ACTE III
Oi
ccntcs victimes... Demandez à Chaudray, le prince de la science... Tenez, vous m’avez fait une petite cachoterie... 11 était amoureux quelque part, votre Gis 1
DE BIERGES.
Par exemple! amoureux !... Je voudrais bien voir cela !
Ah ! vous faites de la diplomatie avec moi... A votre aise. Quand je veux savoir les choses, je Gnis toujours par y arriver. Soyez tranquille, je brûle !
DE BIERGES, à lui-même.
Si elle brûle! je le crois bien! (a la Baronne.) Non, avec une adorable amie comme vous, on n’a pas de secrets. Je l’avoue, Henri m’a donné de l’inquiétude.
LA BARONNE
Qui était -ce?
DE BIERGES.
Une petite femme très-gentille... une actrice... Oh ! j’ai eu peur, je me suis fâché. 11 est excellent, il a cédé tout de suite et c’est Gni... Mais, au fond, tenez, ma chère amie, il a encore, par-ci, par-15, des accès de mélancolie.
LA BARONNE
Pauvre garçon !
DE BIERGES.
Je le laisse.. Il fait ce qu’il veut, il se distrait, je ne veux
pas le tourmenter. Ah ! il n'a qu’un défaut, l’amour de 1 indépendance... il ne veut pas se marier... (Rose entre et ar-
raoge un couvert sur la tab!e & droite.)
Il apeut-être raison. ..Tenez, Lucienne.. Lucienne Dampmesnil est comme cela... elle ne veut pas se marier non plus 1
DE B I ERG ES.
Est-ce que dans cette charmante petite tête... il y aurait quelque idée ?
LA BARONNE
Ma foi, je ne dis pas non.
DE BIERGES.
Voilà, monsieur Henri... Tant pis pour vous... la place est prise.
LA BARONNE
J’en ai peur... (Allant a Rose.) Ah! vous avez donc mis le couvert dans le jardin?
ROSE, continuant A mettre le couvert.
Oui, madame la baronne ; quand il fait beau , mademoiselle goûte toujours ici. Elle tarde un peu, mademoiselle, c'est aujourd'hui son jour d’aumônes.
DE BIERGES.
Toutes les vertus !