‹ Dettes de cœur piece en cinq actes, en proseChapitre 104 sur 132 · CTE IV · texte numérisé non relu

CTE IV

WURGEN.

On prétend, monsieur, que le courrier m’apporte une dépêche de la cour, je vais savoir si j'irai ou non en Crimée... Tout mon avenir est là... Ah ! c’est une grande faveur, la Crimée, notre empereur n’envoie là que des amis.

HENRI

11 lui en faudra beaucoup.

w une EN.

Vous comprenez mon impatience de connaître cette dépêche. Vous reste-t-il quelque chose à me demander?

Monsieur le comte, donnez-moi votre main... Rassurez ma conscience... avec une parole du cœur, une parole d’ami...

WURGÉN.

Monsieur, après ce que j’ai fait pour vous, prenez garde ; un doute serait une injure.

Il F. NUI , à 1:» -mémo.

Il a raison.

WURGEN.

Si je pars, mes officiers veulent m’offrir un dîner d’adieux, nous ferez-vous le plaisir d’y assister?

HENRI

Merci, monsieur le comte, non.

WURGE N.

Qu’allez-vous devenir, seul ici?

HENRI

Je vais songer à repartir.

WURGEN.

Le fait est que Bochnia n’a rien d’attrayant.

Je vous serai obligé d’abréger pour moi les formalités. Où demanderai-je mes passeports?

WURGEN.

Je vous les rapporterai moi-même... Je tiens à vous mettre en voiture... Au revoir, monsieur, (wurgon iort, reconduit

la porte.)

HENRI

Au revoir, monsieur le comte. (Avec impatience.) Ah!... Cet homme-là est-il réellement méchant? Non. C est un fourbe qui a très -habilement abrité sous une consigne la vengeance tramée entre lui et son indigne sœur... La mauvaise étoile de Caliste les a servis, ils ont aliéné son tout-puissant protecteur... Voilà... Après tout, l’empereur, le tuteur de Caliste est mort; son successeur ne suivra pas cette affaire, il n'ira pas instruire le mari... D’ailleurs, je n’y puis rien à présent; je me battrais avec ce Würgen, que le mal serait le même. J'ai fait mon devoir, achevons de rassurer mon père. (11 écrit.) « Dix heures. Tout vient de » se terminer comme je l’espérais. Je me prépare au retour. » Cette lettre me précédera de deux jours au plus. Je te rap- » porte un Gis à jamais tranquille et libre, qui vient d’écrire » au bas de sa vie de garçon r Pour solde de tout compte...»

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