EN ANGLETERRE
énergique et fier. C'est ainsi qu'on en a fait le soldat, dont le maréchal
Bugeaud, qui s'y connaissait, a pu dire : « L'infanterie anglaise est la première du monde, » en ajoutant, il est vrai, avec malice, au témoignage du duc d'Aumale : « Elle est peu nombreuse, heureusement ».
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En dépit de la beauté des types qu'on trouve dans cette armée, de l'originalité et de la fantaisie pittoresque des uniformes conservés par ce culte des traditions qui, en Angleterre, s'allie toujours à la préoccupation du progrès, l'École anglaise n'a pas accordé encore une grande attention à la peinture militaire, parce que cette école en est avant tout à un art d'intimité, de sentiment, d'intentions subtiles et même mystérieuses, alors que la représentation des collectivités, de la vie extérieure et active, n'est possible qu'avec le naturalisme, la franchise et la simplicité. Et, c'est ainsi que revient à un artiste français le mérite d'avoir, le premier, représenté l'armée anglaise avec vérité, en une série de compositions d'une haute valeur d'art.
Pendant son séjour au camp d'Aldershot, Détaille exécuta de très noml)reux croquis, dessins et esquisses à l'aquarelle : Vues d'ensemble de troupes à l'exercice, paysages
de camp, manœuvres, types d'officiers et de soldats, détails d'uniformes, d'équipement, de matériel, etc., qui se sont résumés dans le tableau : « Life-guards aux manœuvres d'Aldersliot ». Avant le départ de leur hôte, les officiers du bataillon du Rifle brigade ont tenu à conserver de leur spirituel et aimable camarade de camp un souvenir d'art. Ce bataillon possède un livre d'honneur où sont inscrits les noms et titres de tous ceux qui l'ont commandé depuis sa formation, les faits d'armes qui l'illusavec des dessins origireprésentant les tenues
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CROQUIS A HYIIK-PARK
successives du corps. Détaille, gracieusement invité à mettre son nom sur ce livre, a accompagné sa signature d'une aquarelle figurant un soldat du bataillon.
Après les manœuvres d'Aldersliot, de retour à Londres, l'artiste se consacra à l'étude de la vie de garnison dans la grande cité. Ses carnets sont remplis de croquis et dessins exécutés dans la caserne des Scott's-guards, à Hyde-Park, à Regent's-Park bai raks, à Parkust barraks, etc. Aux Scott's-guards, c'est le départ pour la parade de Saint-James, la réunion des tambours, des fifres
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