LES TROIS FEMMES
Voyez, pourtant, à quel point l’on s’expose!
Pauvre jeune homme! il n’a plus sa raison.
D’un tel malheur j’ignore ici la cause,
Mais, c’est cruel de le mettre en prison!
(Elles sortent à gauche.)
RAYMOND, avec satisfaction'**.
Ah!., j’y suisdonc parvenu... ça a été rude!.. Allons, couduisez-moi bien vite par-devant le juge d’instruction...
* R. madem. T. P. tnad. de C.
** L. R. C. madem. T. mad. de C.
ÜSfc DÉTOU RN BMKNT DE MAJEURE.
CORNIFLET.
Taisez-vous, misérable.
.. Il y a là... dans la chambre voisine,
un autre malfaiteur qui a
le droit de passer avant vous.
Avant moi? je réclame.
CORNIFLET.
G’est celui que nous avons tant cherché ce matin dans la maison d’en face et qu’on a fini pour découvrir sous un lit.
RAYMOND
Sous un lit !
CORNIFLET.
Il s’était introduit nuitamment dans cet immeuble pour compromettre une jeu ue personne qu’il aimait et qui allait en épou-
ser un autre.
RAYMOND
Tiens, tiens, tiens! mais alors, elle n'est plus cernée cette
maison ?
CORNIFLET.
Elle ne l'est plus.
RAYMOND
Et le cuirassier ?
CORNIFLET.
11 est libre...
RAYMOND
Et la noce?
CORNIFLET.
Libre aussi!
Oh! alors, c’est bien différent... et je cours...
CORNIFLET.
Retenez- le... Lichmann... et qu’on l’entraîne!
RAYMOND
Mais pas du tout... je proteste... je me moque bien de votre juge d’instruction.
CORNIFLET.
Oh ! il blasphème !
RAYMOND
Maintenant, j’ai. besoin de ma liberté, Monsieur...
CORNIFLET.
Greffier... appelez-moi greffier! Allons, arche!..
RAYMOND
Non ! je ne archerai pas !
CORNIFLET.
Au secret le plus absolu !
RAYMOND
Au secret! Ah! j’ai bien travaillé!