‹ Détermination du coefficient de viscosité de l'eau en valeur absolueChapitre 8 sur 21 · AUS · texte numérisé non relu

AUS

La coupe de cette pièce intérieure seule est représentée figure 10.

Le cylindre B, que dans la théorie nous avons appelé

Fig 48:

cylindre extérieur, tourne dans un manchon qui lui sert de

guide. Comme les ajustages concentriques sont impossibles à réaliser avec précision pour des ajustages cylindriques, les

frottements se font sur deux portées coniques 1 et 2 (fig. 7). La pièce A est formée d’un manchon en bronze qui sert de

support à tout l'appareil,

Le cylindre B est maintenu en place par un cylindre portant un rebord F, qui se visse sur le manchon A. Le cylindre B repose sur F par l'intermédiaire d’un roulement à billes ; de cette façon, F étant convenablement réglé, B peut tourner à l’intérieur de À sans aucun jeu et avec un frottement très faible.

Trois vis, non représentées sur la figure, permettent d’immobiliser la pièce F lorsque le réglage est réalisé.

La partie intérieure CDE est constituée par les cylindres de garde C et E et le cylindre suspendu D (ce cylindre suspendu est le cylindre que, dans la théorie, nous avons appelé cylindre intérieur).

La figure 10 en donne une coupe.

Le cylindre de garde C s’ajuste dans l'ouverture supérieure dé À, où il est fixé par un écrou H (fig. 7} Il est parfaitement concentrique à À et B (voir plus loin : Construction).

La pièce C est évidée à droite et à gauche jusqu’au niveau Æiy1, pour permettre le passage de la barrette servant de support au cylindre suspendu D (fig. ro). On se rend compte de la disposition de ces évidements par les coupes aux niveaux xy et Æiy1 (fig. 10, 11 et 12).

Le cylindre de garde inférieur E s’ajuste très exactement à frottement mi-dur sur la partie inférieure de C, où il est fixé par un système à baïonnette qui ne peut se monter que dans une position.

On voit (fig. 10), pièce E, la forme donnée à ce cylindre de garde.

Ce cylindre de garde E est percé dans sa longueur d’un canal qui permet à l’eau de pénétrer à l’intérieur au moment

du montage de l'appareil.

Ce canal est assez long pour que, pendant les mesures, le mouvement ne puisse se transmettre par viscosité à l'intérieur du cylindre suspendu.

Pour avoir la certitude que cette condition était bien réalisée, un certain nombre d’expériences ont été faites en fermant le canal en question par une toile métallique fine ; je n'ai jamais observé de variation dans les mesures.

La pièce A (fig. 7) est percée de trois fenêtres sur une partie de sa hauteur (en face du cylindre suspendu D), pour permettre de voir ce cylindre D lorsque le cylindre B est enlevé.

For

Ces fenêtres sont disposées pour permettre à un rayon lumineux de passer d’une fenêtre à l’autre en rasant le cylindre suspendu, de sorte qu’on peut viser ce dernier avec une lunette.

A la partie inférieure du cylindre B est fixé un disque G (fig. 7) portant une encoche (fig. 9).

Ce disque permet d'enregistrer électriquement la durée de la rotation du cylindre B.

Les figures 10, 11 et 12 montrent de quelle façon est monté le cylindre suspendu D.

La tige T (fig. 13) sur laquelle est fixé le miroir M, est

ajustée sur une barrette J découpée dans un disque qui est lui-même ajusté sur des portées réservées sur le cylindre. Nous verrons, au moment de la construction, les précautions prises pour que cette tige soit parfaitement concentrique au cylindre.

L'extrémité supérieure de T est percée d’un trou très fin, dans lequel passe le fil de suspension, qui est fixé par une petite goupille.

Ce trou a de o mm. 10 à o mm. 15 de diamètre, suivant les fils employés. Il est très exactement dans l'axe de la tige.

K || Comme on ne peut pas facilement percer :

des trous aussi fins sur une longueur de plus de o mm. 2 à o mm. 3, on a ajouté une pièce intermédiaire K (fig. 13) de

1 mm. de diamètre, que l’on change sui-

vant le diamètre des fils employés. es.

