CONDITIONS D'HARMONIE
La mmiqae est un eonetrt de plnsicon discordants. Pm
Je viens de démontrer que l'application du mécanisme sériaire à l'Industrie rend Tlndustrie attrayante. — Montrons maintenant que cette application à l'Industrie, à la gestion du Globe, àla grande et haute tâche de l'homme, est la condition suprême du jeu harmoniqite de la Série.
Rappelons d'abord que, quoique nous ayons bien distingué, dans l'analyse, l'Accord et le Discord, ces deux genres d'essors passionnels n'en sont pas moins susceptibles de se combiner entre eux dans l'action, de se multipUer les uns par les autres, de s'élever à des puissances successives. Dans presque tous les exemples que nous avons cités, et dans beaucoup d'autres que l'on peut observer au sein de la vie sociale, — quand on sait un peu observer, — on peut voir des éléments rivaliser entre eux et se corporiser dans des masses de premier ordre; puis ces masses rivaliser entre elles et se corpo-
UÈSamÈ DB LA liOl SÉftlAUB. 469
riser du» des masses plus fortes, du second ordre; et les DisGords se composer et s'élever ainsi sacœsnifement d'agglomérations plus petites à agglomérations pins grandes, pour venir enfin s'absorber dans un dernier Accord, ou dans un dernier Discord. Or, v(Hci oe que faiàdire: c'est que
Vactimpassiùnnelle n*est harmonique qu^auiani que tous les Accords et Discerds partiels et inférieure se résolvent en dernier lieu dans un Accord total
supérieur. ^
Ainsi les Accords et les Discords des compagnies, ba«taillons, régiments et brigades d'une année, forment bien un tout harmonique, sous le rapport de la manœuvre^ car ils se résolvent en un Accord total. -* Hais lorsque deux armées ennemies sont en présence, les deux grands Accords formés, dans chacune d'elles, par le jeu comlnné de ses compagnies, de ses régiments, de ses brigades, ne se composât plus dans un Accord total supérieur. Ces deux Accords se résolvent dans une grande dissonance : raction est subversive.
Deux orchestres, dont chacun joue un morceau difi6rentvmais parfaitement harmonique dans ses consonnan- CC8 et ses dissonances Iparticulières, produiront une efioyable cacophonie s'ils viennent à jouer simultanément, Vun contre Vautre,
Le principe est vrai à toutes les puissances^ qu'il s'agisse d'unités, de dizaines ou de millions ; de sons individuels, élémentaires, ou de sons collectifs, composés, groupés en partitions ; d'un duo ou d'un orchestre. La fègle définitive d'harmonie est toujours que les disso^ ruinces doivent se sauver sur une consonnance supé-rieure, que toutes les a?tions diivent aboutir et se résoudre en dernier lien si un A^^ord.
L'Accord des Sous-Groupes dans l'unité du Groupe^ des Groupes dans l'unité de la Série, Faccord des Séries n 40
no ORGAOTSATIOIf. UV. III. CH, VI.
dans l'unité de la Phalange, des Phalanges dans Tnnitt de la nation, des nations dans l'unité du Globe, telles sont les exigences succcessives de la règle d'Harmonie.
Du reste, ces ralliements successifs et puissanciels sont si bien dans les desseins de la nature, qu'elle nous y prédispose et nous entraîne par la magnifique gamme des développements croissants de FUNITÈISME, la passion grandiose et pivotale, le divm besoin de l'unité, de Tordre universel, de l'accord supérieur et final, de l'union des parties dans le tout, de la conjonction hiérarchique de l'être intégrant avec l'infini.
En effet, le ralliement des Groupes dans la Série est passionnellement représenté et provoqué par l'esprit de corps ; le ralliement des Séries dans la Phalange, par le civisme (1) ; des Phalanges dans la nation, par le patriotisme; des nations dans l'harmonie du Globe, par r Unitéisme collectif.
J'indique seulement cette thèse des développements puissanciels de l'Unitéisme; elle demanderait à être traitée en détail et régulièrement dans ce qui touche à son jeu social, à la destinée terrestre. Puis, il faudrait la poursuivre dans ses applications à l'ordre général, à la vie universelle, au monde et à Dieu, aux Destinées ultérieures, à l'Unité intégrale. Je réserve ces questions pour un autre ouvrage, et je dirai seulement là-dessus pour le moment que la religion de l'avenir est contenue tout entière dans ces développements. Ailleurs aussi je dirai
(i) Civismee&i pris dans son acception originelle et étymologique, esprit de cité {civitas)^ Ce mot, au reste, et le suivant, patriotisme, conviennent fort mal ici. Je ne les donne que pour Caire deviner l'idée qu'ils ne peuvent pas rendre , puisque l'idée appartient entièrement au monde harmonique, et que ces mots appartiennent au dictionnaire des sociétés subversives. — Patience, l'Harmonie fera sa langue. — Quoi qu'il en soit, ici, prenez dans ces mots ce qu'ils ont de beau et d'humanitaire, et laissez tout ce qu'ils peuvent avoir aujourd'hui d'hostile, de haineux ou de niais, et vou» voas rapproc^ierez du (eus barraonlque.
