‹ Deux ans au Mexique [microforme] (volume 2)Chapitre 25 sur 31 · PEUX ANS AU MEXIQUE · texte numérisé non relu

PEUX ANS AU MEXIQUE

Couvre un corps robuste qui Intte encore con trela dernière décrépitudé.”" - :

Si cette tête fine, Soguenarde, jaunie par le eûne, }’ an8, était bien de Ribe ra, avaient été faites parun par Go i i

8, gêné par mes cantines, pau; re m rt, je fas fo B

hie

a que médiocrement à u moyen-âge

vrant à la gra brosser mon dolma, il ne motter dans son saint avait vo cent huit lieues. Ce ter touj

flanqué de

mon tableau, les soldats ‘de la co l'habitude de dire :

—Voilà le Saint-Thomes du capitaine qui ar- -rive ; personne ne manque à l'appel.

Le 14 mars, nous arrivions sans encom à Amozoc, village situé à deux lieues de Puebla. ordre de traverser la ville sans nous ÿ ar-

rêter, nous attendait ici : on craignait un conflit entre nos troupes et la garnison autrichienne.

* Six jours pis tard nous faisions notre entrée triomphale dans les rues de Mexico, au bruit des fanfares de la musique de la garde impériale belge, venue à -notre rencontre, et au milieu des acclamations de la foule nous saluant dés cris de “ Vive l’empereur !”

À quatre heures de l'après-midi, notre glorieuse et pénible campagne se terminait joyeusement au château de Chapultepec, chez l'empereur, qui avait invité bon nombre d'officiers ‘ revenus d'Oajaca. ‘__; 7 Entre le choc de deux verres, j'entendis mon

voisin de table, le capitaine d'artillerie Kermarec, répondre en clignant finement de l'œil à l’un de ces curieux qui veulent tout savoir, et qui s'enquérait du prix qu'avait pu coûter le - voyage d'une de nos bombes.à travers, les longs réseaux de la Sierra-Madre : .

—Mon cher, relisez le livre du maréchal de Saxe ; il vous apprendra cette série d’axiomes que doivent savoir sur le bout de leurs ss 3 tous ceux qui s'occupent de l’art ‘indispensable de tuer son seniblable : ,

“—Pour bien faire la guerre, il ne faut que trois choses : 1° de l'argent ; 2° de l'argent ; 8° de l'argent.” |

PERNIERS BIVOUAOS—AU PAYS,

,: La prise d’Oajaca en frappant les bandes de

stupeur, avait” donné à nos troupes

moments de répit, ét à Mexico nous

de notre far niente, pour ne-plus nous “Souvenir

dans les délices de Capoue, des in de la vie militaire.

Mexico s'était apprivoisé ‘dition, et plus d’un salon s nos.épaulettes, De notre cô

uer le t tertulia est la

Caine par excellence ; guindée, elle serait la Cousine-germaine du af home anglais. On Cause, on rit à pleines dents, on fredonne, 0

- —tonfitures—on s’y amuse à cœur j ais pour nous; ces fêtes, ces éclats de rire,

étaient entremélés des pénibles exigences de la consigne. . ù

-: En ce moment la cour martiale jugeait le colonel Romero et cinquante-huit Compagnons de sa terrible bande. ‘|

aits prisonniers le 81 janvier 1865 par une colonne du 81° de ligne placée sous les ordres u colonel comte de Potier, ils avaient à ré-

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pondre devant le tribunal militaire d'une longue - série de méfaits. Les preuves étaient irréfuta- s

bles. Sur là réquisition du capitaine Fontaine .

du 8° zouave, Romero et dix -de ses camarades

furent condamnés à mort, vingt-deux à ladé- —portätion et vingt-quatre acquittés. y

Le 18 mars—c'était un samedi, et l'officier qui

a vu ces jours-là n’en oublie pas le nom,--une .

foule énorme encombrait la place de Mixcalco,

lieu ordinaire des exécutions à Mexico.

. Il était six heures du matin. Le temps faisait plutôt rêver au bonheur‘de vivre que son- &ger aux tristes mystères de la mort. Le ciel avait des profondeurs bleues incommensurables : l'air était chargé de senteurs, et les rayons du soleil venant frapper les armes et les buffleteries des cinq mille hommes qui étaient là, rangés en bataille, les faiéaient ruisseler comme une rivière de diamants. :

Soudain, un roulement de tambours se fait entendre : les clairons sonnent aux champs, Romero mené sur une charrette du train des équipages militaires, vient d'entrer dans le fatal quadrilatère, suivi de quatre de ses malheureux com-

| pagnons. “A :

| eux gendarmes aident le chef à descendre.

C’est, un petit homme qui marche en traînant de la jamÿe. Son air est souffrant et abattu : il

. est tête lue. Un large zarape s’enroule autour de sa taille bien prise, et laisse entrevoir une chemise très-fine et très-blanche ; son teint est

brun olivâtre, sa moustache noire comme l'aile d'un corbeau. |

Les gendarmes dentsvers le poteau en bois de fer : Romero s’y adosse avec calme, mais sans forfanterie, et demande à parler à l'officier commandant : &

LA

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