‹ Destinée socialeChapitre 56 sur 75 · HABHONIB. UT. 1. GH. III · texte numérisé non relu

HABHONIB. UT. 1. GH. III

4* La mari : Elle vient arrêter les entreprises d'un homme dans les circonstances où personne, à Tentour de lui, n'a ni rintention de les continuer, ni les talents ou capitaux nécessaires.

** Les Séries passionnelles ne meurent jamais : elles remplacent chaque année, par de nouveaux néophytes, les sectaires que la mort leur enlève périodiquement.

^ L'inconstance : Elle s*empare de l'individu, lui fait négliger ou changer les dispositions; elle s'oppose à ce que Touvrage atteigne à la perfection, à la stabilité.

** Les Séries ne sont pas sujettes à Tinconstance ; elle ne saurait causer ni fériation ni versatilité dans leurs travaux. Si elle enlève annuellement quelques sectaires, d'autres aspirants s'agrègent et rétablissent l'équilibre, qu'on maintient encore par un appel des anciens, qui sont corps auxiliaires dans le cas d'urgence.

3® Le contraste de caractère du père au fils et du testateur à l'héritier ; contraste qui fait abandonner ou dénaturer par l'un les travaux commencés par l'autre.

** Les Séries sont exemptes de ce vice, parce qu'elles rassemblent par affinités de penchants et non par liens de consanguinité, qui est gage de disparate dans les penchants.

i^ L'absence d'économie : avantage pleinement refusé à l'action individuelle : il faut des masses nombreuses pour mécaniser tous les travaux, soit de ménage, soit de culture.

** Les Séries, par le double moyen de masse nombreuse et concours sociétaire, élèvent nécessairement le mécaniane au plus haut degré. J'ai donné sur ce sujet, aux Prolégomènes, les détails les plus satisfaisants.

5® La fraude et le larcin : Vices inhérens à toute entreprise où les agens ne sont pas co-intéressés avec répartition proportionnée aux trois facultés de chacun ; au capital, au travail et aux lumières.

** Le mécanisme sériaire, pleinement à l'abri de fraude et larcin, est dispensé des précautions ruineuses qu'exigent ces deux risques.

6» L'intermittence d'industrie : Manque de travail, de terres, de machines, d'instruments, d'ateliers, et autres lacunes qui, à chaque instant, paralysent l'industrie civilisée.

*♦ On ignore ces entraves dans le régime sociétaire, cota-

Div<LOPPsnifT jHDUSTmiiL. 867

tamment et copieusement pourva de tout ce qui est nécessaire

à la perfection et à l'intégralité des travaux.

7^ Le eonflii des entreprises : Les rivalités civilisées sont

malveillantes et non émulatives ; un manufacturier cherche à

écraser son concurrent : les industrieux sont des légions

d'ennemis respectifs.

** Rien de cet esprit insocial dans les Séries, dont chacune est intéressée au succès des autres , et dont la masse n'entreprend que les cultures et manufactures dont le débouché est garanti.

^ La amirariéU des deux iniéréts inditnduel et coHectify comme dans le ravage des forêts, des chasses, des pêcheries, et la dégradation des climatures.

** Effets contraires dans les Séries ; concert général pour le maintien des sources de richesses et la restauration climatérique en mode intégral composé.

>-i X absence d*uniU en plans et exécution : l'ordre civilisé étant un monstrueux ramas de toutes les duplicités.

** Voyez, dans tous le cours des Prolégomènes, ainsi qu'au pivot Uller, la combinaison de toutes les unités dans le mécanisme sériaire.

Enfin, ta^ Le travail salarié ou servage indirect , gage d'infortune, de persécution, de désespoir pour Tindustrieux civilisé et barbare.

** Contraste frappant avec le sort de l'industrieux sociétaire, qui jouit pleinement des neuf droits naturels définis. Apré^ la lecture de ce tableau , chacun peut donner la conclusion, et connaître que Dieu ayant eu l'option entre ces deux mécanismes, entre un océan d'absurdités et un océan de perfections, il n*a pas même pu délibérer sur le choix.

Toute hésitation serait devenue contradictoire avec ses propriétés, notamment avec celle d'économie de ressort : il y contreviendrait en optant pour l'état morcelé et proscrivant rAssociation, qui opère les économies de toute espèce : épargne de contrainte, de stagnation, de santé, de temps, d'ennui, de main-d'œuvre, de machines, de démarches, d'incertitude, de fourberies, de préservatifs, de déperdition et de duplicité d'action.