Les pièces dont nous venons de donner

une rapide description sont les parties fondamentales de

notre appareil, puisque ce sont ces pièces dont nous devons

déterminer les dimensions.

Voyons comment nous avons pu les réaliser.

Construction. — La construction a été faite sur un tour Ernault n° 3 de 15 cm. de hauteur de pointes. Le bulletin de vérification de ce tour n’accorde aucune tolérance sur le faux rond de l’arbre et l'erreur relevée sur une broche en l'air à une distance égale à la hauteur de pointe ne dépasse pas 2/100 de mm. J'ai d’ailleurs vérifié l'exactitude de cette affirmation, à l’aide de la machine à diviser qui m'a servi à faire mes mesures et dont je parlerai plus loin.

Cette machine, dont les divisions correspondant à une avance de 1/500 de mm. ont environ 1 mm. de longueur, ne

m’a pas permis de voir de faux rond sur une pièce massive de 5 cm. de diamètre tournée en l’air.

L'erreur sur une broche est un peu plus de 2/r00 de mm. pour une longueur de 15 cm. Ce cône très faible n’est pas gênant pour moi; j'ai cependant toujours eu soin de placer les cylindres intérieur et extérieur de mon appareil de façon que l'épaisseur de la couche liquide reste constante.

Comme je l'ai dit, j'ai été conduit à adopter un ordre déterminé dans la construction des pièces. Cet ordre est imposé par la nécessité d’ajuster certaines pièces sur d’autres et aussi par ce fait qu’une pièce doit être terminée sans être enlevée du tour.

Il est, en effet, extrêmement délicat de centrer sur le tour une pièce avec une précision de l’ordre de 1/100 de mm.

Toutes les pièces ayant été prises dans des blocs pleins et le dégrossissage étant assez long, ce travail a été fait à l'avance pour toutes les pièces. Avant de terminer définitivement une pièce, j'ai toujours eu soin de la laisser refroidir et de vérifier le serrage des coussinets du tour, pour éviter tout jeu dans la broche pendant les dernières passes. Ces dernières passes doivent être extrêmement faibles : 1/100 à 1/50 de millimètre.

Les divisions du tambour de la vis du chariot du tour ont 3 mm. de large et correspondent à un déplacement de 1/10 de mm.; on peut donc facilement apprécier le 1/100 de mm.

Les dernières passes se font à grande vitesse avec l'avance la plus faible (1/10 de mm. par tour).

La dernière passe de toutes est faite en allant, puis en revenant, sans rien changer au réglage, de façon à croiser les hélices.

De plus, pour cette dernière passe, il faut un outil affûté en rond et non plus un peu pointu, comme pour le dégrossissage; de cette façon, les hélices se recouvrent et on obtient une surface parfaitement polie.

Si on suppose que le rayon du tranchant de l’outil est 1 cm, et l'avance 1/10 de mm., l'hélice a une profondeur inférieure à 1/1000 de mm.

Ordre adopté dans la construction (fig. 7 et 10). — Les diverses pièces ont été construites dans l’ordre suivant : pièce E, pièce C, pièce A, pièce B, pièce F, enfin cylindre suspendu D.

Pièce E (fig. 7, 10 et 14). — C’est le cylindre de garde inférieur.

La pièce est exécutée au profil représenté par la figure, l’intérieur est soigneusement alésé au diamètre désiré. Le diamètre extérieur est laissé un peu fort (1/20 de mm. en plus environ), nous allons voir pour- | quoi tout à l'heure. On achève cette Fig. 14 pièce en découpant les deux crans de NE la monture à baïonnette, on les dispose de façon à rendre le montage possible seulement dans une position.

Pièce C (Hg. 7 et ro). — Cette pièce est d’abord percée de bout en bout au diamètre convenable. On amène la partie servant de cylindre de garde supérieur au diamètre cherché un peu fort (1/20 de mm. en plus).

L'extrémité est ensuite amenée au diamètre exact de l’intérieur de la pièce E, qui est ajustée très soigneusement et fixée par le système à baïonnette ; la pièce E étant fixée, on amène les deux cylindres de garde au diamètre convenable par une seule passe.

