‹ Deux annees de l'histoire d'orient, 1839-40Chapitre 77 sur 86 · N° XXV · texte numérisé non relu

N° XXV

INSTRUCTION ADRESSÉE, LE 30 SEPTEMBRE 1839, PAR l'ambassadeur I>' ANGLETERRE, AU PREMIER INTERPRÈTE DE l'amBASSADE.

Sir, I beg you will inform the minister for foreign affairs that liaving this day received His Excellency's message of the 29 last, I will immediatly forward it to my government. H. £. is acquainted with the fact that tlie British squadron is stationed where it is by the order of tlie British government for the sole purpose of securing the Sublime-Porte againstthe occurrence of anj danger, and H. Ë. may also know that, by a récent arrangement made for ensuring unity of action amongst the great Powers , the admirai is to receive his orders through the British ambassador at Vienna. This bring the case, H. E. will see that no power bas a shadow of cause for suspicion or alarm, and that I bave not authority todirect the admirai, but that I bave forthwith adopted the only nieans within my power to demonstrate my désire to perform whatever U. Ë. demands of me.

MàCBS JUSTIFICATIVBS.

lfOT£ ADRBSSÉB A LA SCBLIHE-PORTB PAR L'AMBASSADEUR DE FRANCE, LE 2 OCTOBRE 1839.

Lesonssigné, ambassadeur de France près la SaMimo- Porle, a reçu la note que Son Excellence Rescliîd*Paciia, ministre des aflàires étrangères, lui a hit rhonnenr de loi adresser le 38 septembre, & l'appui de la note, en date

du 22 aoCjt dernier, qui avait été és^alenient adressée aux représentants des grandes cours par le ministère de Sa Hautesse.

Ces deux communications sont une preuve tiop manifeste des justss sentiments de confiance dont s'est montrée animée la SnUimo-Porto envers le gouvernement du Roi et ceux de ses augustes alliés pour que le soussigné

ne s'empresse pas de les transmettre à Paris. Il u ajoutera rien aux considération» *jui y sont développées avec autant de prudence que de vérité, et il croirait même inutile de rappeler <{ue les dispositions de la France à l'yard de Tempire ottoman sont toujours aussi amicales, s'il n'était heureux lui-même d*en renouveler aussi souvent que possible les assurances. Le soussigné ne doute pas que, d après la nouvelle démarche de la .Sublime-Porte, le jj^ouveruement du Roi ne cliercVte, d'accord avec ses alliés, à régler les affiiires d'Orient de manière à aliermir Fempire ottoman en consolidant la paix du monde« et il s'empressera de transmettre à la Sublime>Porte, aussitdt qu'il les aura reçues do sa cour, les dédaions ipi'elle aura prises à cet égard.

364 PIÈCBS JUSTIFICATIVES.

Son EKoell«iiOB BieBc1iid*Padia»[eti adieaunl anznpvésentantfl dei grandes conn sa note du S8 septembre,

avait^lement chargé les premiers drogmansdes ambassades deFranceetd'Anglelcrrc de représenter à ces ambassadeurs que la présence de leurs Hottes au mouillage 4|u'elles occupent maintenant pouvait faire naître des oomptications que la Sublime-Porte a intérêt à éviter : que les mauvais temps qui vont r^er pendant plusieurs mois ne permettraient que très difficilement à ces flottes de conserver leur mouillage actuel, et pourraient par nécessité les obliger à entrer dans les Dardanelles.

Le soussigné reconnaît combien ces réflexions sont fondées, et que la Porte est parfaitement dans son droit en adressant aux représentants des cours amies cette de* mande officieuse d'explication, que des susoeptibiiités étrangères ont pu d'ailleurs loi rendre nécessaire. Mais le soussigné doit de son càté rappeler k la Sublirae^Porte que les deux gouvernements, en faisant rapprocher leurs escadres jusque dans la baie deTénédos, ont voulu donner au gouvernement de Sa Hautesse, au milieu des circonstanoesdelapius haute gravité, un appaimoral qui paraissait nécessairepouT éviter les plus ûcbeuses complications que la sagesse de la Sublime-Porte a su, du restei jusqu'à présent pouvoir empêcher. Le soussigné ajoutera qu'il appartient seulement aux gouvernements qui ont décidé celte mesure de reconiiakre i>i elle est encore maintenant utile, et qu'eux seuls pourront prescrire aux amiraux de s'éloigner lorsqu'ils jugeront que cette détermination ne serait plus à regretter pour personne, et surtout pour la Sublime-Porte.

PIÈCES JUSTIFICATIVES

Eo tnnsmetUnt m gouvenieineot du &oi les réflexions inspiite à la Sublime-Porte par la présence des escadres française et angbîse, le soussigné ne doute pas qu'après

les avoir examinées avec tout l intérêt qu'il accorde aux affaires d'Orient, il ne s'empresse de prendre la détermination la plus prudente et en même temps la plus utile à rafiermissement de l'empire ottoman. .

Le soussigné a Tbonoeur de renouveler à Son ËxœU leaoe Resddd^Pacfaa les asturancee de sa haute oonsidération*

Baron Uoussin .

Therapia, le t octobre ISW.

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