‹ DetailleChapitre 15 sur 59 · CROQUIS D ARTILLEUR A CHF.VAL · texte numérisé non relu

CROQUIS D ARTILLEUR A CHF.VAL

fier et sévère, des rent comme un dexoir L'artiste dé\ eloppera tuera le caractèie et « Salut aux blessés », sition a subi plusieurs son état définitif. Tout des officiers français, hussards, fantassins, tu niques déch irées, entom'ée de bandeaux fiers et sombies, sous revolvers au poing, d'officiers allemands, sur une route boueuse, exprimer là, conuue retraite », mais sous

une autre forme, plus douloureuse, l'émotion poignante du souvenir de ces soirs de batailles, oii nos soldats et nos officiers, malgré leur

CROQUIS D ARTILLEURS A CHEVAL [lO'jT.

héroïsme, étaient toujours accablés par le nombre des ennemis, et, après avoir reçu toutes les blessures qui laissent encore un homme debout, mis

hors (le C'om])at, n'avaient plus qu'à se rendre. Onand il fut achevé, le tableau lui parut trop cruel. Il renversa le sujet; et, des blessés français lit des blessés allemands.

CROQUIS Ce tableau, sous cette

(camp de saint-germain. 1872)

version nouvelle, eut,

à son exposition, le même sort que « Les Vainqueurs ». Le directeur des Beaux-Arts, Charles Blanc, craignant une protestation de l'Allemagne, invita l'artiste à le retirer. En vain, celui-ci (it-il observer que la composition n'avait rien d'offensant pour l'armée allemande, qu'on ne pouvait lui reprocher aucune ironie malséante dans les attitudes et les expressions des officiers et des soldats français, moins encore une intention caricaturale quelconque dans celles des soldats allemands, Charles Blanc ne voulait rien entendre; il accueillit cidin, comme solution, la proposition de rendre méconnaissables les uniformes allemands. Le lendemain de la clôture du Salon, les blessés avaient repris leur identité.

« Champigny », synthèse du courage héroï({ue des soldats de la Défense de Paris, est chronologiquement le dernier tableau de cette série, et en constitue l'œuvre la plus importante, la plus populaire.

Détaille a pris pour thème de la com-

^ position cette phase

de la bataille du - 2 décembre, ([ue

résume ainsi, dans la « Défense de Paris » ,

^ ' le général Duci ot :

« Neuf heures, Champigny se for-

CROQUIS y ^

, ,0 ,x titie. JiC tieutenant-

(CAMP DE SAINT-GERMAIN. i i ■ ■ ^- . J ^

DESSIN POUR '<- CH\Ml>I(i\Y

DESSIX POUR « CHAMPIGNY

Page 1