vie de la planète pourrait être gravement compromise par quelques centaines d'années de perturbation. —Mais la découverte du Régime sociétaire Ote toute chance à ces événements. U 6
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Après avoir termiiié la partie négative ou critique^ noa sommes entrés dans la partie positive ou organique.
OBGARiSATioir. Premier Iwre. Ce livre pose et discnfi l'ensemble des principes primordiaux sur lesqods doi être basée une saine Economie Sociale. Ce n'est pas ariôtrairement que je me suis pris à établir d'abord les priii" dpes relatifs à la c6niStitution industrielle et matérielle du régime sociétaire. La vie sodale, comme la vie humaine, est composée f et il est fort ridicule, dans l'ordre pratique, de s'occuper de l'âme, des jouissances du cœur et de l'esprit, avant- d'avoir songé à pourvoir aux premières nécessités de la vie. Ventre affamé n'a point éToreiUes. Le spiritualisme politique qui professe le dédain de la matière ne fût preuve que d'une fondamentale inintelligence des choses. Le fatras des doctrines philosophiques, les vanités politiques et les aberrations mondes, tant anciennes que modernes, dans lesquelles l'esprit public est aujourd'hui submergé, nous ont imposé l'obligation de nous étendre longuemait sur la position du problème social et sur la haute importance de la question des intérêts matériels* J'ai dû démontrer rigoureusement que tout développe^ ment des sentiments sociaux est subordonné à cette question, et que tant qu'on affecterait de la dédaigner pour se borner à la phraséologie constitutionnelle ou républicaine, à des déclarations des droits de l'homme et du citoyen^ à des traités de morale et autres belles choses, on continue* rait toujours à patauger dans ces disputes de Ba^Empiie, qui feront de notre époque impuissante, verbeuse, libérale, mercantile et philantrope, une des époques les |dus honteuses des mauvais temps de l'humanité.
Cette question est la pierre angulaire de la Science Sociale. Les deux premiers livres de la partie organique ont été consacrés à la poser et à lui donner ses développements élémentaires.
De quelque côté que soit attaquée la question sodale, nous avon>} reconnu que l'organisation du travail en est
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le fiMufemait véritable. Cet énoncé n'est d'ailleurs antre chose que la tradnction prosaïque de l'expression générale de la Destinée terrestre de l'homme; car, pour que l'homme aocomidisse sa gérance et se pose ordonnateuri dominateur et roi sur son globe^ il &nt qu'il organise tontes ses puissances, qu'il dirige leur acti(m unitaire et ccnufainée sur son oravre, en un mot, qu'il organise la grande industrie humanitaire.
Et A Ton Toubdt fiiire ici une mauvaise dissertation de scepticisme et d'athéisme dans le but de nier qu'il y ait une DegHnée préétablie pour l'homme, je me contente* tais de répondre : Querithommen'apoireçumifswnde gowemer le globe, /U n'apoi été prépaie à cette tâche par nuÉvoTAjrcB BivonB, U faut qu'il prenne, lui, cette tâche par pe^yotaugb ■rauBiB. — Qu'a-t-il à bire de mieux sur la terre que d'y établir l'ordre, la paix et k bonheurt et coounent ces résultats seraientik atteints autrement que par la coordination des fa* cubés et des forces humaines dans un grand système d'activité capable de créer d'abondantes richesses , et l'aoccsd universel?
