‹ Détérmination indirecte de la Capacité vitale chez l'Homme (Travail de l'Institut d'Éducation physique et du Laboratoire de physiologie)Chapitre 6 sur 25 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Avant d'aborder l'étude de notre sujet, nous voudrions exprimer notre reconnaissance à tous ceux qui ont facilité notre tâche. Nous adressons nos remerciements à M. l’Inspecteur d'Académie S. Jolly, qui nous autorisa l'accès des écoles, à Mile Schwartz et à M. Taris, directrice et directeur de l'Ecole primaire où nous avons pris nos observations, qui toujours nous firent le meilleur accueil et facilitèrent nos recherches.

Nous remercions également M. le Docteur Loubatié, professeur à l’Institut d'éducation physique; M. le Docteur Le Bourgo et à M. le Pharmacien chimiste Quéré, qui nous ont aidé dans l'élaboration de ce travail.

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Capacité vitale chez l'Homme

ë INTRODUCTION

Le sujet de cette thèse nous a été donné par M. le Professeur agrégé Fabre au début de l’année passée à l’Institut d'Education physique de l’Université de Bordeaux, où nous avons suivi ses cours et ses travaux pratiques de physiologie appliquée.

Frappé par le rapport qui devait exister entre la capacité vitale et les variations respiratoires des périmètres thoraciques et abdominaux, il nous confia le soin de mesurer ces diverses valeurs sur un grand nombre de sujets et de concré-

tiser leur rapport dans une formule à la fois pratique et suffisamment précise. On pourrait ‘ainsi, de la seule lecture de quelques chilfres, déduire la valeur spirométrique d’un sujet.

Qu’entend-t-on par valeur spirométrique ou capacité vitale? La cage thoracique est le siège de mouvements qui, peuvent être plus ou moins amples. À l’état de respiration normale, l’amplitude d’oscillation du thorax de part et d’autre de sa position d'équilibre est assez restreinte. On nomme air courant la quantité d'air qui sert au repos à nos échanges respi-

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ratoires; son volume est évalué à 500 cc. environ chez l'adulte noyen. Fe

Si après une inspiration calme, on demande au sujet de faire une inspiration forcée, il pénétrera dans les poumons une certaine quantité d’air appelée complémentaire, dont le volume est d'environ 1 1. 500.

D'autre part, si après une expiration calme, on fait une expiration forcée, on chasse des poumons une nouvelle quantité d'air d'environ 1.500 cc. On nomme cet air air de réserve. * She | |

Même après une expiration forcée énergique, il reste encore dans les poumons une certaine quantité d’air que l’on ne peut parvenir à expulser. Cet air a été appelé air résidual. On l’a évalué à 1 litre 500 environ.

Sous le terme de capacité vitale, on désigne, depuis Hutchinson, la somme de l’air respiratoire courant, de l'air complémentaire et de réserve, c’est-à-dire ce qu’on obtient en faisant suivre l'inspiration forcée d’une expiration également forcée. Pour l’homme adulte moyen, la capacité vitale est d'environ 3 1.5. |

C’est ce volume d’air que nous avons cherché à déduire du rapport des périmètres thoraciques et abdominaux.

Une telle déduction est-elle possible? :

Quels en sont le fondement et le point de départ ?

C’est ce que cette étude a pour but de montrer et d'établir. Elle comprend cinq chapitres. ;

Nous exposerons tout d’abord les données physiologiques qui en ont servi de base et examinerons.les variations de la capacité vitale qu'entraînent leurs modifications pathologiques.

Dans un deuxième chapitre, ñous rappellerons objective-

ment les méthodes utilisées pour la détermination indirecte de la capacité vitale.

Dans les trois derniers chapitres, nous exposerons notre travail personnel : notre technique expérimentale, les données de notre formule et les mesures anthropométriques qui

ont servi à l’établir.

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