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LE SIEGE DE PARIS

DKSsirv l'OUR « i;\ hetraitk "

par la satisfaction d'iiii riche hiitiii. Pendant l'Iiix er de 1 (Sy i-i Hyy, à (iliatou, d'après des es(juisses et des crocpiis, pris éi^alement sim' le vif aii\ en\ irons de Paris, à la fin de 187J, il })eint le tableau « liCS Vainquein"s », conçu dans le même esprit de s\ntlièse philosoplii(pie et sociale de la gnerre allemande, se résumant, batailles i>igantes([nes, combats héroïques, l>oml)ardements de \illes et incendies de village, dans les convois immenses de meubles, de matelas et de nippes, f[iii s'acheminent lni>ubrement sur les longues routes del'h'st, aux ornières profondes de neige et de boue, sous l'escorte de juifs sordides et d'hirsutes soldats.

]jes deux tableaux, envoyés au Salon de l^>7-''t, lurent l'etirés, par ordre du gouvernement, pour é\iter une réclamation diplomati([ne de l'Allemagne. L'humour ironique tle l'artiste se donnera, plus tard, libre carrière dans une spirituelle fantaisie d'éventail, représentant un vol de soldats prussiens aux talonnières de Mercure, dont chacun emporte joyeusement dans ses bi'as un spécimen varié de l'horlogerie fi'ançaise, depuis un lot de montres de fennnes, ornées de (Maniants et de perles, juscpi'à la lourde horloge de bois à gaine des paysans. Le prince de Galles en a malicieusement placé une reproduction dans son cabinet.

Iv'année sui^ante. fut exposé « Kn retraite », ([ui valut à l'artiste la di:ssin i-ouu « en retraite >.

croix (le la ].éi>ioii soir (l'iine i^laeiale couchant éclaii e de sommet des arbres est couverte de Harassés, afïkmés, pes supérieures eu nouvelleut toujours pauvres soldats se Ion de chasseurs à d'artillerie cou- Caché dans les neuii fusille et cacomhattants. Haut se cabre d'épou-

ce bruit infernal, et paraissant encore grandi dans le courage et le sentiment du de\oir sublime, le

d'honneur. C'est le journée; le soleil ses rayons li\ ides le engivrés; la terre neige boueuse, écrasés par d es trou nombre, (jue redes réserves, nos retirent. Un l)atailpied et une pièce vrent la retraite, broussailles, l'ennonne les derniers sur son che\ al, (|ui vante au milieu de sa haute taille par commandant crie

DESSINS l'OtlR « EX RETRAITE

l'ordre de mettre de nouveau en l)atterie la pièce, et de tirer à route volée. Les derniers servants chargent et pointent, indifférents aux l)alles

<c EN RETJIAI J E »

([iii sifflent, aux obus (jiii toinhent, l)risaiit tout autour d'eux.

Dans cette composition, <[ui ne l eproduit aucun épisode historique, niais les compi'end tous dans leur immuable analogie d'héroïs-

me inutile et de fatalité douloureuse, l'artiste a voulu allégoriser l'agonie de l'armée du siège de Pai is, luttant jusqu'à la dernière heure avec une farouche éner£>ie; et, dans ses sorties impétueuses, malgré les pertes cruelles infligées à l'ennemi (pi'elle empêche

d'avancer, (juand pas, toujours obligée Il est intéresproposde cetableau, caractéristi([ue. A œuvres de Détaille exécution, plus de C[ue la préoccupation la précision des pliyformes et des accesen plus évidente et surprenants, la comment à l'ampleur générales. « l^es parlementaire », féconde, « i/intcrroniers », de 1S7G, le

Dr.ssixs POUR

IMEUROGATOIKi; DLS rillSONMI.US

elle ne le culbute de battre en retraite, saut d'observer, à une ])articularité mesure que dans les se manifeste, connue netteté et de vigueur, de l'exactitude et de sionomies, des iiiiisoires devient de plus produit des ellèts position tend résoludessN nthèses d'idées Eclaireurs », « Le peints la même année gatoire des prison- « Pai lementaire aux

avant-postes », de 1879, sont de simples épisodes, au spectacle plus calme, qui ont pour objectit de lévéler le coté de coulisses des préliminaires ou des suites d'une bataille, dont ils accentuent, par le contraste la urandeur ou l'atrocité. Le « Combat dans une eraniic crénelée », de 1876, est la psychologie poignante de cette partie de la guerre oh le soldat pour combattre n'a plus la griserie de l'action collective violente, l'exaltation des chevauchées et des charges, dans l'espace, sous les ncux des

armées. Une compagnie de chasseurs à pied s'est emparée d'une ferme, et se hatede la mettre en état de défense. On barricade la porte d'entrée de la cour, avec des tonneaux, des persiennes et des madriers; on crénelé les murs à coup de pioche. Au fur et à mesure du travail, les tirailleurs engacent la fusillade avec l'ennemi. Une ^' balle a hrisé l'épaule d'un soldat, qui

passe stoïquement ses cartouches à un >oisin; le capitaine réconforte le pauvre garçon par de bonnes paroles.

On amène deux cacolets pour ti'ansporter les l)lessés. Au milieu de la gi-ange, le poing sur la hanche, le clairon attend avec impassibilité les cKOQiis ordres de sonnerie du commandant.

POUR '< l'intf.rkogatoiuf. ni:s prisowiers » ^ i i / o i

Ce tableau est accompagne au halon pai' un autre, « Prisonniers bavarois », conçu dans un oidre différent d'idées, mais témoignant de la même préoccupation de synthèse, qui a inspiré « Un convoi allemand » et « Les Vainqueurs ». Sous l'escorte de cuirassiers, pistolets au poing, les prisonniers traxersent les lignes de la cavalerie de réserve pendant la bataille. A ^()ir leurs visages ternes, sans émotion, il semble c|ue la capture soit pour eux un événement de fatalité; un officier d'état-major, penché sur sa selle, en interroge un qui répond, insolemment flegmatique. Les cavaliers français regaident les pi ison-

SALUT AUX BLKSSES

luers uACc le calme, soldats, (|iii coiisidèle respect des \ aiiiciis.

cette idée, en acceii-

r émotion, dans de 1876. La conipotransformatioiis avant d'abord elle représente ot'Iiciers de cliasseurs, I M l'cos et zouaves, hras en écharpe, tcte ensani^lantés, défilant, la i;arde de hussards, devant un groupe par un ciel gris et bas, L'artiste avait Aouhi dans le tableau « Kn

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