‹ Dettes de cœur piece en cinq actes, en proseChapitre 16 sur 132 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les Mêmes, au fond, LA BARONNE, DE B1ERGES, Invités, au fond.

LA BARONNE

Chère Caliste!... (a de Bierges. ) Ah ! nous avons trois minutes à donner à notre complot.

DE BIERGES eat tort) du salon de jeu; ils voot s'asseoir à gauche.

Nous conspirons ?

LA BARONNE

Pour Henri, oui... Vous êtes sûr qu’il viendra?

DE BIERGES.

Je l’attends à neuf heures.

LA BARONNE

Combien lui donnez-vous en mariage ?

DE BIERGES.

Je le marie donc?

LA BARONNE

La femme que j’ai en vue pour lui possède aujourd’hui dix-huit cent mille francs.

Hé!

LA BARONNE

Mais il lui en revient autant à la mort de ses parents.

DE BIERGES.

Vous me croyez plus riche que je ne suis, chère baronne; mes goûts simples, mon habitude de l'économie et la bonne conduite d’Henri, me permettent de paraître millionnaire avec trente petites mille livres de rente... Mais cette goutte d’eau n’est pas faite pour se mêler à l’océan d’or de votre nabab.

LA BARONNE

Ne parlons pas argent, la personne en question est désintéressée ; c’est une femme raisonnable ; tout à fait mûre.

DE BIERGES.

Une quarantaine d’années?... (virement.) Ce n’est pas un défaut, baronne... Mûre...

LA BARONNE

Aussi mûre qu'on peut l’être à dix-neuf ans. (Expansion de de Bierge».) Dix-neuf ans à peine; seulement elle est trèsjolie.

DE RIERGES, ravi.

Oh! mais...

LA BARONNE

Et d’un grand monde.

DE BIERGES, se levant.

Un diamant, alors?

LA BARONNE

Croyez-vous donc que l’on daigne classer le strass dans la collection Chaudray? Fi donc! Si je marie votre fils, c’est

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