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ORGANISATION. LIV. III. CH. II

monie parfaite, en pleine coïacide^ce avec les conycnaaces de raison. Vous avez écouté la pâture, vous avec yoiilu suivre iu3qu*au bout ses impulsioqs 1^ plus délicates, 3es indicatiops le^ plus nuancées, ses derniers caprices ; elle vous a meué par la main, et vous ^ montre pour loi d'organisation cette loi séri^ire et ses ramifications parcellaires ;

C'est-à dire que Tétude des impulsions naturelles, et la frs^nche accepts^tion des vocations et des goûts parcellaires, vous ont fourui m prpcédé intégral d'application |t tous les travaux, de ce fameux principe de /a division nu THAVAif., si prodigieusement prpductif, principe que l'industrie civilisée ne 'peut appliquer, elle, €p!h une seule branche de travaux , les travaux de fabrique, çt eucûre pour le grand malbeur de l'ouvrier.

En résumant ce chapitre, on comprendra que la division parcellaire dans le Groupe est la véritable garantie de riNDÉPENn^^NGE i^piypusLLB du travailleur , et

du LIBRE DÉYELOPPEMBNT UES VOCATIONS, puisqu*plle

permet à chacun de vaquer seulement, je ne dirai pas aux fonctions, mais aux détails de fonciioUi pour lesquels il se sept coût, aptitude et volonté.

Le Groupe qui s'est emparé d'un travail §t dans le sein duquel chaque Sous-Groupe fait marcher uq détail de l'œuvre, est un corps composé de parties qui conçois rent librement à l'action commune, rivalisent de xèle, d'ardeur, et s'entraînent passionnément dans nn AoeoTd puissant d'ensemble. Chacun , i^l^rte & la tâche qu'il aime, se repose sur les voisins de tous les autres soins ; T'individu s'appuie sur la masse ; tous se soutieimeiit, se concentrent , serrent les ran^ dans le Groupe» et s'excitent à l'action. Les affections s^ nouent, le contact échauffe , l'identité du but commun r^ie , le sentiment de l'union électrise la masse, rAccord d'ensemble reten* tit dans toutes les poitrines, et Tenthousiasme, à qui tout obstacle cède, éclate dans la manœuvre.

BITISION PAHGBLiAIRB. 425

Que ce soit amvre de paix ou œuvre de guerre, toutes les fois que les differentes parties d'un corps agissent de concert dans nne manœuvre, et exécutent, chacune avec zèle et passion , leur rôle particulier dans Tensemble ; toutes les fois que les actions parcellaires se résolvent simultanément dans une action unitaire, to~ taie, et rayonnent sur un même centre, la convergence générale produit l'Accord , l'eathousiasme se met dans la masse et l'emporte. — C'est de règle, c'est forcé, c'est irrésistible et de nature. L'homme est ainsi fait d'un pôle à l'autre. L'individu le'plus froid ne peut se soustraire à l'influence des grands Accords produits au sein d'une masse composée de parties harmoniques. Or, la première manifestation de cet entrsdnement enthousiaste se développe dans le Groupe, quand tous les Sous- Groupes sont à la manœuvre et agissent de concert.

Que si vous supprimez le contact et détruisez le jeu des différentes pièces ; s'il n'y a phds dans l'exécution cette promptitude produite jpar l'intégrale de toutes les actions partielles et simultanées ; si vous placez le travaiUeur dans les conditions de l'industrie civilisée ; s'il est isolé, surchargé de tous les détails de Vœuvre^ obligé d'exécuter successivement, lentement, sans émules co-intéressés, sans aide et sans soutien... tout disparaît. L'ennui et le dégoût remplacent l'entraînement et la joie : travail redevient peine , ennui , douleur

En dernière analyse, le résultat de ce chapitre a été l'introduction dans le Groupe, du.TRAVAiL pabcellaibb, reconnu comme exigence de liberté individuelle , vœu de la nature, et première condition spéciale d'Attraction industrielle. Nous avons établi que le principe de la division parcellaire, dirigeant des efforts simultanés, harmoniquement concentrés sur un but commun, est le mode de Génération des grands Accobds b'idbntité qui meuvent et passionnent les masses, les frappent d'enthonsiasme pour un œuvre, et créent les fougues arden-

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tes auxquelles nul obstacle ne résiste. — Ces Accords oroisseut d'intensité avec les masses passionnelles sur lesquelles ils agissent ; et quand ils atteigueut un certain degré de force, ils deviennent surhumains , puissants comme la Foi, et transportent les montagnsM. -

Dans cette période de ma t&che, où je construis le mécanisme sériaire pièce à pièce, je désire beaucoup que mon argumentation soit l'objet d'une surveillance sévère de votre part, lecteur ; car si nous ne voulons rien avancer d'arbitraire et d'imaginé , rien qui ne soit fondé en fait et en raison, et bien décidément avoué par la nature, nous ne voulons pas non plus vous laisser le droit de faire plus tard volte-face h un ensemble dont vous aurez admis tous les détails. Voyez, je ne vous prends pas en traître, je vous préviens dès maintenant que si vous ac/ceptez les sommes partielles, vous ne s^rez pas reçu à refuser le total. — Ceci étant de bonne justice, continuons.

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