Telles sont, en abrégé, les lumières que nous eussions acquises en mécanique sociale, si nous avions, selon le précepte de Gondillac, essayé d'oublier un instant nos préjugés

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scientifiques, d'en faire abstraction spéculative, et de reprendre les idées à leur origine.

Or, cette origine des idées sociales ne peut se trouver qu'en Dieu, qui long-temps avant la création des hommes, a dû poser la valeur des deux mécanismes sociaux, le morcelé et le sociétaire, et qui, ayant nécessairement opté pour le sociétaire, a dû nous donner des passions faites pour ce régime : aussi voyons-nous qu'elles sont incompatibles avec l'état civilisé.

On ne doit donc pas s'étonner si nos passions, cupidité, gourmandise, inconstance, etc., nuisibles dans l'état actuel, trouvent un emploi utile dans le régime sociétaire, et si l'éducation barmonienne spécule, chez l'enfant comme chez le père, sur le plein essor de ces passions, nuisibles dans l'état morcelé, parce qu'elles sont créées pour le service du socié* taire.

Notre système de subdivision par couples réduit au minimum les moyens de mécanique, d'économie, de richesse et de vertu. Les familles formant à-peu-près autant de ménages qu'il y a d'enfants, sont tout à point l'élément de l'cxtrôme discorde, et l'antipode de l'Association et de la richesse: dealers, choisir l'état de famille pour pivot du système social, c'est travailler positivement à oi^aniser la désunion et la pauvreté.

Je viens de prouver qu'on ne peut pas supposer Dieu complice de cette impéritie philosophique ; comme on n'en peut douter, il a opté pour le mode opposé, pour l'Association; il en résulte :

1® Que les passions dont il est l'auteur doivent toutes être adaptées aux convenances de l'Association, et toutes incompatibles avec l'état morcelé et civilisé;

2° Que les mêmes passions doivent produire dans l'état morcelé ou civilisé, les effets opposés aux vues de Dieu, à la justice, la vérité, l'économie et l'unité ;

3^ Qu'on doit attendre des passions développées en mode sociétaire, autant de bienfaits qu'elles engendrent de fléaux dans Tétat morcelé.

Telles sont les conclusions où on serait arrivé depuis long-temps, si ont eût voulu, selon l'avis des philosophes, reprendre les idées sociales à leur origine, remonter à leur

DtTBiiOvnniiT uuwifftiit. 169

vraie source, à l'option de Dieu sar les deux mécanismes sociaux.

Cast «scitar U défianee det lactavrt, qoa de Imti ■micer des richesses trop imiMnscs pour leois modiques dMrs ; cependant U fant dans les aperçus de cette AModction «sposer tout ce q«i pent cjuâtef rinléréfc. Ca, FovBua«

fit LÀ RICHESSE de Tordre combiné, jd disions-nous, au premier Tolume, après comparaison des dispositions matérielles de TAssociation et du Morcellement, « la BICHESSE de Tordre combiné est un résultat sur lequel nous pouvons solidement piloter nos spéculations. C'est une fondation sur roc dur. C'est un point emporté, c'est un fait. »

Ce &it est maintenant démontré avec redoublement de preuves en matériel et en passionnel. Ces preuves se composent entre elles : elles ne s'ajoutent pas, elles se multiplient les unes par les autres. Quoique nous soyons loin encore d'avoir visité toutes les sources de splendeur de l'Ordre sociétaire, U convient de grouper ici et de passer en revue les principales forces productives dont nous avons déjà pu tenir compte, et de faire voir la loi de leur multiplication puissancielle. Un chapitre du Traité de l'Assodationy^kikoviB en fournir le moyen [i).

(t) Yoyei TraUé de CAuœiatiûH domestique agrieoUt 1. 1, p» 462. Lises aussi sur cette Ihëie, dans le même volume, les chapitres : Bénéfices détaillés de la gestion unitaire ; greniers, caves, eottaêiil>les, fruits, transports f p« 318; — Distinction des bénéfices en gfnériques et puissaneiels, p. 359; — Enormité des bénéfices relatifs : ireniuple, centuple, milluple, infinitésimal, p. 367 ; ^ et le Post-ambule, p. 492 du mémo ToIume.

