‹ Destinée socialeChapitre 33 sur 75 · ORGANISATION. UT. III. CH. Y · texte numérisé non relu

ORGANISATION. UT. III. CH. Y

Yoilà Tordre de parade : Enfants, jeunes garçons et jeunes filles, hommes et femmes, vieillards ; les deux hiérarchies naturelles des âges et des sexes; seize Tribus et trentû^eux Chœurs, avec leurs costumes variés, leurs drapeaux, leurs enseignes, leurs gonfanons, conjugués sur Toriflamme à trente^deux écussous de la Phalange, et pivotant sur la Régence, comme sur le soleil toutes les planètes d'un tourbillon 1 Comparez Taspect de la population d'une Phalange en ordre de parade avec celui de nos foules de peuple ennuyé et endimanché, dans nos campagnes et dans nos villes

Quand la Phalange étale ses trente-deux Chœurs, c'est l'Unité humanitaire complète, puissante, inMnortelle : c'est l'homme, cela, et non pas l'homme isolé et civilisé, créature faible, ignorante, pauvre et souffreteuse, qui entreprend et ne finit pas, qui vit et meurt. La Phalange vit et ne meurt pas. Quand les vieilles générations s'en vont, les jeunes viennent. Les cadres sont toujours complets. Sans cesse l'humanité monte et descend cette échelle qui unit le ciel à la terre, échelle divine dont Jacob avait vu l'image. Et que représentent en effet les anges qui montent et descendent incessamment l'échelle mystique de la vision du patriarche, sinon l'incessante et réciproque migration des âmes d'un monde dans l'autre après l'établissement de l'Harmonie ?

Quand la Phalange étale ses trente-deux Chœurs en parade, c'est l'humanité déployant sa vie qui ne passe pas, sa forcg qui ne meurt pas, et manifestant ainsi sa Royauté sur la terre....

Quand la Phalange étale ses trente^eux Chœurs au temple, en festivité religieuse, et chante à Dieu l'hynue à trente-deux voix, c'est l'humanité, Reine de la terre, faisant hommage de sa couronne à Dieu son Suzerain, et s'unissant à lui par un concert de joie, d'intelligence et d'amour. — Oh ! ce n'est plus l'homme isolé, qui tremble devant Dieu, se macère, et prie sur la pierre, pour soustraire son âme à la griffe du Diable. La religion

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n'a plas de rigueurs, de terreurs et de sombres mystères; elle a dépouillé son yétement do deuil. Elle est parée maintenant ; elle porte des fleurs, comme la terre au printemps ; elle est riante et pure comme le grand ciel, au matin d'un beau jour d'été I L'homme jouit ! Il n'est plus atteint de cette triste folie, qui lui avait persuadé de présenter à Dieu, pour agréable offirande, un concert formé de gémissements et de soupirs, un oaUce rempli de larmes et de douleurs.... Assez longtemps l'homme a commis le sacrifice, sacrifice des corps et sih crifice des àmesl Dieu ne se plaît plus aux pleurs et aux grincements de dents. U ne damne plus. Uenfer est aboli, le démon a reçu sa gr&ce.

Vienne donc une Phalange, étalant ses trentenleiix Chœurs en parade, enfants, garçons et jeunes filles, hommes et femmes, vieillards, vêtus de couleurs harmoniées, semant de fleurs le parvis du temple, et chantant ensemble à Dieu l'hymne saint à trentendeux voix 1 Oh ! vienne une Phalange avec ses seize tribus et ses trentedeux Chœurs, car l'heure de la délivrance alors aura sonné sur la terre !

Mais nous n'avons pas à nous occuper ici de la poésie qui jaillit comme'de source vive du développement de Tactivité humaine en régime sériaire; nous avons une étude à faire.

Des seize tribus de parade, douze seulement, — de 2 à 13, «.«- prennent part aux évolutions, aux grandes manœuvres, ç!> forment les cadres de \ Harmonie active, La tri^a 1 est trop jeune pour figurer dans ces mouvements; les tribus 14, 15, sont conseillères et non maiUBuvrières ; la tribu 16 est cadre de retraite.

La Série que nous venons d'examiner peut nous reudre manifeste un système d'Accords que nous n'avions pas envisagé dans les exemples précédents : il est facile de voir qu'elle se conjugue sur elle-même, en retour, de la manière suivante :

460 ORGANISATION. LIY* ni. GH. V.

Les tribus correspondantes, dans la ligne sapérieure et la ligne inférieure, sont entre elles en accord d!identitéfdir degrés progressifs. L'affinité des âges extrêmes, des enfants et des vieillards est chose bien connue ; aussi l'accord d'identité est plein entre les tribus i et 16, bambins et patriarches. Cet accord se prolonge, mais en diminuant progressivement d'identité, jusqu'aux termes milieu, tribus 8 et 9, où il est le plus faible.

La distribution de ce'genre d'Accords dans une Série, est exactement analogue à la distribution de l'Attraction dans un aimant ou dans une pile. On sait, en effet, que dans ces appareils, les deux pôles sont en vive afiKnitè l'un pour l'autre, et que l'intensité de l'Attraction réciproque des éléments situés à égale distance des extrémités, diminue progressivement jusqu'au point milieu, qui est le point indifférent du système.

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