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| 1 en parlait sept ‘avec une facilité et une, éloquence pres u'incroyable,. et, | Pour ma part, je lui ai entendu prononcer un © | anglais que jerfainement n'aurait pas désavoué . : : | an élégant de yde-Park. | ie
Natüre de poète et d'artiste, doub énérgiques et chevaleresques du soldat, i
des affaires. s Il faisait des vers, ou écrivait ses mémoires, et plus d’une Page remplie d’exquise délicatesse
ge en Grrèce et en était passée à courir vallées et montagnes, pour atteindre un couvent ; situé près d'Athènes, et après avoir décrit cette : K à ongue course faite en Compagnie de. la reine: :. de Grèce et: de son état-major, Maximilien, PA
RNA TS + +
ut le monde.
j'en aurais, re, conservé SU 4 orce sur les officier de eurs navivala bouc e lèbre com-
utrichiens, £ Ou trois ‘avec une oyable,.et, noncer un | | désavoué .
des vertus , Maximi. Ê
rentré tard au palais, chuchote à sa plume les
réflexions suivantes :' : , — Ces paysages et cette longue chevauchée
m'ont involontairement rappelé la vie de plus
d'un moine. Oomme nous, il quitte le foyer
‘ doméstique où les heures bénies de son enfance
se sont écoulées au milieu des fleurs et des parfams du jardin paternel. Il va seul de par le monde qui.lui semble être une vallée large,
fraîche et vèrdoyante, bouclée à l'horizon par. :
. üné mystérieuse chaîne de montagnes.
I va gaenent en .avant ; la route est moëlleuse et les toits hospitalièrs se pressent de ae côté du chemin. Pourtant il a bien gar e de Sy arrêter: les montagnes, l'horizon ‘attirent. Îl veut escalader ces pics bleuâtres qui se perdent dans les vapeurs du lointain’ Déjà, il touche à leur base, Nr — Le plus difficile est fait, murmure-t-il, car maintenant mes yeux embrassent les deux extrémités de la route.
* Mais, hélas ! il a compté sans la fatigue ! Le. pied peut glisser et les précipices sont si profonds
et si discrets ! , Le voilà qui repart. à
Il marche droit devant lui: la vallée se T
rétrécit ; la plaine monte, les rochers commencent à sortir leurs angles de terre, et tout cela n’est pas encore le danger, car son ‘pied se pose toujours en'avant, enlovant bravement l’espace.
soleil est sur le bord de l'horizon ; ses
rayon& inondent le couchant, pendant que le
‘ sentier devient de plus en plus difficile, et que
. l'œil fixe pour un instant, puis pour. longtemps -le précipice sombre, car les premières sensations du vide fént toujours plaisir.
. Un village n'est pas loin, et le vent du soir/
ro
-Zui apporte s'empressent
umain r: semble décroître à a distancé qui ]
6, mesure qu'il 6 Sépare de la Chaumière
, les pentes il s’arc-boute
Pour la Première
a fatigue, Le ver.
€; en proie au dé-
ontre la solitude,
ie pendant tout ce tem
anger l'enlace, et à mort se couche et rampe soûs Chacun as.
de ses Néanmoins Je sentier monte foujours inexorable devant lui ; il frange Maintenant le préci. pice et Je malheureux n'a lus Pour appuyer son pied . endolori que la dernière aiguille du . Le désert immens
acable l'enest morte .
e, Sauvage im
Veau, et i] enten enir Compagnie.
retournant
antées seule.
TS pères les e Sen méle,
rs inexo- ! le préci. aPpuyer uille fs
ble l’ent morte .
este deises.
on couon cer-.
- de l'univers.
perdus. dans le brouillard. Chancelant, il fait
quelques pas, et tombe exténué sur le seuil mystérieux. a)
+ Sa tête a frappé .la dalle de pierre; un bruit. : de pas a retenti, la porte grince sur ses ae
et le voyageur mourant se sent porter ment le long des corridors d'un monastère.
Sous la fenêtre-de sa cellule, la vigne grimpe
ouce-
en festons ombrâgeux'; la. chapelle invite son
âme aux douceurs de la prière et du repentir, et
de vrais amis lui donnent le baiser de paix et
cette tranquillité de la terre, pâle reflet de celle
que promettent solennellement les cieux à ceux ui sont restés ou qui sont redevenus “ humbles e cœur. ”—
Lorsqu'il fermait son journal, mettait sous
clé ses herbiers et ses.col ections d'archéologie
ou d'histoire naturelle, et que les soins de l'état
ne le réclamaient pas, l'empereur ge livrait à sa passion favorite: : À
Il bouquinait. nu
Peu à peu, grâce à son tact exquis et à force de patientes recherches, il était parvenu à se former ainsi une des plus riches bibliothèques
Là, dans son château de Chapultepec, séjour favori des lettres et des beaux-arts, au milieu
des tableaux précieux de l’école espagnole et
des instruments de musique de son ami d enfance
ce | DEUX ANS AU MEXIQUE 67
le comte de Bombelles, se condoyaient pêle-mêle
les splendides éditions des Alde, des Estienne, des Élzevir, les heures de Notre-Dame aux mer- Veilleuses enluminures, une foule de manuscrits
. introuvables sur l’histoire d'Amérique, et cer-
tains inçunables de la typographie américaine, six ares guibiques imprimés de 1648 à. 1547, et.restés totalement inconnus aux bib iophiles.
droit, la ré r et Physiques, LS.
d'Afrique, d'Asie et d'Amé ans sa soif de savoir, l'empereur s'abreuvait à toutes Sources, ; Notre pays assistait à ce rendez-vous univer-. sel, et sous 1 Yeux du visiteur touj reçu dans cette Partie de l'alcazar, dé 5 Cartier aux terres neuves du ouvelle q Verte d’un très-
voy
ue, vers la
royal bi éditions
xclusivement nt été réunis
s de fer de la \ :
) quai sous les aglaise, espaonomie poli.
