M0\ CHER ET DIGNE AMI
J'ai heureusement reçu de Breuning ta seconde lettre ; je suis encore trop faible pour y répondre, mais tu penses
(j) Louis XVIII.
bien que j'approuve tout son contenu. ;\ia guérison , si je puis m'exprimer ainsi, va très lentement. Il est à présunaer qu'une quatrième opération sera nécessaire, bien que les médecins n'en parlent pas encore. Je me résigne en pensant que tout mal amène souvent (jueliiue bien
Combien de choses je voudrais te dire aujourd'hui , mais je suis trop faible. Je ne puis que t'cmbrasser dans ma pensée ainsi que la Léonore. Je suis avec une amitié et un attachement sincères pour toi et pour ta famille,
Ton vieux et fidèle ami , Beethoven.
Cette lettre, écrite par une main inconnue, sous la dictée de Beethoven, fut la dernière que le docteur Wegeler reçut de son ami. Six semaines plus tard Beelhoveu n'existait plus ; il est mort le 2G mars i827.