Les abeilles présentent dans leurs ruches des modèles d'ordre, de tnmil ccmibiné et d'harmonie. Qr, dès les premiers jours de juillet, quand les fleurs deviennent rares dans la campagne, on vmt les ruches qui ont négligé de &ire des provisions sufiBsantes, se livrer d'e&ayants combats; et quand toutes leurs provisions sont dissipées, elles font invasion chez les voisines. A cette époque enocwe, les guêpes et les frelons, qui vivent sans prt voyance, m jour le jour, et (pii jusque-là avaient trouvé pâture dans les champs en respectant les ruches, commencent à les attaquer et à exercer le brigandage. C'est ici de l'histoire naturelle aussi vraie pour les hommes que pour les abeilles. Pour que les abeilles vivent en paix et en bonne harmonie, il &ut qu'elles Sussent du miel, et non pas qu'elles passent le printemps à écouter des sermons et des radotages dans lesquels on leur dirait de mépriser les in-
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térêts matériels, les fleurs et les richesses, et de se résigner aux sacrifices. Les plus belles prédicatioiis demonJe et de charité, dans leurs mches comme dans nos 80ciétéS| se termineraient par la discorde et la guerre. -^ Donc le problème social qu'il faut résoudre ddt s'énoneer ainsi dans tonte sa généralité :
Organiser le système de taeHnitê humttme sur k g hèe, de teUesarie gtie son effet utiksoii kpHts prandpossiUe: c'est-à-^ire de telle sorte qu'il y mi uniié &aetum, eim^ vergence de toutes les forces, et que lemodeée travail seii en eonsonnance avec les penchants natifs de thomme, qu'il les développe^ les utilise, les satisfasse, et par ûonséqueni les légitime: — de telle sorte encore que les produits de ià synergie des efforts humains soient r^rtisd tous les iMihvidus proportionnellement au concours de leur acOon thdividueUe dans faction générale.
A ces conditions, tous auiex des hommes natuFeUe* ment disposés à s'unir les uns les autres par tontes les affections que Dieu a déposées dans leurs cœurs, au lieu de bétes féroces toujours prêtes à se déTOfer, parce que la pâture est insuffisante.
Et alors, s'il y a des passions radicalement mawMAe» dans l'homme, si Dieu a ma/ /atï l'homme, alors, mcyntlistes et prêtres du dogme ancien, tous serez esi droit de corriger l'ouvrage de Dieu; et vous aurez certainement alors moins de peine qu'aujourd'hui pour obtenir d'infiniment meilleurs résultats.— Nous composons aTec vous de bonne grftce.
Après avoir établi, au premier volurae, les princ^es rigoureux et positife que nous venons de rappela brièTe* ment, nous avons reconnu que la grande question de l'organisation du travail social se résolvait en premier lien dans celle de l'organisation de l'atelier primaire, de l'aivcole, de la Commune.
Nous avons constaté que, des deux procédés contraires sur lesquels peut reposer le système d'action humaine dans la Commune, l'un, celui de MorceUeipent, ne pro-
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doit que déperdition des forces, frottementSi misère, lotte des int^^tSy choc des passions, désordre général;— tandis qoe l'autre, celui d'Association, a puissance de rénnir ks forces en fiBÛscean convergent, de les utiliser tontes, de les multiplier les unes par les antres, de créer l'ordre et les richesses, et d'ouvrir à l'humanité les belles routes del'ï
OwMAMmkTÊOia* Deux&me Uvre. Optant pour le prindpe d'Association, nons avons décrit le dkpoiitif matériel def Phalanges. Toutes les dispositions industrielles, ai^ cbitectoniques et agricoles exposées dans ce livre n'ont été rien autre chose ipie h coTTxirtMftbn du principe d'Assodation, l'expression des convenances prises dans la nature des choses, et des grandes convenances primordiales données par l'essence même de l'organisme humûn«
Et maintenant nous void arrivés en un lieu d'où nous apercevons les terres harmoniennes. Les villages civilisés, aux chaumières misérables, aux masures délabrées, ont disparu avec tous les aspects ré voltants et toutes ] es hideurs auxquels le Morcellement s'accouplait. Lescampagnes sont ridies et plantureuses; les Phakmstères qui surgissent dans les plaines et les vallées, aux penchants des montagnes, aux confluents des rivières, font d'élégantes et nobles demeures à des populations aisées, instruites, laborieuses et vivant en joie. Ce sont là des hommes, et non plus des brutes à figure humaine : et cela, — d'abord et avant fout,— ^ parce que la^misère à été chassée du monde, parce q[u'd ne lui est plus permis de dégrader, d'abrutir et d'avilir la créature fidte à l'image dé Dieu.
