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la logiqae et au calcul quand ils amènent des résultats inaccoutumés, il coAvient, id surtout, de s*appuyer sur des faits clairs, nets, indéniables, vus et sus de chacun ; — id surtout, dis-je, car nous allons voir Taffection entre les hommes, la générosité, la loyauté, la justice, la vérité, le ralliement des classes, la fusion harmonique des partis, résultats inaccoutumés vraiment I — Pour bien prouver en cette thèse, nous allons évoquer encore le souvenir des premiers temps de la vie, et nous remettre en mémoire cette organisation des jeux et des travaux libres, telle qu'elle se produit chez les écoliers, quand ils sont défilés des pédagogues et des règlements. Le lectettr» maintenant qu*il connatt la forme sériaire, ne peut plus douter que Forganisation de ces jeux n'en soit rimage approximative et confuse. C'est le régime sériaire, autant que faire se peut en pareil milieu. — Eh bien I examinons les influences sociales de ces dispositions, et comparonshles au mode de solité^ au mode étroit, morcelé et civilisé.
nfDOSTHB KORCILÉB.
Mode de Solité. — Essors et Effets subversifs.
Cm a« dUdans de laiHnéiue qas mmt lat platcmli •nii«aiUd« lltonuM ; os Mat wm impratpairioM. Dogme drif4nfOMot.hUa et rH/giotis tmivrrêtpt»»
Deux coqs maicnt «i paix : JOSE pool» surfial, Bt voilà la gMiM aUtimëo.
Si vingt écoliers d'une classe n'avaient de rapports entre eux qu'au sujet d'une seule fonction à laquelle ib seraîMit exclusivement et simultanément adonnés» celle de lùre des thèmes^ je supposOi les Uvalités édi^
ratent entre les individus sur tonte TécheDe des places, de telle sorte que
Le second jalouserait le premier, Le troisième jalouserait les deux premiers, et surtout le second;
Et ainsi jusqu'au dernier, qui jalouserait tons les antres, d'autant plus violemment qu'ils seraient plus à sa portée.
En outre, le premier ne serait pas disposé à être Tarai dn second, en qui il verrait un rival dangereux, ni du troisième, du quatrième....
Même disposition du second à Tégarddn troisième, du quatrième, du cinquième,....
Et ainsi de suite. — A partir du bas, on jalouserait en remontant; à partir du haut, on craindrait en descendant. Ce serait donc sur toute la ligne des vingt écoliers, une échelle de jalousies réciproques, bien graduées, et engendrant de bennes haines.
Cette échelle double de haines ascendantes et descei^ dantes serait renforcée en outre par une échelle descendante de mépris, car les plus forts ne manqueraient pas de faire sentir leur supériorité, et de jeter le dédain an-dessous d'eux, sur les faibles.
Supposez que vingt autres écoliers aient formé hiérarchie sur une nouvelle branche, comme serait le jeu de barres, par exemple, et qu'ils n'aient entre eux de rapport qu'à propos de cet exercice seulement. Poui^ cet exercice de corps, comme pour Vexercice d'esprit, — permettez-moi d'appeler le thème un exercice d'esprit, — vous verriez encore les mêmes effets éclater bien vite. A peine les supériorités constatées, TAmbitîim, i'Amour-proinre, les Rivalités feraient éclore inévitablement des haines. Mieux les distinctions seraient faites, plus de haines seraient envenimées ; et, comme nos jeunes gens ne sont pas retenus par les convenances sa-cialeSy elles se traduiraient enpiles et en coups de poing. Or, cette eombmaisou qui anne les passions I^ imes
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contre les antres, et met les indÎYidns d*antant plus &prement aux prises qu'ils sont plus près voisins... c*est précisément la combinaison civilisée.