270 BARKOlflE. LIT. I. CH. III.

De r Économisme composé et puissanciel.

VICES DU S1MPU$MB EN ÉCONOMIE.

Accusons d*abord le sénie moderne sur la manie des améliorations simples qui se contrecarrent et se neutralisent Tel canton, aidé d^une société d'agronomes, a légèremeot perfectionné une branche de culture : on chante victoire, et sur quoi ? Sur ce que le bien a fait un pas, tandis que le mal en a fait dix, par la dévastation des forêts et l'empirisme des climatures. Les modernes se défieraient de pareilles illusions, si la science les eût habitués à calculer sur l'ensemble des biens désirables, spéculer sur le tout combiné avec les parties ; enfin, s'élever du mode simple au composé intégral.

Observons ce vice de simplisme dans l'ensemble des voies et moyens d'enrichissement ; puis nous descendrons du tout à la partie, à la source, qui est la journée de travail.

Il est deux principes constituants du luxe ou richesse :

L'interne ou santé proportionnelle aux âges; L'externe ou fortune proportionnelle aux classes;

La fortune nous assure les jouissances du luxe conditionnellement, et sauf la santé ou luxe interne, essor complet des facultés sensuelles.

L'économisme composé doit spéculer sur le concours des deux luxes; il tombe dans le mode simple, s'il organise un régime où les deux luxes ne marchent pas de concert, ne se prêtent pas un appui réciproque.

, Le contraire a lieu en Civilisation : l'on y observe qne la classe opulente a moins de vigueur que le campagnard, qui, peu rétribué en richesse externe dite fortune, obtient davantage en richesse interne ou santé : on ne voit guère la goutte s'installer dans les cabanes ; on la voit fréquemment sous les lambris dorés.

L'ordre civilisé établit de fait un conflit des deux luxes, une scission entre eux, car le luxe inleme, ou santé proportionnelle aux âges, est en raison divergente du luxe exteme, ou fortune proportionnelle aux classes. Le riche est moins

DÉTBLOPPmBlfT INDUSTUBL. S74

robuste que le pauvre; ce qui est en mécanique la plus monstrueuse duplicité d'action. Les deux luxes doivent, selon l'unité, être convergents ; chacun des deux doit soutenir Tautre et conduire à l'autre. Quoi de plus vicieux qu'un assemblage de deux éléments qui se contrecarrent! c'est Timage de ces mauvais ménages où chacun des deux époux ruine à l'envi la maison.

Telle est parmi nous la^ marche des deux luxes , toujours en conflit : l'externe ou richesse entraine à des excès qui altèrent la santé, ou luxe interne; et de même le luxe interne ou vigueur entraine à des abus de plaisir qui compromettent la fortune. Tous deux se détruisent l'un par l'autre : comment nos beaux esprits osent-ils parler d'unité d'action et d'économie de ressorts, quand la duplicité règne dans le jeu discordant ou simple de ce mécanisme où l'on s'éloigne de la richesse dans les fonctions qui donnent la santé, et où l'on s'éloigne de la santé dans les plaisirs que procure la richesse ? Peuvent-ils nier que le bonheur et la sagesse consisteraient dans un ordre de choses qui combinerait richesse et santé, conduirait à l'une et à l'autre simultanément? Telle est la propriété du régime sociétaire.

Un préjugé nous a abusé sur le désordre actuel, ou conflit des deux luxes : on a pensé que la Providence avait Toulu partager ses faveurs, donner au pâtre et au Sauvage la vigueur en indemnité de leurs privations. Ce sophisme présente une idée de balance équitable ; il n'est pas moins erroné : ce n'est pas ainsi que Dieu spécule sur la justice ; nous verrons à l'article du malheur ki-composé, qu'il ne veut rien de simple dans la destinée de l'homme, et qu'il ne place pas l'équilibre dans une divergence, mais dans une convergence d'éléments contrastés.

Tel est l'effet des Séries passionnelles

Précisons bien ce tort radical de nos équilibristes sociaux, tout aheurtés à spéculer en simple, savoir :

Les politiques, sur la richesse, en négligeant la santé : Les moralistes, sur la santé, en négligeant la richesse. Tout étant composé dans la destination humaine, si la masse n'arrive pas aux deux luxes combinément, elle tombera dans les deux pauvretés cumulativement. Cest ce qui a lieu dans l'état actuel, où l'on voit une chute :

tii HARHOinB. LIT. I. GH. III.

