‹ Détermination expérimentale de la valeur du metre en longueurs d'ondes lumineusesChapitre 45 sur 85 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Pour permettre de les saisir d'un coup d'ieil. on a réuni les résultats de ces études dans hjig- 42 à laquelle on a ajouté le groupe 1) du spectre solaire. De cette figure, aussi bien que des courbes précédemment données, on conclura que la métbode employée dans ce travail permet aisément de séparer des raies dont la distance n'est que la millième partie de celle qui est comprise entre D, et D^, et même de déterminer la distribution de la hunii're dans les composantes

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THÉORIE DE LA VlSiniLlTÉ DES FRANf.ES D'INTERFÉRENCE. l'.'i

isolées. Les conditions les plus favoral)les à une valeur élevée de la visil)iii(i' sont une faible densité et une température relativement basse; on s'est conlormé autant que possible à ces conditions. Dans bien dos cas, la variation de la visibilité due à de petites nioditications dans les conditions de l'expérience montre que chaque substance doit être étudiée soigneusement, dans des conditions aussi variées que possible de température, de pression, d'intensité du courant, de <liamètre des électrodes, de diamètre du tube à vide, etc.

La théorie cinetiijue des i,mz permet aisément d'e\pli(|ucr l'cHét de la pi'cssion et de la température sur la visibilité. En efFet, il n'est pas douteux ([ne ces deux causes sont les plus importantes, sinon les seules, de l'élargissement des raies spectrales et de la diminiilion de visibilité qui en est la conséquence; la pression agit en modihant la période de la source par des collisions fré- (juentes, tandis (|ue la température agit en modifiant la longueur d'onde de la lumière par le mouvement de la source dans la ligne devisee. Si la densité de vapeur est très faible, la première cause peut être négligée; on montrera [)lus loin que, dans le cas de l'hydrogène, il en est ainsi lorsque la pression n'est (jue de un à deux millimètres.

Dans la plupart des cas examinés, la pression était assez faible pour que la décharge ne passât qu'avec difficulté. Si nous supposons, en conséquence, que l'effet des collisions est négligeable, nous pouvons nous proposer de rechercher l'action due au mouvement des molécules dans la direction du rayon lumineux.

Lord Rayleigh a démontré (') que la formule pour la visibilité est dans ce cas

h= ' ~" ^„ • En désiïrnant par v la vitesse de la molécule, par V la vitesse de la lumière, si l'on prend la définition de la visibilité qui a été donnée ci-dessus, cette formule devient

Soit A la différence de marche qui réduit la visibilité à la moitié de sa valeur pour X = o. On peut écrire

ou approximativement

Si nous admettons pour l'hydrogène v = 2000"" par seconde, on aura

1) Lord Hvyleicii, On titc limit to interference when Lig/it /c radiated from moiing Molecules (Phil. Mag., t. XXVII, p. 298; 1889).

Kii négligeant la différence des températures auxquelles les autres substances ont été examinées, différence sur laquelle règne une incertitude assez grande, les vitesses v varieront en raison inverse des racines carrées des masses atomi(jues m, et le nombre d'ondes comprises dans la différence de marcbe pour laquelle la visibilité est o,5 deviendra par suite 225oov«k

Si l'on tient compte des difficultés et des incertitudes du problème, on reconnaîtra dans la Table suivante une concordance remarquable entre les valeurs calculées et celles qui ont été obtenues par Tobservation (').

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