Ensuite on alèse soigneusement la partie qui doit pénétrer dans la pièce A, en lui donnant un très léger cône (une fraction de degré), puis on dresse par une passe transversale la partie qui doit s'appuyer sur le fond de A. C'est en grande partie de la précision de ces deux opérations que dépend l'exactitude du centrage des cylindres de garde.

On fait ensuite sans précautions spéciales le filet de vis qui se trouve au sommet de C. On termine cette pièce en découpant le passage de la barrette du cylindre mobile.

Pièce A. — La pièce étant dégrossie et la surface extérieure terminée, on procède à l’alésage des cônes qui serviront de portées au cylindre B (x et 2, fig. 7), l'angle de ces cônes est de 50. On dresse alors soigneusement le fond par une passe transversale et on ajuste la pièce C à frottement demi-dur. Cet ajustage est facilité par le très léger cône donné à l'extrémité de C. On a soin de dégager l'arête, pour que C vienne bien s’appliquer sur le fond de A.

On fait ensuite le filetage à l'extrémité de A. Avant de sectionner la pièce, on dresse la partie supérieure par une passe transversale ; de cette façon, si on place cette surface horizontale, on sera certain que l’axe des cylindres sera vertical.

On achève la pièce en découpant les fenêtres dont il a déjà été question et en perçant trois trous au-dessus de l’espace libre entre les cylindres.

Ces trous serviront à se rendre compte du niveau du liquide à l’intérieur et à introduire une pince thermo-électrique dans la couche liquide, quand nous voudrons faire des vérifications de température.

Pièce B.— C'est le cylindre extérieur, qui, par sa rotation, entraine le cylindre suspendu. Le métal de cette pièce a été particulièrement examiné ; il est parfaitement homogène et la surface intérieure a été obtenue absolument nette, ce qui était indispensable, puisqu'on est obligé de mesurer très exactement le diamètre.

La pièce dégrossie est montée sur le tour et alésée très soigneusement au voisinage de 6 centimètres de diamètre, avec toutes les précautions indiquées précédemment. On tourne ensuite les cônes (1 et 2, fig. 7), en se réglant sur la pièce À dont les fenêtres permettent de suivre le travail. On achève l’a] ustage par un très léger rodage.

Enfin, on dresse la surface portant sur le roulement à bille

et on réserve une amorce de tige sur laquelle sera fixé le disque destiné à l'enregistrement électrique des tours.

C’est aussi par cette tige que l’on transmettra le mouve- : ment de rotation.

Pièce F. — Le filetage de cette pièce est fait en se réglant sur À. Le logement des billes est en forme de V:

Cylindre suspendu (1). — J'ai construit en tout 10 cylindres ; 5 seulement m'ont servi à faire des mesures, J’ai, à la fin de mes expériences, conservé seulement deux de ces cyhndres.

J'ai rencontré dans la construction de cette pièce un certain nombre de difficultés, qu’il me semble bon de signaler.

Le cylindre en question a été construit en partant d’un tube en laiton écroui, mi-dur, étiré, sans soudure, légèrement recuit.

Le tube initial avait un peu plus de 6 mm. d'épaisseur.

On a commencé par l’amener, en enlevant du métal à l’intérieur et à l'extérieur, à des dimensions voisines de celles du cylindre que l’on veut construire (2/10 ou 3/10 de mm. en plus).

Pour achever le travail, au lieu de prendre le tube dans un mandrin, ce qui amènerait inévitablement des déformations, on colle le tube avec de l’arcanson sur un cylindre en bronze tourné au diamètre voulu. On alèse alors soigneusement au diamètre cherché, à 2/100 ou 3/100 de millimètre en plus, puis on amène l'extérieur au diamètre cherché également à 2/100 ou 3/100 en plus. On constate alors que l'intérieur ne tourne plus rond ; le fait d’avoir enlevé de la matière à mis

