AU COMBAT DU .CAMERONE, LE 80 AVRIL
M. Dansou, CAPITAINE ; M. MauDer, Ligurr- NANT; M. ViLaiN, SOUS-LIEUTENANT, Cette croix indiquait aux régiments qui allaient de France à Mexico, la récompense qui attendait un jour leur dévouement et leur abné…. gation sur cette terre lointaine.
rsque, tête basse, ils défilaient au, commandement : Portez armes ! ot aux roulements des tambours qui battaient aux champs devant ce : modeste mausolée où se repose la gloire fatiguée, : ils ont souvent réfléchi, sous leurs képis noircis Par la poudre et par la poussière, À cette grande Vérité que Salomon proclamait du haut de sa puissance :
— Vanité des. vanit ue vanité !
Un second bock eçon d’histoire contemporain — de nos jours o raine, il n’y a plus que les P qui font de l'histoire — et la dili noce 8e remit à rouler sur ses grosses roues de chêne. .
Le spectacle qui nous attendait af lever du soleil était vraiment admirable. er Nous voyagions en . plein cœur de laute
chaude, | ; SR
. Par les stores soulevés dé la voiture, les sen: teurs eneumées forêts s nangul re C&jou, de bananiers, de magnolias, : e. pété Ad bois de rose noublvri ion sur les Fo vent. Autour de nous voltigeaient des nitfistiés d'oiseaux-mouches, de colibris, de perruc es, de
uets, d’aras et de bec-figues effrayés par Donne fantastiques des singes du bois :
eur notre tête, l'azur du ciel des tropi ues, et
«devant nous, fier et immense, se dressait Je pre- É ‘Céinon de la Cordilère,
IEUTR-
qui al- 8e qui
abné-—
amants des
ant ce iguée,
oircis rande de sa
nité !
d'hisinner JU ve- Idats :
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hope à (]
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lés arabes
de plus joli
. flèche, devant le bru lement mystérieux des li ques capricie tout moment par la brise de papillons co
ancés de toutes 1
À LA ' : À nel J Nous étions tout yeux et tout -oreilles pour : SE @onter la voix tantôt suave, tantôt stridente on A Monique dé l'oiseau moqueur, pour contempler Qi Ja démarche nonchalante ‘et pleine d'ivresse du 7e Re souvage, pour suivre les bonds gracieux de :.… da gazelle méLçainé qui fuyait, rapide comme Ja it de la diligence ou le frées gt des vanilles dont es étaient dérangées à qui passait. Des nuages uraient à travers tout cela, et rien
ue de voir ces légers sylphes, nu-
es .couleurs possib
: e". Par milliers leurs valses fantasti ues, venir baiser amoureusement du bout’ de
du tropique qui, les Jjalouses,
es, décrire
aile les fleurs luttent de coloris --.
avec eux, puis tout à couples quitter étourdiment pour aller s’abattre autour d'une mare sta-
te, au milieu d
nstant et disparaît .Tiste stupéñé, qui
chapeau pour yr
rois de l'air.
- Tous ces parfams, ces chan fleurs suaves, ce soleil si Eden, si ces
chaude un
u chemin, s'y rafraîchir un re encore aux yeux du toucroit n'avoir qu'à tendre son etenir prisonniers ces petits
ts d'oiseaux, ces ur, feraient de la terre oriférantes senteurs ne ï
Cachaient pas des poisons subtiles ; si ces pé-
tales ravissantes ne couv
ion, le venin
jou, le serpent co
raient le hideux scor-
foudroyant.de cet imperceptible
et poétique n’emprisonnait sous
bleue, comme
les dahlias mythol
l'Inde, des miasmes terribles et des
telles. - Cette nature,
; 8i enfin, ce ciel serein sa. coupole
ques de Vres mMOr-
ui donnait des rêves de feu à ‘Humbolt, s'étend
lu u’au contre-fort des Chiquihuites, et quand la
ourde voiture a gravi les
‘ Pentes escarpées de cette première artère des Andes, alors se déroule devant le touriste émer-
à ses pieds, tout ce qui l’a atin.