Or ici, moi qui ai pris pour tâche de conduire des Girihsés dans, ce monde inconnu, plus vrai que le monde réel, je serais bien porté à décrtre et à dirê : voyez. — » Mais chacun ne verrait pas, et beaucoup se prendîradent à repousser les tableaux avec dérision, en écrivant au dos : utopie! fivee I fantasmagories t pure iUmUm /... car ces
4 02 covw fiimiL fuËiAO^itCffir»
tableaiax auraient beau être la <M>nséqueaoe logiqae de priacipes rigoureusemeat démontrés, la trauaitiQii sérail trop brusque^ et 4rop grand l'espace entre les conséquenoes et les principes. Donc allons encore pas k pas, raisonnons, prouvons, démontrons ioujoucs ; plus tavd, nous regardons et nous verrons. Ainsi, au lirâ de iwé-* senter au lecteur un panorama harmonien, nous aUoas d'abord construire logiquement et naturellement les pièces de Torganisation indnstiidle et sociale 4'eoe Pktblange«
Déjà nous en conaaissons les dispositions matfrirUn Supposons un moment qu'elles sont réalisées quelfiie part, que le milieu estcréé ; qu'un Phalaoelëre est hafaUé par une population de trois à quatre cents fiiaiilles inégales ; que les cafâtaux engagés dans l'AssocialkHi, les terres, toutes les richesses enfin ont été représentés pur des actions dont sont nantis les sociétaires, chacun dans la proportion des avances par liu faites ; et examinoBs comntent, dans ce milieu ainsi préparé, nos duL-huîk cents ou deux mille sociétaires, d'âges, de sexes, de fortunes et de caractères différents, se disposeraient à eqploîter leur domaine unitaire.
Si vous vouiez être bien chaussé, yfous frites prendre mesure à voàre fieà ; si vous voulea être babillé oonve* nableraent, vous faites prendre mesure à votre coips ; « vous voulds bien dormir, vous faites foire votre lit à TOlre ccmvenance. Donc si vous voulez «pie notre popnklîoQ phahnstérienne travaille bien et gaiement, il ne fimt pv lui imposer une méthode de travail contrariant et firai»sant ses penchants et ses goûts; il &ut «iconlraiie en adopter une qui se plie et s'adapte en iovs points à iem exigences. Ainsi, la un (^organisation des travaux dans la Phaknge miit ârnE c«ftBrf«uiB acx ArnucrHUM
NATUnEIXES DES TBAVAILLEUBS.
Or, pour découvrir et reconnaître cette uh de trmaii, conforme aux penchants natifs de l'honune, nous n'avons rien autre chose à faire que de suivre ks k
GOU? B'cm UftntOSPBCTlF. 103
spontanées des trayailleurs, d'écouter docilement la voix des Attractions, d'épier les indications de la nature, de la prendre sur le &it. — Cette manière de procéder est à la portée des enfants.
Le but spécial du livre suivant sera donc la détermination de la Loi naturelk d organisation des travaux, et notre procédé de détermination ne sera autre chose que l'introduction^ dans le calcul, de tous les éléments fournis par l'étude des impulsions natives. Nous allons voir les contours généraux de la formule se dessiner dès le premier chapitre ; puis nous arriverons à un dessin plus pur par des approximations successives^ dont chacune correspondra spécialement à une des conditions fondamentales, impérieusement exigées par la nature, pour que le travail exerce sur l'honmie un charme invincible, pour qu« le plaisir seul l'entraîne libre à l'industrie. En nn mot, nous allons examiner les conditions de I'At- TRÀcnoif INDUSTRIELLE, et eu trouver la formule générale.
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