LAN ES
La différence ne serait donc ici que de 5 gr. 32.
Les divergences si considérables des auteurs allemands nous paraissent le fait surtout de la méthode un peu élémentaire qu'ils ont appliquée. La comparaison colorimétrique de deux solutions est difficile à faire à « l’œil nu ». Les nuances échappent.
En outre Zweifel dont les résultats paraissent se rapprocher le plus de la vérité, attribue ces divergences à ce fait, que les auteurs ont dilué du sang en partie coagulé, non défibriné.
Les caillots ont entraîné au fond du récipient une grande partie de la matière colorante, qui a de la sorte échappé à l’analyse colorimétrique,
CHEVALLIER Fe
Voici comment procède M. Nicloux, chef de laboratoire suppléant à la clinique Tarnier :
I. On recueille dans un verre à pied un échantillon de sang du cordon, après la section de ce dernier. On le défibrine avec soin par un battage de cinq à six minutes; puis on le dilue. Une goutte d’ammoniaque est ajoutée à la solution pour dissoudre l’hémoglobine. On filtre.
II. Immédiatement après la délivrance, le placenta (non exprimé) essuyé, débarrassé de ses caillots, est pesé. On prélève à l’aide d’un scalpel un échantillon placentaire de 20 à 40 grammes en moyenne, en ayant soin d’intéresser le placenta dans toute son épaisseur. Il faut obtenir une dilution de tout le sang que renferme cet échantillon.
Pour cela après avoir noté son poids par la double pesée, on malaxe le fragment placentaire au-dessous d’un jet intermittent d’eau distillée, on recueille le liquide de lavage. D'abord très coloré, il devient de plus en plus clair. On continue l’opération jus- -
qu'à ce que l’eau qui s’écoule soit absolument incolore, il ne reste plus alors dans les doigts que la trame pâle du tissu placentaire. A ce moment, tout le sang que renfermait l'échantillon est dilué dans l’eau de lavage. On note le volume du mélange, on ajoute uné goutte d’ammoniaque et on filtre.
En possession de tous ces éléments nécessaires, M. Nicloux compare les deux solutions colorées au colorimètre de Duboscq. La colorimétrie qui jouit d’une assez mauvaise réputation, donne des indications précises et exactes, lorsqu'on prend certaines précautions, que nous signalerons plus loin.
Le colorimètre de Duboscq qui a servi à nos recherches est un appareil composé essentiellement de deux godets, destinés à contenir les liqueurs à examiner, et dans lesquels plongent deux colonnes de verre prismatiques. Les rayons lumineux réfléchis par un miroir mobile situé au-dessous des godets, traversent ces derniers dans leur axe, puis sont amenés au contact par deux parallélipipèdes en verre surplombant les cylindres plongeurs. Les deux faisceaux en contact sont observés ensuite au moyen d'une petite lunette située au-dessus des parallélipipèdes réflesteurs. Chaque cylindre plongeur est soudé à un vernier, en regard duquel est une échelle divisée en millimètres. Lorsqu'on a obtenu deux teintes absolument semblables (et ici les nuances sont faciles à saisir), on lit les divisions indiquées par chacun des deux verniers. Ces divisions donnent en millimètres et en dixièmes la distance qui sépare le fond des godets de la face inférieure du prisme plongeur. Soit p le poids