‹ Déterminisme et responsabilitéChapitre 21 sur 25 · II · texte numérisé non relu

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tiélils, (lo peine, mais bien d'offenses et feiises. El M. Ferri luî-m<^nie, à cause de ceit ininolojiçie défectueuse, se contredit lorsquil lient tour à tour que la société aie droit de p et que « la société n a pas le droit de punir. Il i peut pas y avoirde jug^e capable d'apprécier lai pabililé morale de son frère- >>.

Pour éviter les erreurs d'interprétation, ji préciser les idées, il serait bon, puisque J'im^ sabilité morale est certaine, de recourir à un au! vocabulaire et d'abandonner les expression^ :< pénalité, responsabilité sociale ou pénale ou tel

L'individu qui commetcles actesdissoMafl/'/t la société au milieu de laquelle .il vit, provtf nécessairement dans cette société un besoin il' réaction. GVst fatal, inévitable. L'activité infc duelle ou collective engendre la véHctivité inèviduelle ou collective. A des modes divers d'acfa répondent des modes variés de réacta. 'f'^* n'avons nul besoin du concept de responsaHil basée sur un libre arbitre, une liberté àerinmi- {çence qui n'existent pas, sur une normame, uiu identité individuelle dont il est impossible deh'f les critères. Il suffit qu'il y ait dissonnance de certains actes pour que la conséquence essoinn répression, la prévention. La réactivité individueU'î ou sociale est la conséquence inéluctable d^^^^'^'''

1 Sociologie criminelle.

* Congrès d'anthropologie criminelle de 1896.

\ individuelle ou sociale. Elle se manifeste par ► procédés de correction, de traitement préveno\i svippressif, si les actes ont détonné dans le lieu, s'ils ont été jugés nuisibles par la majoe des membres de la collectivité.

Nous estimons donc qu'il faut remplacer le terme \ responsabilité sociale par celui de réactivité >ciale, car le concept entendu sous le premier ;rme ne correspond pas à Tidée commune, clasique de la responsabilité. La réactivité sociale a oiir produit nécessaire, au lieu des peines et hâtiments, un traitement préventif, une hygiène ^i une thérapeutique sociales, s'adressant plus tiaut que l'individu agent, aux causes mêmes des Evctes dissonnants. Cette hygiène et cette thérapeutique sociales, nous ne pouvons maintenant Vcxposer, il nous faudra d'abord ensemble étudier les criminels, l'étiologie des crimes et voir \es modes actuels d'action contre les délinquants. Alors seulement nous pourrons, en connaissance de cause, établir une hygiène et une thérapeutique sociales. Aujourd'hui, il nous suffit d'avoir démontré que la responsabilité morale n'existe pas et que tous les êtres sont irresponsables.

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