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riser dft&s des masses plus fortes, du second ordre; et les Discords se composer et s'élever ainsi sacoesntement d'agglomérations plus petites à agglomérations plos grandes, pour venir enfin s'absorber dans un dernier Accord, on dans nn dernier Discord. Or, voici ce qne j'ai à dîre : c'est qne
L'acti&n passionnelle n*est harmonique qu^atUani que tous les Accords et Discords partiels et inférieurs se résolvent en dernier lieu dans un Accord total supérieur.
Ainsi les Accords et les Discords des compagnies, ba«taillons, régiments et brigades d'une année, forment bien nn tout harmonique, sous le rapport de la manœuvre^ car ils se résolvent en un Accord toted. -* Hais lorsque deux armées ennemies sont en présence, les deux grands A^ocords formés, dans chacune d'elles , par le jeu comlnné de ses compagnies, de ses régiments, de ses brigades, ne se composent plus dans un Accord total supérieur. Ces deux Accords se résolvent dans une grande dissonance : l'action est subversive.
Deux orchestres, dont chacun joue un morceau diffli-
rent^mais parfaitement harmonique dans ses consonnan* ces et ses dissonances 'particulières, produiront une effroyable cacophonie s'ils viennent à jouer simultanément, Vun contre Vautre,
Le principe est vrai à toutes les puissances^ qu'il s'ar gisse d'unités, de dizaines ou de millions ; de sons individuels, élémentaires, ou de sons collectifs, composés, groupés en partitions; d'un duo ou d'un orchestre. La règle définitive d'harmonie est toujours que les disso^ nances doivent se sauver sur une consonnance supé-rieurs j que toutes les a?tions dilvent aboutir et se résoudre en dernier lien si un Af^ord.
L'Accord des Sous-Groupes dans l'unité du Groupe^ des Groupes dans l'unité de la Série, Faccord des Séries n 40
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du plus heureux richard civilisé n*est qu'une moBoionie misérable et une plate existence, à côté de celle du moins passionné, du plus froid, du plus pauvrement or* ganisédes Harmoniens. —Mais ce n'est pas de tout cela qu'il s'agit ici.
J'expliquais que le jeu des Séries, qui est attrayant^ doit encore être harmonique ; je montrais que la condition d'harmonie se trouve dans la résolution de tous les Accords et les Discords inférieurs en un Accord total, unitaire et supérieur ; -* et maintenant j'arrive à n» conclusion, savoir :
Que l'application du mécanisme sértaire à la hautes gestion du Globe est le seul moyen d'obtenir l'Accord unitaire; car l'Accord unitaire de l'humanité entière ne peut être obtenu d'une façon stable et durable que sur un but utile à Vhumanité entière.
Ce que je dis pour l'humanité est vrai à tous les degrés de l'échelle hiérarchique de l'Association humaine; ainsi^
11 n'y a Accord unitaire soutenu dans la Phalange^ qu'à cause de l'Association de toutes les Séries dans la gestion de la Phalange : le ralliement total ne s'y penl concentrer que sur une œuvre utile à toute la Phalange 4 — On déduirait de même pour les Phalanges dans li nation, pour les nations dans le Continent
Donc voici :
La Série est un merveilleux instrument qui produit I'attrait sur l'objet auquel il est appliqué, et qui pro^ duit l'ATTRAir ET L'HARMOifis sociALB quand il est ap^ pliqué à l'intégralité des objets bons et utiles à l'huma-^ nîté, c'est-à-dire à VlndfMtrie : — ce dernier mot, je le répète pour la dixième fois, devant être entendu dans une acception aussi large que l'activité de l'àme humaine.
Dans la Civilisation, tous les intérêts sont généralement en désordre et en confusion, toutes les positions faussées, toutes les passions hostiles. Tout se nuit, se choque, se brise. Ce sont des milliards de bruits individuels discordants entre eux et composant un odieux charivari.
RÉSUHÉ DE LA LOI S£RUIRB. 473
Que s'il y a dans le désordre quelques exceptions, quelque chose de régularisé, de corporisé, une masse organisée, c'est le plus souyent pour arriver à des conflits d'ordre supérieur, pour passer du duel à la bataille rangée. Presque tous les services organisés un peu largement en Civilisation, la guerre, la marine, la justice, ont un but offensif, défensif ou répressif; leur raison d'être est un genre quelconque de conflit extérieur ou intérieur
Et cependant tous les caractères humains sont des instruments animés et intelligents qui ne demandent pas mieux que de jouer au ton, de se grouper en Accords et Biscords combinés, de moduler de concert. Un son qui résonne, on le sait bien, fait résonner simultanément ses harmoniques. U en est manifestement de même pour les caractères ; ils appellent vivement leurs harmoniques. Brisez donc les entraves, permettez ces heureuses et Ubres alliances, et réalisez enfin les conditions de la Liberté et de l'Harmonie, si vous voulez l'une et Taatre ! Y eut-on toujours tourner et retourner dans la sphère de l'inintelligence et des inepties, et ne pas comprendre qu'avec des sons comme avec des passions, on peut voir les consonnances ou les dissonances se résoudre en harmonie ou en cacophonie, suivant que l'on oivrira aux sons individuels de bonnes ou de mauvaises combinaisons ?.. — Ah ! je dis qu'il faut avoir le cerveau singolièremeiit concrétionné par les sottises philosophi- <[Qes et morales, anciennes et modernes, pour ne pas se sentir saisi par cette vérité si simple et si naturelle !
