‹ Deux ans au Mexique [microforme] (volume 2)Chapitre 12 sur 31 · DT ; DEUX ANS AU MEXIQUE · texte numérisé non relu

DT ; DEUX ANS AU MEXIQUE

inistres, l'ex. ° reur, fidèle reflet du dévouement d sa vie, ont

onnette d’ar- .. été un poignant cri d'angoisse et de suprême t épargner à . . . amour pour sa : “ Pauvre Charloïte 1” | e, il se con- ‘ : : Combien ce dernier soupir de sa”violente ago- L ux candéla- . : .…, nie, écrivait un auteur qui ne l’aimait pas, le réinet des dé- - >. dacteur du New York Herald, dépeint admirableu coupable : : ment le caractère viril et généreux de l’empereur ble ce qui ot tombé ! “ En tête-à-tête ave. ourreaux sans le président » : \ pitié et sans remords, n'#ftf | plus que le ’ allumer leg à. . fatal commandement : ‘“X oute idée de mt disparu sa grandeur déchue et d& aftables trahiavoir quel sohs qui avaient présidé à # s'enfuirent,

irer. pour ne faire place qu'at s T béni de la dé- Ourage de - . -. dicate affection qui était venue se greffer à sa vie, res étaient à sa destinée, à ses rêves d’ambition et à son en riait et nn ? bonheur envolé—sa “ pauvre Charlotte! ” Comme

ro ss devant un homme qui se noie, et qui voit dans Al ) : la seconde qui s'en va, se dérouler jusqu'aux

événements les plus imperceptibles de sa vie D passée, la douce souvenance de sa jeune, de sa belle, de sa sainte compagne est venue se poser cs ... sur les lèvres 4e Maximilien mourant : “ Pauvre Charlotte !” Les ourtes joufnées de tranquillité - ’ passées avec élle ( son oublieuse capitale, les monceaux de bouquets dont elle avait été cou- : verte par son peuple menteur, ses charités incon-

nues, sa piété si catholique, et la grâce irrésisti-

ble sec laquelle elle savait faire chaque chos

MUR © tous attraits qui le rattachaient au pas

tyre, et :. ; €taient accourus se pencher sur sa fosse entr’onnt haut © M vert. Derrière eux se coudoyaient les sombres re cou- :.: \ certitudes que les nobles efforts qu'elle avait tens XVI... | à ..t6s par delà les mers pour sauver l'empire croue, por- CU lant, n'avaient réussi qu'à la-clouer sur le chevet mmée 5 M. de la folie, et ce long cri d'angoisse vint alors Re cv s’étouffer dans la gorge de l'empereur : “ Pauvre

Charlotte ! ”

de femmes

eur, fo fi

Pour recourir aux sitées par les repris de ba trop fières pour megdier occupée ailleurs.

Rien n’a man é à le le de

£& : depuis é jusqu’au bout l'infer-

>pellera quel.

lus navrant, raCtériser les jue ces deux de véritable auvre Charut ce que sa héroïsme, et l puisse être, resse et de Ourantes de

sur la route Ulir sur son e et céleste vec elle au | princesse 8 portraits lèguera à es et d’enà de désesirs hurle-

nertumes, IX mois Aronnées, rdes meage, trop es nécesouralent, urope

, depuis venue

qu'elle depuis l'infer-

nal rôle de pharisiens et d’hypocrites, fournissant des armes, un régiment et de l'artillerie aux sicaires, faisant décacheter dans le Bureau de poste de New-York les dépêches privées de l’empereur, lui télégraphiant, dès le commencement du siège .

de Queretaro, la mort supposée de l’impératrice, # : our le décourager et en finir plus vite, jusqu’à infâme trahison de Judas caché sous le nom de Lopez, jusqu’à la moquerie d’un semblant de tribunal, jusqu’à la fourberie d’un Juarez qui, nouveau Fonce-Pilate, n’osant prendre sur lui la responsabilité du sang versé, et se lavant tranquillement les mains au-dessus des restes défigurés de sa royale victime, rejette sur le front abâtardi du peuple mexicain, les gouttelettes.du

sang, que Dieu lui a permis de faire jaillir, afin. que son pays et sa race fussent éternellement

marqués du stigmate de la honte et de l’opprobre.

La balle qui a frappé le cœur de l’empereur

Maximilien a tué la nation mexicaine.

* Son cadavre putréfié gît maintenant par le 32° 13° latitude, et de longtemps, les peuples qui sentent encore battre en eux quelque chose de noble, passeront loin de êet épouvantable charnier, de crainte de respirer les miasmes d’anarchie, de démagogie et de meurtre qui s’en élèvent de toutes parts.