Des 61IANDS en pauvreté relative,

en débilité comparative et relie ; Des PETITS en pauvreté réelle,

en débilité relative et obligée (4).

Tels sont les résultats constants de Tétat morcelé. Peu importe que les théories prétendent nous conduire au luxe composé, ou luxe irUerne et externe, quand il est notoire que le Civilisé est moins robuste que le Sauvage, et le citadin moins que le villageois ; qu'enfin Tordre civilisé fait diverger les deux luxes, au lieu de les faire converger, marcher de front.

Voilà Terreur définie en sens général : j*ai analysé jeu simple et conflit dans la tendance aux deux luxes ; attaquons maintenant le simplisme sur quelque errement spécial ; descendons du tout à la partie, à la Journée de travail. Nous allons distinguer sa valeur en degrés multiples, et arguer de ce calcul contre TÊconomisme civilisé, qui ne spécule que sur la journée simple ou industrie apathique et réduite au plus bas degré de produit, à la moindre activité possible.

Gomment travaillent nos athlètes salariés ? Ils ne cherchent qU*à esquiver la tâche. Ils baguenaudent si le maître s'éloigne : Touvrage est double si le maître surveille sans relâche. — — —

(1) Elle est obligée, en ce que le besoin de travailler les force à faire le sacrifice de leur santé dans des fonctions malsaites, des ateliers insalubres, des exercices outrés qui usent de bonne heure les tempéraments, exposent le peuple aux fièvres et épidémies, sans moyens de traitement. Il est donc en débilité relative ei obligée; et lien n'est pins faux que ces visions d'équilibre qui placent la santé chei le peuple en dédonmiagement des richesses. Il a les germes de santé ; mais 11 est forcé à s'en priver lui-même, et se précipiter par misère dans les maladies, courir à la mort pour échapper à la fiunine.

L'esprit ciTilisé, tout sophistique, aime à se repaître de compensations illusoires comme celles que Je viens de réfuter. La vérité est que l'homme étant un être de destin bi-composé, doit arriver ou au bonheur bi-composé dans l'état de choses voulu par Dieu, oa au malheur bi-composé sous les lois des honunes. C'est ainsi qu'on doit envisager la Justice divine sociale : elle est ftunche quant aux voies et moyens ; invariable dans sa marche composée ; pleine en bienfaits comme en fléaux : témoin la peste bl-composée ou quadruple dont nous sommes frappés aujourd'hui ; enfin, elle esttoulà-fait incompatible avec les escobarderies de contrepoids et de compensation que le sophisme veut lui prêter.

HÉTEiOFPSimiT tVDUSTRlSt. 978

Un ingénieur me disait M*un travail : c cela n'ayance pas du tout, il y a 40 pionniers. — Cependant, répondi^e, 40 hommes robustes. — Bah ! 40 pionniers font de l'ouvrage comme 5 hommes ; ils travaillent par punition, sans gratiQcation; ils en font le moins qu'ils peuvent.» Même raisonnement va s'appliquer au parallèle de Civilisation et d'Association. Nous allons voir que 40 Gvilisés de la classe 4f^ maîtres, des bons ouvriers, font de l'ouvrage comme & 11^inonîens; différence d'un à huit.

Analysons les incidens qui diminuent le pr(>(}i|it de 1(1 journée d*un salarié : estimons la valeur des ralentissements actuels et des stimulants à mettre enjeu par l'Association.

4r« PUISSANCE.

V Esprit de PropriHé aidé de la TérUi.

{^'esprit de propriété est le plus fort levier qu'on eo&naiiie pour électriser les Civilisés : on peut, sans exagération, estimer au double produit le travail du propriétaire, eompaté au travail servile ou salarié. On en voit diaque jour les preuves de fait : des ouvriers d'une lenteur et d'unp Bialadresse choquante lorsqu'ils étaient à gages, deviennent des phénomènes de diligence dès qu'ils opèrent pour leur compte.

On devrait donc, pour premier problème d'é(x>nomie politique, fi^étudier à transformer tous les salariés en propriétaires co-intéressés ou associés. C'eût été doubler la vaieiir des journées à gages, et par suite les avantages d'accélération.

