‹ Déterminer les rapports qui peuvent exister entre les affections inflammatoires et les affections bilieuses--Apprécier l'influence qu'elles exercent les unes sur les autresChapitre 9 sur 10 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les formes les plus simples sous lesquelles les affections inflammatoire et bilieuse se présentent à nous, sont: la fièvre inflammatoire, l’embarras gastrique bilieux, la fièvre

bilieuse gastrique.

Dans nos climats, il n’est pas certain qu’on rencontre d’autres manifestations de l’affection bilieuse simple. Les descriptions qui ont été données de cet état morbide , doivent être , pour la plupart , rapportées à d’autres affections.

Jusqu’à présent, on peut admettre que ce sont là des lésions purement fonctionnelles du système vivant.

Cependant on démontrera peut-être un jour que, dans ces cas, le sang est altéré.

Quoi qu’il en soit, la différence de nature entre ces états morbides est démontrée par les différences nombreuses que présentent leurs causes , leurs symptômes , et le traitement qu’ils réclament.

Un certain nombre de rapports peuvent être constatés entre eux ; et leur réunion fréquente sur le même individu prouve qu’ils ne sont pas antagonistes.

Lorsque ces deux éléments se compliquent , les symptômes sont souvent plus gravés et rarement atténués.

La rémittence de l’état bilieux détruit la continuité de l’état inflammatoire.

Dans cet état mixte , on démontre fréquemment avec facilité deux sortes de symptômes, deux sortes de causes , etc.

L’un de ces deux éléments peut jouer le rôle de cause occasionnelle à l’égard de l’autre.

La thérapeutique doit être mixte. En général , on attaquera ces deux états morbides presque simultanément , en faisant toutefois précéder les émissions sanguines.

Ces remarques , applicables aux deux affectiens considérées comme éléments, subsistent presque toutes lorsqu’il est survenu des affections d’une autre nature ou des lésions organiques.

Ces dernières lésions sont principalement des fluxions sanguines et des phlegmasies.

Elles peuvent siéger indifféremment dans tous les organes lorsqu’elles dépendent de l’état inflammatoire ; au contraire , celles qui

appartiennent à l’affection bilieuse se localisent de préférence dans l’abdomen.

Dans toute phlegmasie accompagnée de fièvre, il y a augmentation de la fibrine du sang , et ces trois conditions peuvent suffire pour caractériser l’état inflammatoire dans un cas particulier.

Dès qu’une phlegmasie bilieuse est assez intense pour entraîner la réaction fébrile , il y a conjointement état inflammatoire.

Dans les phlegmasies bilioso -inflammatoires, les symptômes de l’un ou de l’autre élément peuvent être dissimulés ; ils deviendront manifestes, dès que les symptômes dominants auront été atténués par la médication appropriée ou par la marche naturelle de la maladie.

Une phlegmasie peut être la cause occa-

sionnelle du développement de l’un ou de l’autre état morbide.

Il n’est pas certain qu’il existe des hémorrhagies inflammatoires ou des hémorrhagies bilieuses.

On a dit, en effet, qu’un organe enflammé ne peut pas être le siège d’hémorrhagies ; en outre , on démontrera peut-être un jour que la pléthore, cause fréquente d’hémorrhagies , ne prédispose pas aux inflammations ; et que beaucoup des symptômes et des effets qu’on attribue à l’état inflammatoire, appartiennent à un état pléthorique coexistant.

Les éléments bilieux et inflammatoire peuvent s’allier à un grand nombre d’affections aiguës, qui n’en sont pas une manifestation pure et simple : dans ces cas , il y a complication.

Les symptômes de ces affections peuvent,

dans le début, se confondre avec ceux de l’état bilieux ou inflammatoire ; mais habituellement le diagnostic est possible,

Dans ces cas divers , la première et quelquefois la seule source d’indication thérapeutique est fournie par les éléments inflammatoire ou bilieux.

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