‹ Déterminer les rapports qui peuvent exister entre les affections inflammatoires et les affections bilieuses--Apprécier l'influence qu'elles exercent les unes sur les autresChapitre 8 sur 10 · chapitre entre les états inflammatoire et bilieux, se · texte numérisé non relu

chapitre entre les états inflammatoire et bilieux, se

retrouvent presque sans exception, quel que soit l’état morbide avec lequel ils se compliquent.

Toutefois, nous ne devons pas nier qu’il existe une certaine affinité entre les fièvres paludéennes et l’état bilieux ; la cause en est peut-être dans ce fait que le foie est souvent congestionné pendant les accès; et l’on comprend que la fièvre devienne ainsi la cause d’accidents hépatiques et même d’un état bilieux en cas de prédisposition (1).

Par opposition aux fièvres paludéennes , le rhumatisme articulaire aigu est bien plus souvent inflammatoire que bilieux. En effet, l’affection inflammatoire est une compagne tellement commune du rhumatisme, que bien des pathologistes ont voulu

(1) Ce serait peut-être ici le lieu de parler de la fièvre jaune, et de rechercher si elle doit être considérée comme une fièvre bilieuse grave, comme une fièvre paludéenne, ou comme une fièvre spécifique avec accidents bilieux portés au plus haut degré. Mais on comprendra ma réserve, lorsqu’il s’agit d’une affection qui ne règne pas dans nos contrées, et au sujet de laquelle je ne pourrais que copier ce qui en a été dit.

les confondre , et qu’aujourd’hui encore c’est une opinion des plus répandues que le rhumatisme articulaire n’est pas autre chose qu’une phlegmasie. Ce n’est point ici le lieu de démontrer la fausseté de cette opinion ; mais il faut avouer que l’affection inflammatoire est assez constante dans le rhumatisme articulaire aigu , pour qu’on doive peut-être la regarder comme une de ses parties constituantes , comme un de ses éléments.

Il n’en est plus de même de l’état bilieux qui s’unit au rhumatisme de la même manière qu’aux fièvres, et qui ne donne lieu à cet égard à aucune considération nouvelle importante. Je dois cependant remarquer (et ceci m’amène à parler de l’influence réciproque des états inflammatoire et bilieux), je dois remarquer, dis-je, que, dans le cas de rhumatisme articulaire aigu , l’affection bilieuse , lorsqu’elle existe , coïncide le plus habituellement avec l’affection inflammatoire. Dans ce cas , ces deux états affectent exactement les mêmes rapports, et ont l’un sur l’autre les mêmes influences que nous avons déjà constatées à l’occasion des diverses maladies bilioso-inflammatoires. Je ne crois donc pas devoir y revenir.

Je dirai à peu près la même chose au sujet de l’union de cet état morbide complexe avec les

fièvres. Les deux éléments de l’affection biliosoinflammatoire s’influencent alors réciproquement de la même manière que lorsqu’ils existent indépendamment d’une autre affection ; et les caractères qu’ils impriment aux fièvres par le fait de leur union , varie suivant la prédominance de l’un ou de l’autre.

Les idées que je viens d’émettre pouvant être appliquées presque sans exception aux diverses affections aiguës, je me bornerai à terminer par quelques remarques sur la réunion des états bilieux ou inflammatoire et des affections chroniques.

L’inflammation joue un grand rôle dans l’histoire des affections chroniques; et pour l’étudier, il serait utile *de distinguer l’action de cet état morbide, en tant que local ou général, en tant qu’aigu ou chronique. Certes , ce serait un beau sujet de travail que d’apprécier l’influence de ces diverses espèces d’inflammation sur le développement des affections chroniques ; que de rechercher les manifestations et les complications inflammatoires de ces affections; que d’étudier l’action exercée par l’état inflammatoire sur la guérison ou l’aggravation de ces états morbides.

Mais ici je suis arrêlé dès l’abord : c’est que je n’ai plus de rapports à noter entre l’affection inflam-

matoire et l’affection bilieuse. Si l’état inflammatoire peut être l’occasion de développements intéressants sur ce point de la science , l’état bilieux , au contraire , est rare avec les affections chroniques , et n’exerce aucune action importante sur elles. Accidentellement, il est vrai, il peut compliquer une affection chronique, soit seul, soit en même temps que l’affection inflammatoire; mais alors il ne présente rien à noter qu’on ne puisse retrouver dans les pages précédentes.

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