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DEUXIÈME NOTE DE LÀ PORTE AUX PUISSANCES

19 redjeb 12S5 (26 septembre 1839).

Dans la note que la Sublime-Porte a eu l'honneur d'adresser à MM. les représentants des cinq puissances , le 13 de djemaz-ul-akr (22 août) dernier, elle a exprimé le désir que, puisque les hautes puissances s'étaient chargées de l'arrangement de la question égyptienne , elles voulussent bien aviser aux moyens de faire rentrer Méliémed-Ali dans ses devoirs, en le décidant à restituer la flotte impériale, à renoncer à ses prétentions exagérées et à attendre l'effet des dispositions qui seraient concertées sous la médiation des cinq cabinets et sanctionnées par Sa Hautesfie.

Depuis lors la Sublime-Porte a constamment reçu des preuves des dispositions bienveillantes des cinq cours à son égard. Aussi est-elle prête à rendre pleine justice à leur bonne volonté, tout comme elle est loin de méconnaître les difficultés de plus d'un genre qu'elles peuvent avoir rencontrées dans l'exécution de leurs généreux desseins. Néanmoins, plus d'un mois s'est écoulé depuis la remise de ladite note sans que l'accord qui, grâce à la

PlàC£S JUSTIf iCATIVES. 391

divine PmrîdAnoey s*«it Mbit entre les cinq oonn se soit manifesté par aocon acte positif propre à remplir le but

qu'elles se sont proposé. Les hautes puissances médiatrices sont trop connues par leur sagesse et leur équité pour qu'elles ne sentent pas à quel point il est désirable pour le gouvernement de Sa Hautesse de voiroesser au plus tèt aa état de choses pemideux pour l'empire ottoman, et qui, en y Jetant tous les Jours de nouveaux germes de troubles et déd^sordie, menaoe de compromettre la paix du inonde.

L'avénement au trône du Sultan Abd-ul-Medjid a été signalé par un grand acte de clémence (]ui accordait à Méhémed-Ali le pardon de ses fautes passées, ainsi que l'hérédité à ses enfants pour TËgypte. Le Padia a payé ce bienfait de la plus noire ingratitude. Tout le monde sait qn'il a non-seulement refusé de restituer la flotte im« pénale qui lui a été livrée par la plus lâche des trahisons, mais qu'il cherche à révolutionner les pays soumis au Sultan et qu'il apt en générai d'une manière hostile envers la 6ubiinH'-Porte.

Toutefois Si. Hautesse, persévérant dans ses intentions généreuses, est encore prête à accorder à Méhémed-Ali l'hérédité à ses enfants pour l*Egypte ainsi que le pardon pour tout ce qu'il a commis jusqu'à ce jour d'inconve* nant et de criminel. C'est à ces conditions que le gouvernement de Sa Hautesse sera toujours prêt à souscrire à un arrangement avec ce vassal. La conduite de celui-ci, après la conclusion d'un pareil arrangemenU décidera à ^ quel point il est digne de faveurs ultérieures, lesquelles cependant ne sauraient étie que l'effet spontané de la dânenoe souveraine.

PIÈCES JUSTIFICATIVES

En communiquant tout ceci à la Sublime-Porte

le prie de vouloir bien exprimer à son gouvernement l'espoir qu'elle nourrit de voir les hautes puissances médiatrices prendre au plus tôt les moyens que, dans leur équité, elles jugeront propres à amener l'affaire égyptienne à une solution satisfaisante.

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