Chacun, en effet, n'étant adonné qu'à un seul état, se trouve, plus ou moins régulièrement, par rapport à ses compétiteurs, dans la position de l'un des écoliers que noQS venons de mettre en scène. — Dans l'armée, dans la magistrature, dans tous les services publics et particuliers, dans l'atelier depuis l'artiste jusqu'à l'homme de peine, chaque fonctionnaire n'ayant qu'une fonction, qu'une carrière ouverte, qu'une ligne devant soi, se trouve en disposition de repousser durement les inférieurs qui veulent le dépasser, et de marcher sur le ventre de ceux qui sont en avant. Les concurrents, comme des chars luttant de vitesse sur une route trop étroite, se choquent, se renversent... sur les pierres, dans la boue, dans le fossé, n'importe.
Cet arrangement des choses est si vicieux, si faux, qu'il faut, en vérité, que l'homme ait un bien grand fonds naturel de bonté, d'honneur, de justice et d'affectivité, pour que les hostilités ne soient pas, en pareilles drconstsmces, mille fois plus aigres et plus corrosives encore que la réalité ne les produit. C'est, sans contredit, une curieuse chose que d'entendre les déclamations éternelles contre la nature de l'homme et les passions, lorsque l'on comprend ces données et leurs résultats. Eh ! moralistes impotents du cœur et du cerveau, savants ineptes, reconnaissez donc que ce sont vos combinaisons sociales qui faussent toutes les notes du clavier de l'âme ! La nature de l'homme, que vous accusez, se montre bien étrangement souple et débonnaire, puisqu'elle ne brise pas chaque jour l'enveloppe de fer que vous lui forgez ! — Il est vrai que vous prenez soin de la cercler, l'enveloppe.... gendarmes et bourreaux, prisons, gibets à pendre, gibets perfectioimés par la philanthropie ou guillotines.... si vous n'aviez pas cet attirail positif f(m soutenir vos dogmes et vos lois, nous verrions comment
équiubus socuox. t93
liait cette société que y ons ayez faite, que yous acceptez^ que yoos yantez si haut !
n y a deux choses : rbomine et la forme sociale. L'homme a une organisation physique et passionnelle donnée. Elle ne peut pas changer, elle yient de Dieu, c'est le fait de nature. Si les moralistes avaient eu à créer Thomme, je sais' bien qu'il serait autrement. Ils nous auraient certainement supprimé l'Amour, l'Ambition, l'esprit de Rivalité et dlntrigue, le besoin du Changement, le penchant au Luxe. . . Je ne sais en yérité pas ce qu'ils auraient laissé au cœur humain ; l'amour de la Famille, je pense, et peut-être quelques flasques et solitaires accords d'Amitié. Puis ils nous auraient passionnés pour la résignation, la modération, la privation, quesais-je! toutes les ritournelles sentimentales, onctueuses ou farouches, dont le moralisme nous a obsédés dès le berceau, tous tant que nous sommes. Par malheur. Dieu, qui ne réservait pas Thomme aux jouissances trèsmorales de la modération, qui ne le destinait pas aux privations, qui lui donnait en partage un beau globe à féconder, à gouverner, et lui préparait un avenir de richesses infinies, un océan de joies; Dieu a composé à l'homme, à la femme, à l'enfant, des goûts et des passions fort peu philosophiques. Que ces Messieurs se résignent donc, — puisque résignation ils veulent, — à prendre les penchants naturels tels qu'ils sont. Ehl que gagnent-ils à les contrarier ? Jamais les immoralités et les dépravations ne se montrent plus furieuses et plus débordées qu'aux époques où les étables philosophiques et morales sont le mieux garnies.
La forme sociale étant variable et la nature de l'homme irréductible, il est évident que c'est sur la forme sociale, et non sur la nature de l'homme, que la raison doit chercher à opérer des mutations. Il faut qu'elle trouve une forme sociale qui s'accommode à Torganismepassionnel de l'homme, et non pas qu'elle s'acharne, -— comme le serpent sur la lime d'acier, — à mordre l'homme, û
tH HABaoïni. UT. u. cm. i.
le diflumier, à leoonper, à le réduire, pour le fadre entrer de force dans telle ou telle forme qui ne loi va pas.