Mais les salariés ne composent que les trois quarts de la population industrieuse (compte général établi sur les pays d'esclavage et do liberté). Comment élever Tautre quart; des journées, celles des maîtres, au dou})le produit?

OmettaQt ici les petits moyens, comme e:(emptiûii de surveillance, retour des maîtres et commis au]( travaux qu^ls inspectaient, je me fixe au levier le plus puissant, celui de la vérité qui règne en Association. Il suffirait, en agriculture et manufacture, de la garantie de vérité et fidélité des agents, pour que les chefs entreprissent une infinité de travaux auxquels ils n'osent pas même songer aujourd'hui. J'ai remarqué, en parlant des vergers, qu'on planterait vingt foi^ pluei d'arbres

â74 &ARMONIB. UV. I. CH. lit.

à fruit, si on avait la garantie de n'être ni trompé sur la qualité du plant, ni volé du fruit, obligé de le cueillir en masse. et avant maturité ; si on avait de plus la garantie de capitaux B prix non usuraire, comme on l'aura en Harmonie, après la chute de l'agiotage.

Ces deux ressorts, propriété et vérité, fournissent déjà plus de moyens qu'il n'en est besoin pour élever la masse des journées de travail à double valeur; et dans cette hypothèse, une province d'un million d'habitants fournira le produit que peut donner aujourd'hui celle peuplée de deux millions.

L'Extension de la Mécanigue matérielle et eoeiétaire.

J'en ai cité en menus détails, des produits décuples, vingtuples, et même centuples en quelques branches. En y lyoutant le bénéfice des unités générales et du commerce véridique (avantages dont on se convaincra au 2« tome), on est fondé à doubler en masse l'estimation précédente, et Télever de deux à quatre. Dans ce cas, le million d'hommes en vaudra quatre, ou bien la journée de jtravail estimée aujourd'hui un écu, vaudra quatre écus.

Donnons un exemple partiel, tiré de l'irrigation, branche de mécanique matérielle. Son seul produit peut doubler, en moyen terme, les récoltes de tant de pays chauds, Espagne, Levant, etc., tout à fait privés de moisson lorsque les pluies viennent à manquer. Tant d'autres n'ont que demi ou quart de récolte, faute d'arrosage, et ne cultivent pas les objets que la garantie d'eau leur permettrait d'introduire dans les pentes ou les plaines, si le travail des hauts bassins et des rigoles de pentes était généralement entrepris.

Cependant l'irrigation générale de pentes et plaines, travail de si grand prix, ne serait qu'un des mille prodiges de l'Association : quelle source de bénéfices !

L^EnUumetanne Sèriaire, Fougue de la Compoeite*

Un travail réfléchi donne à peine, malgré son activité,

iXTKLOPPfMSNT INDUSTAIVL. S75

moitié de ce que produit le travail passioaué, d*où naissent la dextérité, la fougue industrielle, et les prodiges incroyables pour ceux mêmes qui les ont opérés. Ce levier suffit à lui seul pour élever un bénéfice déjà copieux par une bonne gestion. Ainsi la journée de travail dont le produit se trouvait quadruplé selon les chances des 4 >* et 2* puissance, parviendra au degré ocluple par enthousiasme composé, levier de 3« puissance : il est attribut permanent des Séries pass., qui se jouent des obstacles : elles élèvent Thabileté, l'activité, ^ une perfection qui ne peut naître que des passions nobles, dont on ne trouve aucun germe dans les vils ressorts d'intérêt qui stimulent un maître en Civilisation.

Le Retour des ImproducUfi au TravaiL

Quel est aujourd'hui le nombre des travailleurs œUfi et poêitift? Il ne s'élève qu'au tiers de la population. J'ai prouvé (l** notice, 2" p.), qu'un ouvrier utile en q)paren«e, ne fait souvent qu'un travail négatif j comme le mur de dôture, qui n'est pas produit réel et positif.

Dans le parallèle des travaux de Civilisation et d'Harmonie, on reconnaîtra que nous avons en fonctionnaires tiuIê ou né' goHfê, les deux tiebs de la population ; savoir :

tlabUau )>tt 3mpn>bUftii5 en Clotlûattim.

t ^ 4. Armées. b « r.» *

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