‹ Détermination De La Quantité De Sang Restant Dans Le Placenta Après La DélivranceChapitre 7 sur 9 · SON · texte numérisé non relu

SON

de matière colorante contenue dans 100 centimètres cubes de la solution de sang du cordon et e l'épaisseur sous laquelle cette solution donne une teinte donnée quelconque. Soit e l'épaisseur sous laquelle la solution à doser présente la même teinte.

Appelons ? et ? les intensités de coloration; il est évident que si la solution étalon présente la même coloration que la solution à doser sous une épaisseur moitié moindre, c’est qu'elle est de moitié plus colorée, de moitié plus riche en liquide sanguin. Les intensités sont en raison inverse de l'intensité de coloration des solu-

tions.

CETTE CARE e 27 Par conséquent — — — € P æ représentant le titre de la solution à doser. 6 PE d'où æ — —— e Si nous faisons p —1, nous aurons:

e LM D

Pour que les résultats soient exacts, il faut que la réaction colorée se produise proportionnellement à la quantité de sang en présence dans la liqueur. La vérification est facile ; en opérant sur des dilutions diverses de sang, on voit que la coloration est exactement proportionnelle à la dilution.

SLT MERS

Connaissant le titre de la dilution, c'est-à-dire le poids du sang contenu dans l'échantillon placentaire, on peut facilement connaître le poids du sang que renferme le placenta tout entier.

Telle est la méthode que nous avons appliquée.

Il est un certain nombre de précautions que nous avons prises et que nous tenons à signaler.

En principe le sang du cordon qui sert comme terme de comparaison devrait être renouvelé pour chaque expérience ; pratiquement il suffit de le renouveler une fois par Jour, à moins que les recherches portent sur une femme très anémiée.

Les solutions doivent être examinées au colorimètre dans les heures qui suivent leur filtration ; plus tard l’oxyhémoglobine se réduit et donneàlaliqueur une teinte foncée. On peut remédier toutefois à cet inconvénient en oxydant la solution par agitation dans un tube à essai.

« Il ne faut pas oublier que la colorimétrie ne conduit à des résultats exacts que si elle porte sur deux liqueurs de concentration assez voisine. Il est toujours facile de se placer dans cette condition, il suflit de diluer ad libitum.» (Lapicque) (1).

Dans notre cas, nous avons dilué le sang du cordon

(1) Lapicqux. — Observations et expériences sur les Mutations organiques du fer chez les vertébrés. T'hèse de doctorat ès-sciences naturelles. Paris, 1897.

PHONE

à 1 p. 20 et à 1 p. 15, et nous avons ramené le volume de l'eau de lavage à 100 cmc. dans la plupart des cas. De la sorte nous avons obtenu des chiffres dont le rapport moyen s'élève très rarement au-dessus de 3.

Pour effectuer la comparaison des teintes au colorimètre, il faut être placé dans de bonnes conditions d'éclairage ; une lumière artificielle intense est préférable à la lumière naturelle. On saisit alors les différences de nuances les plus faibles.

Enfin pour chaque solution, il est bon de faire plusieurs lectures colorimétriques, en faisant varier les teintes, et de prendre la moyenne.

Dans ces conditions on obtient des résultats rigoureux.

Nous avons réuni dans le tableau suivant les résultats

de nos recherches. Nous y avons noté tout ce qui nous

a paru susceptible de faire varier d’une façon plus ou moins nette la quantité du sang placentaire résiduel.

1) Le poids et le sexe de l'enfant.

2) La durée totale du travail.

8) Le temps écoulé entre l’expulsion du fœtus. et le moment de la délivrance.

4) Les particularités du placenta.

5) L'état pathologique de la mère.

Puis vient le détail des opérations ; les deux dernières

colonnes font connaître la quantité de sang trouvée =. par rapport au placenta, et pour 100 de tissu placen-

taire.

Presque tous les placentas que nous avons examinés à la Clinique Tarnier étaient normaux. Nous nous sommes attachés surtout à fixer la richesse normale du placenta en liquide sanguin, laissant à d'autres, mie u

Lhope

placés que nous, le soin d’éludier les variations pathologiques de cette richesse.

Pour faciliter la compréhension de notre tableau, nous donnons le protocole détaillé d’une de nos expériences ; le n° 339 par exemple.

Le poids du placenta est de 595 grammes. Nous avons prélevé un échantillon placentaire de 35 grammes. Ce dernier malaxé et lavé a donné une solution colorée mesurant en volume 94 cent. c. Cette solution comparée à l’aide du colorimètre de Duboscq à une solution de sang du cordon au quinzième, nous a donné égalité de teinte. (On prend naturellement toutes les précautions indiquées aux pages 17, 18 et suivantes, addition d’ammoniaque, filtration, etc.)

re lecture — 7" 9 pour 8" de la solution de sang au 1/15° AMeCIUTO 0) NE DORE 21 — 9 lecture PARIS tbOURAtE —

Ces chiffres nous donnent les rapports suivants : 2,6; 2,7 ; 2.8. Nous prenons le rapport moyen, 2,7. Divisant alors le volume de l’eau de lavage par 2,7, et le résultat par 15, nous obtenons la quantité de sang contenue dans l’eau de lavage, et par suite dans l’échantillon placentaire. 94

Page 1