‹ Destinée socialeChapitre 45 sur 75 · HARMONIE · texte numérisé non relu

HARMONIE

Fowicr nouait : Son d« te taïf», Pcttpb «n proM a«x déetptiont I Tnvailk, fjompé par phalaiift^ Dans on ocrck d'attraetioos.

Im tarrr, aprit tant da déaastrat, Forma arac ic cial aa hyman, Kt la loi qui régit la* aslraa Doiuia ais an f aara hamaia I

P.-J. B<a«awaa.

250 HARMONIE. PfiOLOGUF.

Oh! ee ue sont pas des Civilisés guindés, veruissés. raides, pétrifiés, froids au contact comme de Tacier en hiver! Ce n est plus une société pâle, terne, gelée. Le beau soleil du chaud printemps s'est levé fort et lumineux sur la terre; il a dissipé les froidures, échauffa les nations! Sur la terre maintenant, on se connaît, on se voit, on se lie, on se livre, on s'aime....! La vie circule, la passion éclate et bondit, elle anime les individus^ elle meut les masse». L'humanité donnait en de mauvais rêves; elle s'est éveillée. Amitié , Amour, Ambition, Famille, Accords éclatants, séductions de l'âme; séductions des sens, tous les charmes agissent, toutes les poésies débordent, toutes les puissances humaines sont en jeu ! C'est la vie, cela! la vie mobile, variée, intriguée, joyeuse, la vie forte, pleine et roulante, la vie passionnée, la vie vivante I Vous croyez en Dieu maintenant, et l'adolescent n'est plus désillusionné, amorti, éteint, au contact de cette vie-là, quand il l'aborde avec le cœur que Dieu lui a fait. La réalité passe vos désirs, les plaisirs et les joies passent vos facultés. Le bonheur coule à flots sur la terre d'Harmonie. Tout est luxe et richesse, tout est mouvement, amour et poésie.... cak

TBAVAIL EST DEVENU PLAISIB.

Donc,en terre d'Harmonie, le Ton entraîne les hommes au travail productif attrayant. L'humanité a pris son Globe corps à corps; elle est lancée dans sa carrière active, comme une frégate pavoisée, faisant voile au vent de toutes voiles. Tout est emporté au grand torrent d'activité, au grand courant de l'électricité humanitaire. L'homme est à son poste dans l'univers alors, et fait son œuvre! Et qui voudriez-vous qui n'y participât pas à l'œuvre! — Oh! vos oisifs, vos a gens dits comme il fhut, passant leur vie à ne rien faire : » si, par impossible, il en tombait une compagnie au milieu du grand atelier sodétaire , comme ils sembleraient une race étrange! On irait les voir. Les jeunes filles en riraient. Les enfants les hueraient.. t. Ces nobles fainéants se-

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raient plus flétris par ropinion que ut le sont aujourd'hui vos vagabonds, que votre société abandonne sans asile, sans travail, sans pain, et que vos riches fainéants flétrissent pour ce qu'ils fainéantisent et vagabondent... Mais ces hypothèses sont oiseuses, car de pareils phénomènes ne pourraient se produire en terre d'Har* monie.

Voyez donc 1 l'esprit de corps, l'honneur et le ton, ont sufli, en milieu subversif, pour anoblir ce qu'il y a de plus répugnant au monde, la tuerie. Croit-on que ce soit chose naturelle à T homme et contre laquelle rien ne se révolte chez lui, que d'aller enfoncer un sabre dans le ventre d'autrui? Croit-on que des individus isolés, calmes, pourraient, sans causes, sans passions, de sang-froid, exercer cette ignoble et sanglante industrie?. . . Eh bien I formez les bataillons, développez les esprits de corps, créez les rivalités, donnez des drapeaux, appelez l'honneur pour les porter et les défendre; aux braves, des distinctions et des grades I aux morts, des funérailles ! des triomphes aux vainqueurs ! à tous une grande voix, la voix de la patrie.... éveillez les passions humaines, enfin, et vous verrez ces mêmes hommes se mer en chantant au combat, vous les verrez, pour fouiller avec le sabre le ventre de leur semblable^ aflronter eux-mêmes la douleur et la mort, c'est-à-dire tout ce qui répugne le plus à la nature humaine!!!!

Et vous n'avez pas encore songé à ennoblir le travail, la science, l'industrie ? à faire pour le travail créateur ce que vous avez fait pour le meurtre? à lui prêter le secours, l'attrait, le charme, la grande énergie des passions !.... Le mobile que vous donnez à votre industrie, c'est, aux Antilles et dans vos républiques-modèles d'Amérique, le fouet du contre-mattre ; et dans vos monarchies constitutionnelles et régences d'Europe, la peur de mourir de faim. — Ajoutez-y l'amour de l'argent, auri sacra fames^ l'àpreté an gain, toute crue, toute nue, la cupidité subv^ve, égoïste, hargneuse, camas^

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