Je Youdrais yoît les cordonniers s'aviser un jour de nous apporter des chaussures tiers ou quart plus petites ipienos pieds, pointues, triangulaires, rondes, quelconques de forme, enfin ; les tailleurs et les eliapeliers nous confectionner aussi des habits et des chapeaux de dimensions étroites, bizarres, hors de toute proportion avec nos tailles, hors de tout rapport avec nos membres, et tous se mettant à nous dire :
« Messieurs, tous êtes mal faits, très-mal faits : il » faut rectifier les imperfections de yotre mauvaise na- M ture. Yoici des chaussures, des habits, des chapeaux » confectionnés d'après les saines doctrines. U faut que » vos pieds entrent ici, vos tètes, là. On fera entrer de » de force; allons ! point de honteuses faiblesses, sur- » montez la nature, rien n'est plus noble; soufltez, rési- » gnez-vous, rien n'est plus glorieux, rien n'atteste 9 mieux la dignité de l'homme... C'est le signe de la » grandeur d'àme... La vertu exige que vos chainî et » vos os entrent dans les formes que voici. Laissez- ]» nous donc pétrir vos chairs, couper vos os, tailler vos » muscles . . hommes sans cœur, sans force et sans » vertu! hommes dépravés et corrompus, résisteriez- D vous à la voix de la raison, de la conscience, du devoir, D de l'honneur, de la religion, de Dieu, des anges, des » saints... qui vous crient sans cesse, — par nos or- B gaues, — que votre nature est mauvaise, disgracieuse, » laide, corrompue, diabolique; qu'il est indigne que » vous ne tentiez pas de réformer cette nature, et que B les lois humaines et divines vous en puniront ? Trema blez, malheureux! vous accumulez sur vos têtes toutes » les vengeances de Dieu; vous allumez le feu inextin- B guible de sa C4)lère ! Oh ! vous serez punis par d'cter- » neis tourments, contempteurs de Dieu, qui refusez si » méchamment de mutiler le corps qu'il vous a fait, qui D désobéissez à sa volonté sacrée, promulguée parnooS)
ÉQUiUBiis socun. 3116
j> cordonniers , chapeliers, tailleurs... — moralistes, JD phUosophes, législateurs, prêtres, — tous réforma- JD teurs de la nature, et véritables interprètes des pensées >i de Dieu ! j>
Si nos tailleurs et nos cordonniers nous pariaient ainsi aujourd'hui, nous les enverrions à Charenton et à Bicétre. S'ils appuyaient leurs prétentions sur les mœurs ^ c'est-à-dire les habitudes, — mores y — sur les préjugés, les lois, les propos de nos grand'mères et de nos nourrices, nous nous y conformerions, oui, nous nous t coNFORKcaiONS. — Oh ! non, dites-vous, la déraison humaine n'irait pas jusque-là. — Non ? Eh bien, allez voir comment sont traités les pieds des femmes à la Chine...
Ces prétentions à réformer le corps humain coïncident si exactement avec celles des réformateurs de l'àme humaine, que je n'ai pas pu m'empècher de les faire parler ensemble. Ne chantent-ils pas en chœur et à l'unisson? Quelle différence trouvez-vous entre les dogmes insensés des uns et des autres? Serait41 plus raisonnable de déformer, de mutiler Tàme que de déformer^ de mutiler le corps? Ohl raison humaine, raison penr^ie et ianssée, intelligences en aberration 1 mmules absurdes, religions impies, tristes hypocondries de l'esprit humain, que de maux vous avez perpétués sur cette terre désolée ! Que de douleurs vous sont dues !
Les passions, pourtant, sont si peu manvaûses en ellesmêmes, que si vous avez observé learjeu subversif àms la forme particulière que nous avons examinée tout-àl'heure, en solité de fonctions , dans un ex^nple qui , *— tout court qu'il soit, — contient hi formule générale des relations civilisées, vous allez voir maintenant les mêmes pcissions développer chez les mêmes indivîdhts^ mais UAiis un hilibu diffêrbnt, des effets trèfr^eureux, très-beaux, très-harmoniques. Nerésultera-t*il pas de là, en pure doctrine de bon sens, qu'on ne doit pas vouloir changer la passion, mais le milieu dans lequel elle est appelée à se mouvoir?