(1) J'ai passé un temps très long à m'assimiler un certain nombre de tours de main connus seulement d'un petit nombre de mécaniciens de haute précision, qui gardent jalousement leurs procédés ; je n’en suis que plus reconnaissant à M. LeçuirLon, constructeur d’horloges d’observatoire, d’avoir bien voulu m'en indiquer quelques-uns.

en évidence des tensions intérieures qui se traduisent par nne déformation, qui est très sensible pour les tubes minces-

Ce fait est bien connu des constructeurs d’horlogerie de précision, qui rectifient leurs roues seulement après les avoir

découpées.

io 15:

La difficulté consiste donc à équilibrer les passes extérieures et intérieures, de façon à arriver au diamètre cherché par

passes aussi fines que possible.

Fig. 16.

Avec les mêmes précautions, on réserve à l'extrémité une. légère portée (fig. 15); c’est sur cette portée que viendra s'appuyer la barrette portant l’axe sur lequel est fixé le fil de torsion.

On sectionne alors le cylindre un peu plus long qu'il ne faut (1/10 ou 2/10 de millimètre en plus).

Pour rectifier l’extrémité et amener le cylindre à la lon-

gueur convenable, on tourne un mandrin en bronze exactement du diamètre intérieur du cylindre (fig. 16).

Ce mandrin a été évidé au milieu, de façon à pouvoir ajuster le cylindre sans forcer et cependant sans jeu.

L'extrémité terminée du cylindre vient s'appuyer sur la base du mandrin, qui a été dégagée et dressée par une passe transversale, On tourne alors l'extrémité libre du cylindre et on l’amène à la longueur désirée, c’est-à-dire un peu plus de 1/10 de mm. en moins que l’espace qui sépare les cylindres

de garde.

Fig. 17.

On procède ensuite à la confection de la barrette qui doit être ajustée dans le cylindre et servir de support à l’axe (fig. 17).

Cette barrette est prise dans une plaque de laiton écroui et légèrement recuit, que l’on dresse sur le tour de façon à lui donner l'épaisseur voulue et des faces parallèles.

Dans les premiers cylindres essayés, les barrettes avaient une épaisseur de 12/10 de mm. environ, épaisseur qui a été portée à 30/10 de mm. pour les cylindres définitifs.

Le découpage une fois fait, on rectifie la surface extérieure, pour pouvoir l’introduire à frottement dur dans le logement réservé à l’extrémité du cylindre.

Le trou central est percé au moment de cette rectification

et soigneusement alésé de façon qu'il soit parfaitement concentrique à la surface extérieure.

L'axe que l’on fixe sur la barrette ‘fig. 13) a 6 em. 5 de longueur et 3 mm. de diamètre, il porte à son extrémité inférieure un rebord de 11 mm. de diamètre et un ergot central qui s'engage juste dans le trou central de la barrette.

L'autre extrémité de l’axe est percé d’un trou portant, comme nous l’avons dit, un intermédiaire dans lequel se fixe le fil de suspension.

La construction de cette dernière pièce nécessilait un petit tour d’horlogerie que je ne possédais pas ; elle a été construite avec toute la précision désirable par M. Leguillon, constructeur d'Horloges d’Observatoire.

? Au sommet de l’axe, on dispose le sup-

port du miroir (fig. 18): il est formé d’un

Fig. 18. croisillon en laiton monté sur un petit tube

qui s'emmanche sur l'axe. Il a été construit

de telle façon que, le miroir étant en place, il est équilibré par rapport à l'axe du cylindre.

Les difficultés que j'ai indiquées au sujet de la construction du cylindre suspendu, se sont également rencontrées dans la construction des anneaux destinés à la mesure du moment d'inertie de ce cylindre (voir plus loin fig. 34). Ces anneaux, dont j'ai été amené à construire toute une série de poids variables, ont été construits avec les mêmes précautions, pour éviter les déformations et le faux-rond ; je reviendrai sur la question au moment de la détermination du moment d'inertie.

Au-dessus de l’écrou H (fig. 7) qui fixe la pièce C à la pièce À, on peut fixer un autre écrou portant un tube de 3 centimètres de diamètre en laiton épais et bien rigide.