Dévoré et déchiqueté par les chacals de la discorde, par les impitoyables vautours de l’immoralité et de la crapule, le squelette de la nation mexicaine sera encore quelque temps l’effroi des honnêtes gens et des âmes sensibles, mais petit à petit le vent du ciel dissipera l'immonde poussière ; la paix, la civilisation et le respect des dons de Dieu reviendront peu à peu sur ce sol de malédiction. à

La terrible, l’inexorable loi de l’expiation sera

venue alors se briser ‘sur la tombe de l'Empe

me qu'elle. burine en face de chaque récit de révolution : |

ya en comparédacteur de Nouvelle - de M.

française de la

de personnes qui

Augustin de Iturbide vient de prendre place dans cette longue listélandbre, et jamais meil. . leur cœur ne battit sous l'uniforme du soldat,

eune. encore, 86 ans, instruit et plein de

> de l'Empe-

la terre qui rde, et l’hisannales du illet qu’elle Etats-Unis, en face de

eut perdre.

mon esprit

Sera pas la D1 des animps pour ue Je suis

rai le fil virons de es beaux admirés.

e parc de 1 compateur de de M.

se de Ja :

npereur turbide, re, nous

et s’'en- S parties qui

place s meil- .

Idat, in de

verve, il était le boute-en-train de nos réunions à Mexico, qu'il égayait par ses réparties fines et par ses récits de voyage. Il fut pendant un mois mon voisin de chambrée à l'hôtel Ifhtbide —lancien palais de‘Son père—et souvent il aimait à me rappeler u voyage qu'il avait fait à Québec, en 1838, ei M où il avait visité la citadelle sur les genoux du colonekcommandant la garnison.

n rapportant son décès, le Courrier dès Etats Unis, ajoute qu'instruit par l'exemple de son père, il ne voulut jamais se mêler de politique dans son pays natal#etiune fois que la foule, à l’opéra de exico, le contraignit à parler, voici le langage qu'il tint à ses compatriotes :

—“ Mexicains, vous ‘voulez un discours de moi : c’est très-bien. Vous-en aurez un. Vous voulez que je parle comme le fils du libérateur du Mexique, l'immortel Iturbide. Vous l'aviez choisi pour empereur; il était le seul honnête homme du Mexique, et vous l'avez fusillé. En vous conduisant ainsi, vous avez agi en voleurs et en assassins que voûs êt » que vous avez toujours été et que vous serez toujours.” —

La foule, confondue par l'évidence de ces vérités, ne répondit rien et laïssa parler l’orateur auquel rien n’était plus agréable que de vivre éloigné de son aimable patrie. ”

Je n’ai guère peine à croire à la vérité de cet étrange discours. Un jour de grande revue passée à Mexico par ‘l'empereur Maximilien,

J'entendais le prince Augustin adresser cette

robuste harangue à son régiment de su qui n’exécutait pas une retraite à son gré :

—Tas de brigands ! vous manœuvriez avec bien plus de précision à la bataille de Tacubaya ! . Ces soldats avaient fait, paraît:il, une magni-

Dur À. 68 DEUX ANS AU MEXIQUE

LE

. #4" fique volte-face devant l'ennemi, laissant Iturk … bide à moitié mort sur le terrain: s

Tacubaya est un fort joli faubourg, situé à

deux lieues de Mexico. On se rend par la voie

ferrée aux belles résidences d'été que la fashion

y a bâties, loin de l'atteinte morte le des fièvres

tie de l’année.

Outre ces fièvres causées par la malaria des lagunes de HAS de Chalco et de Cochimilco, ‘ les maladies de cœur, principalement l'hypertrophie, sont excessivement Communes à Mexico. 4 je moitié chemin sur la route impériale de: Chapultepec, s'élève le château de ce nom, ancienne école militaire de la république, M.

# Arthur Taschereau lui trouve, avec raison, un faux air des casernes des J ésuites à Québec. Le . parc est d’une magnificènce indescriptiblé. On Y voit des cyprès qui ont, d’après M. de Candolle, plus de cinq mille ans d'existence. Je n'ai pas besoin d'ajouter c

ces troncs noueux, sur la sève siècles n’ont rien fait. ne

À quelque distance de la route de Tacubaya, le voyageur rencontre l'arbre où Fernand Coritès, : défait et jeté en retraite, passa cette fameuse nuit du ler juillet 1520, connue dans l'histoire espagnole sous le nom de la nuit triste, {a noche triste.

Malgré le grand nombre de touristes qui viennent en disséquer les branches pour les emporter comme reliques historiques, ce colosse, né en même temps que ses frères du parc, semble être aussi vivace qu'eux.

‘typhoïdes qui désolent la cité pendant une par-

LA

sant Itur-

>, Situé à ar la voie la fashion Les fièvres

une par- .

laria des Due l perà Monico. ériale de nom, anque, M.

IsOn, un :

‘bec. Le.

blé. On M. de ence.

l’homme mortes le long ecouvreuarante

cubaya, , Cortès, ameuse histoire la noche

es qui les emcolosse, 1 parc,

‘ yage, et aujourd’hui elle orne modestement une k “des pages de l'album de ma sœur aînée, morte.

