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SUR LA TAMISE

■agi; 1) ALBUM

sacs et de tonnelets. Les pipers et les Highlanders de Parkust barraks lui fournissent matière à de nombreux croquis et esquisses, fourmillant de notes, avec toutes les parties, si compliquées et si diverses, comme nuances et dispositions, suivant les clans, de leurs pittoresques uniformes. Puis, ce sont les musiciens de Trafalgar square et de la Tour de l^ondres, qu'il croque finement en quelques coups de crayon, alertes et expressifs, avec les types les plus caractéristiques de la foule. hommes, femmes et enfants, bourgeois et ouvriers, — qui les écoute avec plaisir ; et, à Hyde-Park, les cavaliers, les amazones, les promeneurs et les désœuvrés, dont il note, avec esprit, les aristocratiques physionomies.

De ces études sortiront trois tableaux : « Les Scott's-guards revenant de l'exercice », « La Tour de Londres », « Un bureau de recrutement près du Parlement » .

Ensuite, l'île de Wight, Cowes, le centre

de la vie mondaine d'été, l'attirent; ses carnets nous en montrent les coins plaisants, la rade avec les nombreux yachts à l'ancre, les promenades et les parcs pleins d'une foule élégante; mais, ici comme là, l'armée a toutes ses préférences; et, de cette excursion il rapporte « Les Highlanders à l'île de Wiglit » , et « Le piper du ^-i" Highlanders » .

Enfin, en 1896, il peint les portraits équestres de L. A. R. le prince de Galles et le duc de Connaught, dirigeant les manœuvres d'Aldershot. « J'ai eu l'intention, me déclarait l'artiste, répondant in petto aux critiques professionnelles dirigées contre la composition de cette toile, de faire un portrait comme j'entends ce genre, un portrait se mouvant dans un milieu réel, au lieu de la convention du fond noir. »

Le prince de (jalles a offert la toile à la reine Victoria pour son jubilé; et, par une délicate attention, la reine a décoré l'artiste, au titre de soldat anglais, de la médaille de ce jubilé.

Tous les tableaux de cette série ont eu du succès en Angleterre, bien que l'esthétique et la manière de Détaille soient l'antithèse de celles des artistes anglais. On a été surpris sans aucun doute, mais charmé en même temps, d'une peinture aussi animée, aussi suggestive, sans qu'il y entre ni sentimentalité, ni philosophie; claire, éclatante, tout en présentant des qualités de finesse et d'harmonie peu familières au public, mais auxquelles il n'est point resté insensible par suite de son goût instinctif pour la couleur; et, qui surtout montre une exacte et intense vision de la vie militaire anglaise, dans son originalité et dans sa grandeui .

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