Stoirè ecclé:
es sciences les histoires
s'abreuvait US univere.
pure bien filaient les
. DEUX ANS AU MEXIQUE - ve a A RX
‘ami del’auguste martyr, don Jose Maria Andrade, furent précipitamment arrachés des palais, emballés furtivement dans plus de 200 caisses, chargés à dos de mulets et conduits hors de Mexico. Çàet là, on eut bien quelques coups de fusil à tirer à travers ravins et gorges sau-: vages contre les pillards et la guerilla, mais tout arriva heureusement, après un mois d’incroyables pérégrinations à la Vera-Cruz, et de là en Europe.
. Cette précieuse bibliothèque, joyeuse amie de l’empereur, lorsque brillaient les beaux jee de jadis, colorés par les teintes roses de l'avenir, | devenues teintes de sang le 19 juin 1867 — plus’ tard, sa seule et sincère confidente, lorsque son-’ nèrent les heures du mensonge et de la trahison, s’est dispersée le 18 janvier 1869, dans la salle des ventes de Leipzig. ! f
Avec l’adjudication du dernier volume, sombrait la dernière épave du naufrage mexicain, Ame droite et confiante, le rêve de l’empereur, raconte M. Charles d'Héricault—un de ceux qui ont entassé des matériaux précieux pour servir
“à ra 4 de cet homme aussi savant que mo-
des t de s'entendre avec les libéraux, de réunir en congrès les députés choisis par le peuple et d’obéir au pouvoir qui sortirait fort et Pre de la volonté de la nation assemée, AIAE Après notre départ, de démarches furent tentées auprès de Juarez et de son cabinet, pour les amener à consulter le vote populaire. Elles demeurèrent sans réponse. Qu'est-ce’ que le
” mot patrie-pour ces gens-là ?
- En politique, Maximilien s'était peint au complet, dans cette franche allocution qu’il pronon-
Ps A
CCasion de ]
a mort de son beau old de :
Belgique :
rs
Laissant
léments de Prospérité et de Pays, et à la solution d
Chess es grandes Auestions qui e Préoccupaiént.
as en ferm Conscience de Oi, je marche droit avec une njtgnble Persévérance, Pourront m'aband nner : Je Courage j “J'ai respecté la lib n’a
n même e la loi.
’une autorité
Pour notre .
Vie avez PU observer le Calme que je garde 8U/Mmilieu des OMnies qui-se Sont élevées Contre nous à 1 n avant, Messieurs !
es calomnies P
Uvres resteront.
“ Fort de ’ Ma conscience e rectitude de mes intentio ,) je contemp quillement l'avenir, Leo Mexique Qnneur entre mes Mains :
mes mains,
beau-père Je Ho lived in order to dio RE He died ïn order to live.
US avez été è
de côté” les : Pourtant une ombre venait se poser a côté
qu'à l'ancz- des beaux effets de lumière que l'on remarquait )ISanisation s ce doux portrait, aujourd’hui mutilé, : l0ppement 4 En Europe, cette ombre aurait été une qualité; ichesse du | au Mexique elle devenait un crime, car elle estions qui menait Maximilien au suicide politique. L'ems pereur, habitué à croire en tout ce qui l’entourésister à rait, quand il était sur le pont de sa frégate, au ment deg l: .. miliéu de ses loyaux matelots, et plus tard enertes - par À core, quand, gouverneur de la Lombardie, il > 8e cica- ! voyait un peuple opprimé, tout étonné de rendans la se contrer un autrichien juste et compatissant, mon but, aurait dû\ laisser à son Château de Miramar es forces cette belle et franche confiance, qui-ne pouvait nais | . que lui nuire et le faire tourner en ridicule par se, lors- «+ son Morique pangréné. | :
1 même ‘ Je me souviendrai toujours de l'immense éclat » la loi, de rire qui retentit un beau matin, d’un bout à autorité l’autre de la capitale, lorsqu'on apprit que l’emr notre . peteur, parti pour faire une exploràtion scientifique du côté de Pachuca, avait eu ses chemises e garde en batiste fine, son cheval tout harnaché, son ‘levées nécessaire de voyage et ses armes, enlevés par un sieurs | de ses aides de camp fävoris! Et quelques jours eront, après, quand la rumeur indiscrète eut fait cirde la culer que Sa Majesté au iilieu de son état-major tran. venait d'avoir sa montre escamotée en pleine S son Cathédrale, les lazzis se remirent à pleuvoir sur entre ‘le malheureux palais impérial. Chacun se souvenait qui d’une anecdote, qui d’un tour de passe- | passe opéré sous ses Yeux ; mais rien ne pouvait en ‘égaler les deux chefs-d'œuvre sus-mentionnés,
si ce n’est quelque chose de très-véridique arrivé ‘du temps de Juarez,
ette d'are ant épargner à . Ÿ ses conseillers la rou Onte, il se con- ‘ tenta de souffler b deux candéla. .
il net des dé-
ue po chande Ï
riale, b nt ré
teront leurs Tenommée des siècles. RS En Mourant, les dernières Paroles de Jempe-