‹ Dettes de cœur piece en cinq actes, en proseChapitre 119 sur 132 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

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CA LISTE, tremblante.

Oh!

HENRI

Ce regret de votre mari, celte ptéoccupation de vos infortunes, ces froids projets d'exil, jamais rien du passé, pas un mot pour engager l’avenir, non, vous ne m’aimez plus, avouez-le donc franchement.

Moi ! moi qui n’attendais qu’un sourire pour oublier toutes mes souffrances !

HENRI

Ainsi vous ne m’avez pas même compris ; nous ne savons plus nous entendre. Parle-t-on d'amour à la femme qui vous montre son deuil? Témoigne-t-on de la tendresse à qui vous parle mine, mort, prière, retraite éternelle? à quelqu’un qui vous blesse impitoyablement, pav ses remords, sa défiance?

CALISTE, douoarcuiemciit.

Je vous ai blessé ? oh !

HENRI

Si profond que soit l’attachement d’un honnête homme il ne va pas ju-qu’à solliciter un sentiment douteux. Je me croyais oublié, j’attendais.

CALISTE, jv. c iinpc’luositë.

Vos yeux ne me l’ont pas dit ; s’ils m’eussent avertie, ces

DETTES DE CQEli R

yeux dans lesquels je sais lire, je vous ouvrais mes bras, je tombais à vos pieds !

H EN RI

Mais... je vous aime.

Prenez garde, Henri, pas de pitié, je n’en veux pas!

HENRI

Je vous aimerai toujours.

Henri, prenez garde, l’espoir me tuerait plus sûrement que la douleur... Tu m’offres ta vie ! mais tu ne sais pas... je suis pauvre, je suis abandonnée, je suis méprisée...

HENRI

Vous êtes ma femme !

CALISTE, éperJue.

Oïl ! Heni'i ! Henri 1 (Elle chancelle et tombe dans sel bras.)

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