“ rant, que de beaux herbiers@te nos salons Ÿ ‘seraient tapissés de feuilles mortes avant le : temps, d'herbes jaunies et flétries sur des tom.

-tredit ce qu'il y a de plus curieux à voir, comme q y :

J'ai fait comme bien d’autres: j'ai glissé, en souvenir des larmes de Cortez, une Hranche de l'arbre de la nuit, triste dans mon carnet de vo-

hélas ! comme tant d'autres depuis.

Si chaque sanglot ponssé sous; l’aiguillon de la douleur ou de la souffrance était devenu aussi célèbre que ceux du farouche conqué-

beaux, de fleurs fanées sur des cœurs morts ! ‘Le sanctuaire de Notre-Dame de Guadeloupe, la patronne attitrée du Mexique, forme sans con- -

échantillon d'art religieux, dans les environs de la villé.

Dans cette chapelle que M. Girard trouvait ce qu'il avait vu de plus ravissant en fait d’architecture, pendant son voyage en Amérique, la munificence des princes européens et les largesses des Mexicains ont entassé des +richesses et des trésors incalculables.

—“ Elle est construite, écrit le savant voyageur, au-dessus de la source miraculeuse de

otre-Dame, Son architecture est très-originale ; elle ne ressemble à rien de connu. (C’est bien une sorte de renaissancé, mais d'un goût particulier,. arabe et mexiéain, très-élégant et trèsétrange. Des zig-zags blancs et noirs surmontent è les fenêtres en étoiles, autoür desquelles des anges déroulent des légendes empruntées aux litaniés de la éainte Vierge, en läfigue espagnole

i-grecques, mais d'udle

Les colonnes sont à de grec de fantaisie. La porte est mauresque et” les fenêtres le sont, pour la plupart, aussi. Tout

8 être de i est point :

mon arrivée à un voyage qu Sara entrer

de apirè: le généri md ûr

. plan: gi] ngué et di cile expéditi dt à

@É arquié de Mont tholon : voccapal du, has Q Mlle avec’ de Capitaiñe d’ tat-major

LE Mu ‘je me croyais oublié et, je FURIà à me répèter cet aletändrin

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nr , À le )

s ù Quand ; e vois lang 0 en mon pa a he à j je p pay

je fus éveillé par le’ brit ‘et ae dés éperons d'un chasseur.

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pe “il m'apportait, de la part du

» Osmont, l'ordre d son bureau: le’ soir ir même, . mèn, vi # JR Un comité, com] posé des généraux da brigade r Fo e Lascours et l'Héxillies sous la ere cs 7. | . Sénéral de division de Casta

es A J'eus la b

colonel d'étal 6 me rendre à :

pour Y Passer un exa-

sé ET © "S "TJ S D Na

Hot Le lendemain, je recevais la'lettro de service ue | SES suivante, en réponse à la requête que le comité ON A m'avait fait dresser, Pour être annexée d»son$ .: : tea L rapport: , : : WE

EUX ANS AU MEXIQUE DOVE * , Mexico, le 27-Novembro 1864, . :

ee L “Etal Major Général, ) | “No. 8839.

‘ Capitaine,

J'ai T'Hhneur de vous informer que j'ai reçu la demande que vous m'avez faite de vous joindre à l’expédition d'Oajaca. Le £ k

J'accepte vos offres de service, ot vous autorise à ; :" sû) partir qûand vous le jugerez convenable.

Le maréchal commandant-en-chef, Par ordre,

ñ - 1 Le colonel chef d’état-major-généial,

brdit n | « + sxonr.

M. le ca itaine Faucher de Saint-Maurice,

v'éi k ne j Calle Puente de San Francisco,

A + & 5 à dre à, LS No. 24, Mexico. : :

éXa à |! | A cette missive étaient joints un ordre cacheté gade "4 Fe adressé au général de division, le vicomte : du M. Courtois Roussel d'Hurbal, parti depuis dix jours dit “1 pour.prendre la direction de la campagne qui Re ,..| allait s'ouvrir, et une lettre d'introduction au- D Ée |: près de cet officier supérieur, que je devais à la st . | courtoisie de M. Jules Maurice, secrétaire du .

ministre des finances Armand.

Comme je l'ai su plus tard, la note cachetée : | contenait ma nomihatiqwtemporaire à l’état- N. ‘major du général d'Hdrbal, en attendant qu'il voulût bien disposer de mes services.

Eu | Le temps pressait, si je voulais rattraper la.

la]

colofne LE avait plus de quinze étapes sur moi. Je me fs faire, à Ja hâte, une tenue de Campagne, ét. trois jours après, la diligence de Puebla m'entraînait sur la route—

beaucoup trop poussiéreuse ce N] oire et des contusions qu’elle.

ahx épaules de ceux qui se m

doyer. Var

s de quinze hâte, une rès, la dilila route— -là—de la e souvent +le la cou-

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