ACTE II
Enfin, mon Henri, ce soir, quand votre père vous embrassera, bien heureux de vous posséder à lui seiü, diteslui qu'il m’avait mal jugée, que je le prie de me pardonner, de m’estimer même et de ne pas vous en vouloir si vous me regrettez un peu, quand vous serez triste et que vous penserez à moi !
HENRI
Oh ! mais je ne veux pas être libre; je ne vous rends pas votre liberté !
Voilà un mot qui me donnera la force de partir! (s'arrachant •ic« liras d'Henri.) Eh bien, il faut se décider à quelque chose. (a Zika, qui passe dans le jardin.) Faites atteler la calèche de voyage et envoyez-moi Zdenko.
HENRI
Quand voulez- vous donc vous mettre en route?
Celui qui est là-bas ne peut attendre.
HENRI
Comment, partirez-vous ainsi?
J’avais, depuis ce matin, une voiture toute prête, vous le savez; il ne reste plus qu’à l’atteler. Mes chevaux me conduiront jusqu’à la première poste. Une fois là, le plus fort est fait. Mes bagages, mes gens viendront plus lard !
DETTES DE CŒUR
HENRI
Je vous accompagne alors !
Non! oh! non ! Vous quitter une seconde fois, mourir encore... c’est assez, voyez-vous, c'est fini!
HENRI
Est-ce déjà la voiture que j'entends ?