Ce tube peut être de longueur variable, suivant le fil de suspension que l’on veut employer. À l'extrémité supérieure de ce tube, on fixe une pièce qui joue un rôle capital dans le

DÉTERMINATION DU COEFFICIENT DE VISCOSITÉ DE L'EAU 33 réglage de l'appareil ; cette pièce sert au centrage du cylindre suspendu.

La figure 19 en donne une coupe.

Cette pièce est constituée par Q une masse de bronze N'que l’on a évidée au tour, de façon P à lui donner la forme d’une cuvette dont le fond est bien plan. Dans cette cuvette, peut se déplacer sans aucun jeu un

disque O, maintenu en place par un couvercle vissé sur N.

Trois vis permettent de dé-

placer latéralement O et de le

fixer dans une position donnée. La pièce O est traversée par un tube que l'on peut immobiliser par une vis. A l'extrémité U sera fixé le fil de

suspension.

Au lieu de fixer directement le fil de suspension sur U, jai été conduit à'le souder d’abord à une petite tige de laiton de 12/10 de mm. de diamètre et de 1 cm. de longueur environ. Cette petite tige est

percée sur le tour d’horloger

d'un trou centré, dans lequel

ie no:

on soude le fil de suspension, Cette tige s'engage dans un trou de même diametre percé dans U (fig. 20), et elle est fixée à l’aide d’une vis. Cette façon de faire rend le maniement du fil de suspension beaucoup plus facile.

Ce procédé serait certainement très pratique pour tous les 5)

appareils possédant un fil de suspension et principalement pour les galvanomètres.

On peut déplacer verticalement et très doucement la pièce U, en agissant sur le bouton Q qui commande U par l'intermédiaire d'une vis R au pas de o mm. 25 (fig. 20). U porte une partie plate sur laquelle repose un ressort dur S qui lui permet de se déplacer sans tourner et sans Jeu.

L'appareil que je viens de décrire est que ]

fixé par trois vis sur un solide trépied

en fer. Ce trépied est scellé dans un

“bloc triangulaire en pierre de taille, très

lourd, qui porte trois vis calantes avec

contre-écrou. Ces vis sont au pas de

1 mm. Le bloc de pierre a 5o cm. de

côté et 15 cm. de hauteur; il repose

sur un tabouret entretoisé très stable,

sous lequel on a disposé le mouvement

À d’horlogerie servant à entraîner le cylindre B. On a encore donné plus de sta-

bilité au tabouret en entassant des

V poids de 20 kg. sur la tablette infé-

rieure.

Le trépied et le tabouret sont percés d'un trou qui permet le passage d’une tige à cardan, servant à la transmission

S du mouvement. Cette tige étant à cars dan, il n’est pas nécessaire de réaliser Le l'alignement rigoureux des axes du

£ cylindre et du mouvement, ce qui aurait été presque impossible, les vis étant réservées au réglage de l'appareil Iui-même.

Le croquis schématique (fig. 21) et la photographie (fig. 22) donnent une idée de l’ensemble de l'appareil.

Fig.

Mouvement d’horlogerie servant à entraîner le cylindre B. — C’est un mouvement de phonographe du modèle le plus fort

: (mouvement servant avec les appareils à deux diaphragmes).

Piper

La vitesse de rotation peut varier, en agissant sur le régulateur, de 60 à 100 tours à la minute; J'ai disposé un train

; 4 réduire itesse de 3c d’engrenages (fig. 23) permettant de réduire la vitesse de 5g à 1. Pour cela, l'axe du mouvement porte un pignon de

16 dents qui engrène sur une roue intermédiaire de g6 X 16 dents ; cette roue communique son mouvement à la roue

centrale portant 10/4 dents. On peut ainsi avoir, sur cette roue,

des vitesses de l’ordre de 1 tour 5 à 2 tours 5 à la minute.

La transmission du mouvement au cylindre se fait par une plaque percée de deux trous, qui s'emmanchent sur deux ; #7 ; uges portées par l’engrenage central; de cette façon, on peut avoir une certaine latitude de réglage en hauteur.

