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LE REPOS PEND A M LA MANOEUVRE

bon paysagiste d'ailleurs, ~ et nullement embarrassé fie loger ses ligures en l)on air, sur un terrain solide, à l'ombre (le vieux arl)res. Son souvenir du camp de Saint-lMaur est le coup d'essai d'un jeune Cid ni plus ni moins. » Tliéopliile Gautier se montre aussi entliou- ^ siastc : « Quelle finesse, quelle observation, (|uelle entente des allures militaires chez ce jeune homme qui est un maître à l'âge oii les an- très ne sont encore que des élèves ! » I^es bonnes lees ont entouré le l)erceau du peintre. Dès ses débuts, il est encouragé, et loué ; personne ne l'at- taque ni même le discute, l/licure est dan- gereuse. l^es difficultés font la force; la lutte croqus dirige la vie du côté de

I ' 1* ' 1 n 1 (camp de sAiNT-MAun)

la réalité, seule féconde ; la souffrance est le but

qui empêche l'imagination d'aller se perdre dans les hauteurs, oii l'on ne peut plus respirer. Hier, j'en montrais en Puvis de Chavannes l'exemple superbe. Mais, il \ a, en ce jeune artiste, un tempérament solidement trempé, que le succès, à l'Iieure des griseries faciles, ne seml)le pas avoir plus surpris et troublé que ne l'aurait fait, sans j aucun doute, un échec. Et, toute sa vie, jusqu'ici, il montrera Fimpas- , sihilité, calme, énergique et souriante, - dont son visage est le reflet, — que donnent la confiance en soi, inspirée par l'amour du travail, et par l'habitude de la volonté; j la fixité d'un but pratique : faire son métier de peintre avec honneur; et, j l'adoption décisixe d'un idéal (jui j a de la grandeur : peindre l'histoire j militaire de son pays.

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