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INDUSTRIB SÉRIAIRE.
Mode de Multiplicité et d* Alternance. — Essors et
Effets harmoniques.
Les Passions ([ue rhoinine porte an dedans d« soi, soi des dons de Dieu , qu'il a reços pour être les biles de sou bonheur et de rharmonie soôaW.
jyognif ffe la xcirnr^ èurtnomfae.
rsBMias KcoLics (récitaut).
Deux coqs TÎvaient en paix : UKE poule sarviat. Et Toilà la guerre aUumëo.
sxuxxiMB ÉcouEi (interrompant).
Dis-donc, et s'il était survenu quarante poules an 1 d'une, crois-tu qu'ils auraient en entre enx la re, ces denx coqs? Propoa rfe Ooll^ge^
Nous avons constaté qae le thème engendrerait bien des haines, si nos écoliers ne faisaient que le thème. Mais, au collège, d'autres études leur sont conunnnes. Il y a déjà multiplicité, alternance, — sans liberté d'option, il est vrai. Or, il arrive que le plus fort en thèmes, n'est pas toujours ,. tant s'en faut , le plus fort en versions, en vers, en discours, en mémoire, en dessin, etc. Aussi, grâce à cette diversité de teràies, les rangs s*interverlis%ent dans les différentes composilions, Yoilà le germe des compensations et des équilibres. Celui qui domine dans une hiérarchie, trouve aanlessos de lui, en passant dans une autre, ceux qui tout à Theure étaient au-dessous. — Inutile de dire que le plus fort en versions trouve, à part soi, la version beaucoup plib glorieuse que le thème. C'est là un très-sage et trèsutile effet d'amour-propre, puisqu'il sert à satisfaire l'individu , et le dispose à bonne amité pour les autres. Le ralliement commence. Déjà les supériorités se constatent sans obstacle, sans résultats fâcheux.
Ce n'est pas tout. Nous n'avons vu nos écoliers qu'en-
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tre les quatre mors blancs et froids de leur classe , de leur salie d*étude, cloués sur leurs bancs, épiés par des pédagogues qui les punissent pour un mot, pour un geste, pour un sourire, enclavés dans une discipline de contrainte, et coodamnés comme des malfaiteurs à des travaux forcés.
Regardez, regardez maintenant! les Yoilàqni ont la clef des champs... ils sont lâchés, ils sont libres, et la gatté leur revient, le franc rire éclate sur leurs lèvres.
D*abord, ils ne resteront pas inoccupés, oisifs, flâneurs, malgré cette banale affirmation, que le repos est ce que l'homme aime le mieux au monde. Us sont bi^i libres de se reposer, cenx*ci; et ils se reposent si peu que dans cinq minutes la moitié déjà seront couverts de soeur et de poussière. — Les voilà à leurs fatigues, à leurs plaisirs, à leurs passions ardentes !
La balle fournit trois ou quatre jeux; les billes, cinq ou six. — Les bouchons et les sous servent à organiser plusieurs parties. — Les barres, — les noyaux, — les diables, — les toupies....
Et sur tous ces jeux vous les voyez former des hiérarchies différentes, car la force particulière et relative de chaque sujet est connue, par expérience, en diaque jeu.
Puis ils se mesurent au franchissement, au saut en hauteur ou en longueur, avec élan ou à pieds joints, et à tous les exercices gymnastiques proprement dits, si les moyens leur en sont fournis.
Uhabileté dans le gravissement des murs et des rochers, dans la natation, le talent à patiner, établissent de nouvelles inégalités.
Si on leur a concédé quelques coins de terre, vous les voyez encore travailler à leurs jardins, sarcler, planter, arroser avec beaucoup de soins, prendre beaucoup de peines, et rivaliser aussi très-fortement sur ces objets.
Et tout cela avec amour et gatté : au soleil, au froid, dans la neige, à la pluie même. Qui les y force? Rien,
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rien que le plsûsir et la passion. C'est qu'aussi là ils sont libres, c'est qu'ils se choisissent et se groupent, c^est qu'ils quittent un jeu après une heure ou deux d'exercice, pour se délasser d'une fatigue par une fatigue d'an autre genre.