Ce mouvement d’horlogerie a été étudié de façon à pouvoir se rendre compte de la régularité de la rotation.

Pour cela, on a disposé un contact électrique (fig. 23) permettant d'enregistrer les tours.

Fig. 23. \

Un autre contact, monté sur le premier pignon et non représenté sur la figure, permet de vérifier la régularité par tour de ce pignon. On enregistre électriquement, sur un système que nous décrirons plus loin, en même temps, les tours du mouvement et les battements d’un pendule donnant la seconde. On mesure ainsi la durée de chaque rotation.

J'ai fait des essais à toutes espèces de vitesse ; je donne, à titre d'exemple, un de ces essais à vitesse moyenne (la plus employée dans les mesures). On prend comme scie des temps le moment de la mise en route du mouvement d’horlogerie (le mouvement étant remonté à fond).

Une bande d'inscription, mise en marche au départ du

mouvement et arrêtée au moment où il s'arrête, donne Îles

nombres suivants :

Durée Durée

Nos des tours le ton Ne des tours de la rotation

| 5 104 13 ur 6 119 14 565 , 142 15 27,250

Ces nombres conduisent à la courbe de la figure 24. On voit que la période reste constante d'un tour au suivant à moins de 1/1000° pour les premiers tours. C'est tou-

Fig. 24.

Jours dans cette région que l’on s'est placé pour faire les mesures. Des courbes de ce genre ont été construites aux divers régimes de marche, mais la plupart des mesures de viscosité ont été faites avec des périodes de l’ordre de 25 à 30 secondes,

Système enregistreur. — Il est constitué par un télégraphe Morse modifié. La molette d’encrage M et le tampon T ont été enlevés (1, fig. 25); à la place de M, on à disposé un

petit cylindre destiné à supporter la bande de papier. Deux

Fig. 25.

plumes, semblables à celles employées dans les baromètres enregistreurs, sont montées (2 et 3, fig. 25) sur deux armatures commandées par deux électro-aimants. Ces plumes

viennent s'appuyer sur la bande de papier un peu en avant

ho : LEROUX

du petit cylindre ; l'élasticité de la bande de papier assure un frottement convenable.

Le cylindre d'entraînement supérieur C a été légèrement évidé, de façon à éviter que son frottement ne brouille les traits des plumes. L'un des électros est commandé électriquement par le battement d’un pendule donnant la seconde ;

l’autre est commandé par le mouvement à mesurer.

CR ne SN Gen D ME rs gs

Fig. 26.

La vitesse de la bande de papier est environ de 2 em. 7 à la seconde. Cette vitesse n’est pas constante. Lorsque le mécanisme est remonté à fond, la vitesse devient voisine de 2 em. g. La variation de vitesse n'influe pas beaucoup sur la

Fig. 27.

précision des mesures, puisque le mouvement est contrôlé toutes les secondes ; il suffit qu'il n'y ait pas de variation sensible pendant la durée d'une seconde, ce qui est réalisé.

La figure 26 donne une idée de l'inscription que l’on obtient. Le trait inférieur donne la seconde, le trait supérieur représente l'inscription de la rotation du pignon du mouvement de phonographe.

DETERMINATION DU COEFFICIENT DE VISCOSITÉ DE L'EAU te:

Thermostat. — La viscosité de l’eau varie beaucoup avec la température ; J'avais donc besoin de connaître très exactement la température à laquelle je faisais mes mesures; je devais, de plus, être certain que la température était uniforme dans toute la masse d’eau en expérience. Mon appareil devait donc être placé dans un thermostat.

Le thermostat que j'emploie est constitué par un réservoir cylindrique en fer-blane, à double paroi, qui enveloppe tout l'appareil.

Ce réservoir (fig. 27) a les dimensions 28 X 24 X 16 cm. Il est étanche et peut être rempli d’eau ou de glace.