re de la terre chaude est là dans cette vaste plaine qui, toute halefante sous les brûcourt se baign
tiède, à vol
à p îmes
patrio-
tique de Juarez, e ‘intervention n’a pas en
l6 temps de ren à leurs vieux murs tout étonnés de n’y plus entendre la voix argentine :
de l'Angelus. 7 Comme je l'ai déjà fait remarquer, nous étions. au fémps des pluies. - | \: Or, l'imprévu entre pour beaucoup dans les charmes de cette saison, et une singulière surprise nous attendait de l’autre côté du versant Chiquihuites, Me - Jusqu'ici les chemins avaient été passables :
/ DEUX ANS AU MEXIQUE . 28 tout à coup nos mules nous précipitèrent dans un abîme de boue, long de quatre bonnes lieues, d'où nous eûmes toutes les peines du monde à nous dégager sains et saufs. Faire la description exacte de ce gouffre mouvant serait chercher à ne pas voir <e lecteur ajouter foi à mon récit, et je préfère en laisser peser la responsa- . bilité sur un extrait de l’Estafette, journal français publié à Mexico : He
—“ La distance entre Cordova et Orizava est
‘à peine de cinq lieues: eh! bien ; ‘il y a des
voyageurs de ont mis deux jours à faire ce.
trajet. Les diligences ont cessé leur service entre les deux villes, et les touristes sont. forcés de faire ces cinq lieues à cheval, et cela non sans danger. Il est arrivé très souvent que des animaux ont péri dans ces lacs de boue, et il a fallu en retirer les voyageurs, sur le point de se noyer, à l'aide du /azo. Il importe, pour parcourir cet espace de cinq lieues, d’avoir reçu l'absolution et d’être en état de grâce.”—
Parlez-moi d'un tableau qui frise le terrible comme cela, mais seulement quand je suis chez moi, les deux pieds chaudement appuyés sur les chenets de ma grille, et l'épine dorsale bien emmaillottée dans.un bon fauteuil.
En diligence, c’est différent. |
Au lieu d'admirer ces choses, elles nous font venir à la bouche des exclamations parfois très expressiyes ! Je me rappelle avoif prononcé dans les Chiquihuitesmon premier mot d'espagnol ; c'était : caramba! et je suis encore à me demander comment nous avons pu nous tirer de là.
À toùt prendre, cependant, nous n’étions pas
‘les plus malheureux.
WP oôt
té de nous pataugeaient à qui mieux mieux, le fusil sur l'épaule, le sac au dos; Bé-
ranger dux ègee des zéphirs de la colonne du Commandant d'Ornano, lancés à la poursuite d’une guérilla.
Leurs chansons et leurs joyeux lazzis nous remirent en gaîté, et quand a diligence les eut tous laissés derrière e e, j'étais loin de me dou- - ter què plus tard je serais attaché à ce même
bataïllon, et que je ferais mes premières armes sous les ordres de son brave commandant.
saison des pluies Commence en mai et finit
en octobre, au Mexique. Pendant tout ce temps,
les chemis sont transformés en lacs de boue, et
il est resqu'imposgible aux troupes d'effectuer aucune expédition. |
peut se faire une idée des épreuves qui
+ Sas le malheureux obligé ps pareil, rien q fragment suivant d'une
ue m'écrivait un lieutenant du train de la garde impériale, M. Jean Girard, décoré, et plus tard capitaine au ler régiment du train des équipages militaires. Il est mort depuis—à l'âge de 45 ans—à Lille, le 24 décembre 1870, des suites d’une blessure reçue dans un des combats livrés aux Prussiens par le corps d'armée du général Bourbaki.