Eh bien! que résulte-t-il de toutes ces dispositions, de cette organisation confuse de Séries rivalisées et engrenées? Yoyez-Yous sortir maintenant de ces nouvelles combinaisons la jalousie aigre, individuelle, méchante? Les passions, dans ce nouveau milieu, font-elles éclore, comme dans le milieu précédent, faux et étroit, haines, hostilités, mépris? Non, certes, non. Rivalités, esprit de corps. Ambition, Amour-propre, Accords et Discords, consonnances et dissonances, tout cela produit une belle harmonie... la plus belle, au moins, qu'on puisse observer en Civilisation.
Quelque irréguUère et incomplète qu elle soit, cette organisation sériaire que les enfants réalisent en tout pays dans leur liberté, est pour les pères un bel exemple, une grande leçon, qu'il faut tout Taveuglement créé par les dogmes philosophiques, pour n'avoir pas encore su mettre à profit : car là c'est Dieu qui parle^ c'est à la nature qu'ils obéissent, ces enfants. La justice s'y rend mieux qu'à un tribunal : l'équité préside aux choix des distinctions. Dans ces Groupes, les réputations, les honneurs, les grades, ne sont pas usurpés. Vous les voyez, ces enfants, résoudre sous vos yeux tous les problèmes sociaux. La fusion s'opère entre toutes les classes. Le fils du pair de France et le fils du maréchal-^errant se lient d'amitié forte et solide^ l'enfant du riche se passionne pour Fenfant du pauvre.... Les supériorités font les accords , les inégalités fout l'harmonie. Celui qui est fort en thème latin aide dans son travail celui qui est &ible et peu avancé dans cette abrutissante industrie; ce dernier , à son tour, protège l'autre et lui donne des leçons, dans un jeu où sa supériorité bien constatée loi a conquis une forte part d'influence.^Et plus
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les catégories sont nombreuses, plus les inégalités sont diverses et graduées , plus les échanges de secours, d'aide, de protection sont fréquents, plas il en résulte d'accords , plus ces accords sont forts, vibrants et brillants. Ces affinités qui se développent entre les enfants, tendent même à en créerpar contrecoup entre les pères, à lier les familles. C'est dans ces groupes que vous voyez l'honneur, Fesprit de corps, les affections vives et généreuses, les sympathies de toute nature, nattre et se développer ; et, malgré les vices nombreux de l'éducatioii civilisée, malgré les mauvaises influences du milieu social extérieur , du monde à rebours dans lequel on entre an sortir du collège, les amitiés qui y ont été nouées sont fortes et vivaces ; elles résistent souvent au souffle égoïste et délétère de la grande sodété.
Dira-t-on que ces juxx>rds sont dus à ce que l'intérêt ne joue pas encore son réle dans ces jeunes tètes? Kh I si rintértt n'y est pas, l'amour-propre y est, bien vigoureux et bien exigeant , et vous voyez que cet amourpropre y concourt puissamment à l'harmonie. Et certes il y concourt uniquement par effet de la (fisposition des choses, puisque, dans l'hypothèse première, nous avons reconnu que la solité de fonction engendrerait , dans la petite sodété comme dans la grande , les effets passionnels les plus subversif : injustice , dèsaifection , naine , hostilité , mépris.
Ce ne sont pas là des imaginations systématiques et vaines ; ce sont des faits constatés, vivants, partout réalisés, pariant haut et dairemœt pour qui sait rt qui veut comprendre.
Fera-t-on objection de ce que ces dispositions des enfiuits sont prises par eux sur des sujets ftitiles et de nulle valeur? Eh I bon Dieu, ont-ils l'initiative et la li~ beité sur le reste? Les études , on les leur impose ; on ne les consulte pas pour elles. Il &ut qu'ils les digèrent comme on les leur sert, qudsque soient leurs goûts et tews estomacs , dussebt^iis en dépérir d'MUge&tioOis