Une enveloppe en carton cloisonnée d'ouate (6 couches concentriques) peut l’enfermer entièrement. Cette enveloppe est recouverte d’une autre enveloppe également en carton ouaté, qui recouvre le tube supérieur de l'appareil. Une ouverture de 1 em. de hauteur permet le passage du rayon lumineux allant au miroir; ce rayon passe au-dessus du réservoir à eau. Tous les vides intérieurs ont été comblés par des coussins d’ouate. La photographie de la figure 28 montre l’appareil muni de son thermostat, la partie supérieure étant enlevée pour permettre de voir l'intérieur.

Comme il n'était pas facile de placer, pendant les mesures, le thermomètre servant à mesurer la température directement dans la couche liquide (entre les cylindres), je l’ai placé tout contre le cylindre extérieur; j'ai alors été conduit à vérifier l'efficacité du thermostat et l'égalité de la température entre les cylindres et à l'extérieur. Pour cela, j'ai placé l’une des branches d'une pince thermo-électrique dans la couche liquide et l’autre à la place du thermomètre.

La pince était montée sur un galvanomètre de résistance L w 5, et une déviation de 1 mm. sur une échelle placée à 1 m. correspondait à une variation de température de 010220.

Je donne à titre d'exemple une de ces vérifications.

L'appareil étant monté comme pour une expérience (mais

ne fonctionnant pas), le thermostat est rempli d'eau chaude ; à ce moment la température de la pièce est environ 16°, celle de l’eau chaude 31°; 24 heures après, la température de la pièce est toujours 16° et celle donnée par le thermomètre de

l'appareil 2208; à ce moment, la pince thermo-électrique indique entre la couche liquide et le thermomètre placé comme on a vu tout contre le cylindre et à l'extérieur, une différence de température bien inférieure au 1/10 de degré.

Jai vérifié également que le fait de faire tourner l'appareil ne fait pas monter sensiblement la température pendant la durée d’une expérience.

Le thermomètre que j'employais était un thermomètre à mercure divisé en cinquièmes de degré. Chaque division correspondant à 1/5 de degré avait une longueur de 1 mm., ce qui permettait de lire facilement le dixième de degré.

Ce thermomètre avait été étalonné spécialement par le Laboratoire d'essais du Conservatoire des Arts et Métiers.

L’étalonnage avait été fait de 10 en 10 degrés, avec une approximation de o°02 par rapport au thermomètre normal.

Système optique. — La lecture de la déviation se fait sur une échelle sur verre, divisée en millimètres. La longueur des divisions avait été mesurée à la machine à diviser.

Voici le tableau :

Graduation Longueur Graduation Longueur de la règle en centimètres de la règle en centimètres 0 0 13 12,996 L 0,999 14 13,995 2 1,998 15 14,995 - 3 3,000 16 15,996 | | mA h,000 17 16,996 | | 5 5,000 | 18 17,996 | 6 6,000 19 18,996 | H 7 7,000 20 19,996 | | 8 8,000 21 20,996 9 8,999 22 21,994 10 9999 23 22,095 | 11 10,998 24 23,994 | 12 11,997 25 24,996

Les vérifications, millimètre par millimètre, indiquent des erreurs du même ordre, que l’on peut négliger.

L'échelle était montée sur un support massif disposé de façon que la partie supérieure reste dégagée. Des réglages permettaient de placer l'échelle horizontale et sa tranche verticale. De cette façon, la mesure de la distance de

l'échelle au miroir était plus facile qu'avec le modèle de support employé ordinairement. Le miroir dont je me servais avait 50 cm. de distance focale.

L'éclairage était obtenu par une petite lanterne portant un réticule formé d’un fil de 5/100 de mm. de diamètre, dont l’image se formait sur l’échelle divisée.

L'échelle étant placée dans une position fixe convenablement choisie, on mettait au point et on amenait l’image à l'endroit désiré en agissant sur la position de la lanterne, qui était montée sur un support indépendant.

La température de la pièce où se faisaient les expériences variant relativement peu, on a toujours négligé l'influence de la température sur la longueur des divisions de la règle divisée. Si, en effet, on suppose une variation de température de 10° (supérieure à la réalité), le coefficient de dilatation du verre étant de l’ordre de 107%, pour une longueur de 20 em. la variation serait de 2/100 de mm.; on peut donc la négliger.

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