kn reste, je viens d'entrer dajis des considérations que j'aurais pu laisser pour leur véritable place, à la troisième partie de cet ouvrage. Le principal objet de ^ livre était de rechercher la Loi d'organisation naturelle du travail, d'en étudier le mécanisme et de démontrer la propriété qu'elle possède d'imprimer Attractwn. L'étude des conséqitences harmoniques de la U viendra plus loin.
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du plus heureux richard ciyilisë n'est qu'une loonotonie misérable et une plate existence, à côté de celle du moins passionné, du plus froid, du plus pauvrement or* ganisë des Harmoniens. — Mais ce n'est pas de tout cela qu'il s'agit ici.
J'expliquais que le jeu des Séries, qui est attrayant^ doit encore être harmonique ; je montrais que la condition d'harmonie se trouve dans la résolution de tous les Accords et les Discords inférieurs en un Accord total, unitaire et supérieur ; -* et maintenant j'arrive à ma conclusion, savoir :
Que V application du mécanisme sértaire à la haute gestion du Globe est le seul moyen d'obtenir l'Accord unitaire; car l'Accord unitaire de l'humanité entière ne peut être obtenu d'une façon stable et durable que sur un but utile à l'humanité entière.
Ce que je dis pour l'humanité est vrai à tous les degrés de l'échelle hiérarchique de l'Association humaine; ainsi,
11 n'y a Accord unitaire soutenu dans la Phalange, qu'à cause de l'Association de toutes les Séries dans la gestion de la Phalange : le ralliement total ne s'y peat concentrer que sur une œuvre ti^t7e à toute la Phalange. — On déduirait de même pour les Phalanges dans la nation, pour les nations dans le Continent
Donc voici :
La Série est un merveilleux instrument qui produit I'attrait sur l'objet auquel il est appliqué, et qui produit l'ATTRAiT ET LHARMOifis sociALB quaud il est ap^ pliqué à l'intégralité des objets bons et utiles à Thumanité, c'est-à-dire à Vlndi^trie : — ce dernier mot, je le répète pour la dixième fois, devant être entendu dans une acception aussi large que l'activité de l'àme humaine.
Dans la Civilisation, tous les intérêts sont généralement en désordre et en confusion, toutes les positions faussées, toutes les passions hostiles. Tout se nuit, se choque, se brise. Ce sont des milliards de bruits individuels discordants entre eux et composant un odieux charivari.
RÉSaiÉ DE LA LOI S£RIAIRB. 473
Qae s'il y a dans le désordre quelques exceptions, qaelque chose de régularisé, de corporisé, une masse organisée, c*est le plus souvent pour arriver à des conflits d'ordre supérieur, pour passer du duel à la bataille rangée. Presque tous les services organisés un peu largement en Civilisation, la guerre, la marine, la justice, ont un but offensif, défensif ou répressif; leur raison d'être est un genre quelconque de conflit extérieur ou intérieur
Et cependant tous les caractères humains sont des instroments animés et intelligents qui ne demandent pas mieux que de jouer au ton, de se grouper en Accords et Discords combinés, de moduler de concert. Un son qui résonne, on le sait bien, fait résonner simultanément ses harmoniques. U en est manifestement de même pour les caractères ; ils appellent vivement leurs harmoniques. Brisez donc les entraves, permettez ces heureuses et libres alliances, et réalisez enfin les conditions de la Liberté et de l'Harmonie, si vous voulez l'une et l'autre ! Veut-on toujours tourner et retourner dans la sphère de l'inintelligence et des inepties, et ne pas comprendre qu'avec des sons comme avec des passions, on peut voir les consonnances ou les dissonances se résoudre en harmonie ou en cacophonie, suivant que l'on oivrira aux sons individuels de bonnes ou de mauvaises combinaisons ?.. — Ah ! je dis qu'il faut avoir le cerveau singuHèremeiit concrétionné par les sottises philosophicpes et morales, anciennes et modernes, pour ne pas se sentir saisi par cette vérité si simple et si naturelle !
Au reste, je viens d'entrer daiis des considérations que j'aurais pu laisser pour leur véritable place, à la troisième partie de cet ouvrage. Le principal objet de ce livre était de rechercher la Loi d'organisation naturelle du travail, d'en étudier le mécanisme et de démontrer la propriété qu'elle possède d! imprimer Attraction. L'étude des conséqitences harmoniqties de la Loi viendra plus loin.