‹ Destinée socialeChapitre 70 sur 75 · HARMONIE. LIV. II CBAP · texte numérisé non relu

HARMONIE. LIV. II CBAP

tilités entre les coacurrent^, cmtoeJes Gfoupes rivaux et les Séries rivales, et tout de suite fls vous évoquent les discordes, les guerres, les, trois^ furies du Tartare grec, et leufs torcihèë flamboyàtiies, eiiiî'i), tout ce que vous savez sur Thistoire des i^v^ès ^maines.

(f Certaioeiuent, » disent ces hommes h&tés d'objecter, a certainement, quand, la Rivalité se sera mise entre vos Groupes, ils n auront plus ni cesse, ni repos; Tespritde corps s'en mêlera, ils seront actionnés à Tcbovre, ils prendrcmt Tœuvre à deux msdns, ils s'acharneront au travail. Oh ! vous 'Smrez dés prodiges de science,

d'art, d'industrie ! Oui» tout cela est incontestable

malheureusement ils ne resteront pas huit jonrs sans se battre, et adieu alors votre mécanisme et tous ses prodiges! » .12

Voilà ce que Ton dit, voilà ce que disent les esprits superficiels et sans portée> quidie peuvent pas embrasser et apprécier Yemembie des faits qu'on leur présente, qui ne veulent voir qu'un seul fait, et qui tirent de ce fait qu'il fautplacerdanslemitteu^ciétaire, les conséquences qui formeraient son cortège naturel en milieu civilisé. — lis ne veulent pas tenir compte du nouveau milieu où jouent les forces anciennes !

Oui, certes, les Rivalités individuelles et corporatives et les concuirences portent le désordre dans votre Régime civilisé, morcelé- dt maudit, qui répand sur la terre tous les fléaux infèrnâut. Qui nie cela? Est-ce que nous l'îgnorons? Ne vous faisons-nous pas un tableau asseï foncé en couleurs de tous les vices inhérents à la concarrence insociétaire? Quelle simplicité est^» donc de venir nous objecter les résultats de la concurrence mise en jeu dans le milieu femx dont nous avons produit la critique, quand il s'agit de la concurrence développée dans ud tout autre milieu ? — Parce qu'un enfant frappant i coups de poing sur le clavier d'un piano, vous ferait une musique d'enragé, seriez-v^dus admis à dire : il > a * ans cet instrument des notes horriblement dissonan-

eOjUILlBBES SOtl.U.'X. .. T,rt7t

tes ; donc cet instrument ne produira jamais quun fracas odieux à l'oreille ? Eh ! non : écoutons le bon sens ; raisonnons dans rhypotht^se de rAssociation et du foit sèriaire ; tenons compte de ce fait, si nous vouions calculer la résultante des forces que ee fait combine. . .

Voyons! vous craignez que les Groupes rivaux n'en viennent à de fâcheux débats, qu'ils ne se prennent au collet si ce sont des hommes, aux cheveux si ce sont des femmes ; sais-je ce que Ton ne dit pas? — Allons, de bonne foi, examinons un peu la position et Tétat des choses. Nous prononcerons après.

Tenez, je veux fsûre beau jeu à Tobjection, je veux accumuler tout ce qui peut sembler le plus défavorable, je veux passer par la siq;)position la phis extrême : je veux prendre les deux Groupes les plus passionnés de la Phalange, deux fiers Groupes en^e lesquels il y a rivalité plus active que ne nous en ont manifesté ces mémorables campagnes littéraires de la restauration, romantiques contre classiques, la barbe moyen-âge contre la perruque sacrée. Ces deux Groupes, voyez-vous, sont jaloux l'un de l'autre au délire, et, si vous le dési^ rez, nous supposerons que vous et moi, enrôlés respectivement dans chacun de ces Goupes antagonistes, nous serions les deux natures les plus passionnées de la Phalange : deux Groupes composés de maniaques; vous et moi, les maniaques les plus échevelés, engagés dans ces deux Groupes. C'est bien là certes le cas extrême en examen des concurrences corporatives.

Ëh bien ! entre nos deux Groupes, entre leurs membres respectifs, entre vous et moi, y aura-t-il pour autant une rencontre ? — Une rencontre ? Oui, sans doute, il y aura entre nous une rencontre ! il y en aura mille... mais pas à la manière des Civilisés perfectibles et bêtes fauves, qui se mettent des balles de plomb dans la tête et des lames de fer dans le ventre. Oui^ nous deux, qui à midi rivalisons corporativement dans deux Groupes émules, nous allons nous rencontrera deux heures peut-

554 HARMONIB. LIV. II. X:Hàï. III.

être, ce soir, demain, vingt fois la semaine, cent fois le mois, dans des Groupes où nous sommes frères d'armes, où nous avons épousé les mêmes querelles, où nons servons sons le même drapeau.

Et je vous prie d'observer que plus nous possédons de puissance passionnelle, plus notre nature est ardente, plus nous sommes gens à prendre vivement bit et cause pour les fonctions auxquelles nbus nous adonnoos, plus nous sommes actifs à la rivalité, plus, en même temps, nous sommes riches en liens, en esprit corporatif, en Accords ; car vous sentez que le lien n'est jamais plus fort entre les membres du Groupe, que quand la Rivalité extérieure est plus puissante. L'action est égale à b réaction. Plus on rivalise à Fe/^térieur, plus à rintérieor on serre les rangs. — Or, comme, par suite de la courte séance, de l'engrenage des Séries, de la migration des individus dans différents Groupes, et de leur rencontre dans nombre de Groupes amis ou alliés ; comme, par suite de ces combinaisons, les Rivalités sont purement corporatives et nullement individuelles ; et comme, aux plus fortes Rivalités corporatives des Groupes ou des Séries , correspondent au contraire les plus énergiques ralliements individuels dans les Groupes et dans les Séries, il résulte clairement et rigoureusement de là ce brillant, ce magnifique, ce merveilleux théorème :

Dans le régime des Séries^ grâce atuxi courtes séances^ grâce à V engrenage générai des Groupes par migrations et dispersion de leurs membres dans la masse, les Phalanges qui auront organisé les Riva^ liiés les plus vives et les plus nombreuseSy seront^ toutes choses égales d'ailleurs^ non seulement les plus fécondes en attrait industriel^ Us plus arden^ tes à tous travaux, mais encore celles où l'on verra éclater les plus vives sympathies, les plus fortes affections, où les' sentiments généreux seront le plus énergiquement développés; le dévouement à

KQL'IUBIES SOCIAUX. •>'>:i

/« massey le plus complet; l'ordre^ le plus parfait: Autrement dit:

Dans le milieu harmonieriy les natures individuelles concourent d'autant plus énergiquement à la multiplication et d l'accroissement des forces so^ dates et des liens sociaux^ à l'Accord général et supérieur^ à Vordre^ à l'Unité collective^ qu'elles sont plus riches en Discords et en facultés d'antagonisme!

sn.

Toato la nmtmn est dm Ioumom nécaniqM de »yiii« paihlM et antipaibie*. tiAo»aiAtkodJq«miient i^Im, — et très-pénétrable ao fénie. Ci. Fooirca.

La musique^ c'est raasodatioo par exeellenoe.

Page 1