HAKMONIK. LIV. H. CHAP. II
Au reste nous pouvons, d'un mot, donner la clef de la solution du problème supérieur et complet de la Répartition harmonique. D'un seul mot, le voici :
Supposons le Budget d6 Répartition dressé d'après les règles pr^ cédeotes, au début d'une Phalange. Dès que l'organisation sent complète, que tous les rouages marcheront librement, que les sociétaires commencèrent à vivre des mœurs du régime nouTeau, on s'apercevra bientôt que telle fonction attire trop^ que telle autre attire trop peu.
Or, 11 est évidemment de l'Intérêt de tous, pauvres ou tlcbes, ae> tionnaires de différents degrés ou travailleurs encore non actionnaires, que la machine marche le mieux possible, que l'équilibre le plus parfait s établisse entre tous les organes.
D'un accord unanime donc, on reconnaîtra qu'il convient d'accroître, dans des proportions convenables, les avantages des services qui n'attirent pas assez, de diminuer ceux des fonctions qui attirent trop.
Il résulte de ce principe incontestable que la Phalange moditiere elle-même chaque année, sur le rapport 0t sur les propositions de ta Régence, en Assemblée générale de tous les sociétaires, les coefficients de Réiiartition, c'est-à-dire les valeurs générales de Q, R, S, et les valeurs spéciales de f et de e dans chaque branche d'industrie Qù elle trouvera bon de le faire.
Rien n'est plus facile à comprendre que le théorème exposé dans cette Notp, et quiconque l'aura compris reconnaîtra que cette difficulté, qui paraît insoluble, de la Répartition proportionnelle an Travail et au Talent en toute fonction, aussi bien qu'au Capital, m: résout avec une merveilleuse aisance. Il y a plus, c'est que nonseulement la solution coule de source et va d'elle-même, mais son système offre encore un admirable moyen de direction, d'équilibre, de distribution et de gouvernement des forces vtves de la masse associée, par elle-même et sans gêner- la liberté de personne, sans imposer quoi que ce soit à quiconque! Je livre cette dernière considpration au lecteur, et s'il \qaelque portée d'csprll, |e l'invite à la prendre en méditation.