UN OEUVRE INTIME
sourires v a i ii queiirsà l'adresse des belles, et
(I ironie gogue-
narde ponr les nobles et po ii r les bourgeois; i nipassi l)les et majestueux, ils caracolent au travers des boulets de canon qui
balayent et broient tout aiilonr d'eux, mais les respectent. I^es cm'és les confessent; et, ils rossent les moines qui ne veulent pas recevoir leurs billets de logement, ou célèbrent fraternellement avec eux, verre en main, la victoire.
Ce sont ensuite des scènes humoristiques de promenades, de soirées et de Ijals, oii des généraux de Gérolstein discutent avec des colonels Ramollot, des coquebins à fières moustaches flirtent et dansent avec des Agnès mûres et des Céliniènes sur le retour; puis, des adapta-
tions ingénieuses, monde militaire de jours plaisante Gras et des IMaides Vieux, pour la et l'amour. Mais, d'idées, l'humofréquemment (hi et de la g race , œuvre de composioriginalité et d'une Il dessine un faut ». Sur le
spirituelles, au l'éternelle et toulutte sociale des gres, des Jeunes et ibitune, la gloire ( bi n s cet ordre liste bifurquera coté tlu sentiment enrichissant son tions d'une délicate fantaisie exquise, jour « Rêve d 'Enberceau, la mère
i6() DETAILLE
avait mis la l)oîte des soldats de plomb; le marchand de sable a passé avant qne l'enfant l'ait ouverte. Dans son sommeil, il réve d'une bataille. Alors, les soldats de plomb quittent leur boîte, escaladent les collines de la couverture, en franchissent les vallons, et se mettent en position sur le haut plateau de l'oreiller. L'artillerie dresse ses batteries; l'infanterie se forme en carré, la cavalerie se déploie sur les ailes. La bataille s'engage; elle sera gagnée à coup sûr : Dans le ciel brille le soleil d'Austerlitz, irradiant le chapeau à plume blanche, les épaulettes et l'épée à glands d'or de général, suspendus à la flèche du berceau.