ACTE III
u en ni.
Je ne comprends pas, madame.
LA BARONNE
Oh ! quels regards!... deux poignards dans mon flanc, comme dit la ballade. Eh! oui, mon cher Henri, vous avez déjà failli entrer dans la maison Dampmesni).
HENRI
Moi?
LA BARONNE
Est-ce que votre père ne vous a jamais dit...
HENRI
Jamais !
LA BARONNE
Oui, vous pensiez à toute aulre chose; mais vous comprenez pourquoi j’ai tant ri tout à l’heuie, quand je vous ai vu trébucher à une porte qu’autrefois je vous tenais toute grande ouverte et qui maintenant ne peut plus se rouvrir pour vous.
Cette jeune fille... vous aviez pensé...
LA BARONNE
Ah ! si parfaite que soit votre femme future, car enfin vous vous marierez un jour ou l’autre, jamais, je vous le dis en soupirant, vous ne retrouverez la lionne fortune près de laquelle vous êtes passé sans le savoir.
HENRI
Mademoiselle Dampmesnil est un trésor, je l'avoue ; il u’est pas rare qu’on manque son bonheur. Que voulez-vous, j’en serai quitte pour ne pas me marier.
LA BARONNE
Ne pas vous marier ! Et votre père ! Ne pas donner à ce * digne ami une fille qui baisera ses belles joues fraîches, et des petits enfants qui caresseront ses cheveux blancs ? Vous n’ètes pas mauvais fils, je suppose ?
HENRI se retourne; il est ému; il voit son père entrer rayonnant an bras de
Lucienne.
Je réfléchirai.
LA BARONNE
A la bonne heure.
Vous m'aiderez un peu.
LA BARONNE
Nous chercherons.
HENRI
Plus tard !
LA BARONNE
Plus tard ? Il ne comprendra jamais.