Cette dépêche en date de Cordova, le 26 septembre 1864, disait :
“ Pour venir à Cordova, où nous ne sommes arrivés qu'hier vers les trois heures de l'aprèsmidi, nous avons été forcés de quitter la route impériale à environ une lieue d'Orizava, et de
un sentier étroi
quante à soixante centimètres, et que nos hommes ont dû traverser, sac au dos, et luttant à l'envie avec nos mules pour dégager nôs four-
ns qui s'embourbaient. Aussi, il fallait voir
état affreux dans lequel ils sont arrivés à l'étape : mouillés de la tête aux pieds par la pluie battante qui tombait, et tout enduits de vase, ils faisaient peur à voir. L'idée que nous . allons cingler bientôt vers la France nous fait oublier tous ces déboires, et l'air de la mer chassera loin de nous la pensée de cet infect pays, que Dante sans doute ne connaissait pas, car il y aurait placé son purgatoire, à coup sûr !”
À mesure que nous avancions, les chemins devenaient de plus en [ne impraticables, et la nuit arrivait avec de larges gouttes de pluie. Bientôt le cocher nous annonça qu il ne pouvait plus guider ses mules, et, moitié de gré, moitié de force, il fallut nous résigner à passer cette nuit d'orage dans Je méchant petit bourg où nous étions—Salsipuedes, —nom expressif qui, en français, veut dire :
—$Saute si tu peux!
Après un frugal souper composé de frigoles, espèce de bouil ie ‘aux haricots, dsliciouis au goût, et de tortillas, mince galette de maïs tro sèche-pour être savoureuse, nous nous installâmés de notre mieux sur les banquettes de la voiture, passant une fort mauvaise nuit à rêver aux bandits qui, deux heures après notre départ de la Soledad, étaient venus y enlever des mules pour une valeur de 85,000 francs.
Depuis des siècles, rien n'a bougé dans ce enreux pays, si ce n'est sa végétation tropicale. Brigan age et cuisine sont demeurés stationnaires, et [a scène de la confection des
1 est de la frosseur d'un pois et quand ils e veulent manger, i comme un mortier, e illon, èt après. qt eure, ils le au la dite pierre, puis en cette manière.
‘dessus assez yant fait ainsi cui ne vaut rien froid ni ga at re
péchés, grâce à rpasse en saveur:
e, considéré jusqu’à ce jour par les gourmets comme le premier café du monde, inq lieues séparent Cordova d'Orizava.
ous les franchîmes à dos de mulet, et bientôt nous étions installés à l'hôtel des diligences. de cetté ville. Le trajet m'avait fatigué horriblement.
Après avoir dîné, je me suis mis au lit, et : pendant la nuit je faillis tortiller de l'œil sv po ment, comme disent les troupiers, dans leur nndant dix jours, je fus forcé je ne pus me remettre à soins du docteur de 1 » ét de M. Lucien
‘modeste pharmacien, aujourd'hui brillant écrivain de ls Revue des Deux Mondes. Encore, me défendirent-ils de quitter Orizava avant de prendre une dizaine de jours de répit pour me reposer entièrement.
Les premiers moments que je passai à Orizava ne furent guère agréables et récréatifs. : Pour me distraire des crises nerveuses que me vâlait la maladie occasionnée par le changement de climat, je n'avais que les charmes d'une Promenade dans mon appartement, tout rosplendissant du luxe espagnol. Transportez-vous dans une chambre immense, vaste comme une salle d'armes de château, avec un parquet en. terre cuite, et deux grandes fenêtres grillées. Pour ameublement, placez-y quatre lits en fer, un méchant lavabo tout vermould' ‘un cadre .
noir où se trouve affiché le règlement de l'hôtel, uelques chaises en bois de fer de la ‘une voiture heures
donner des nouve
distraction de m'escrimer, ‘contre l'essaim par trop s moustiques qui se disput lets avec un acharnem d'animaux
mortalisés.
Pourtant, petit à petit mes forces revenaient, mais, hélas! en proportion inverse, mes fonds s'en allaient avec une rapidité effrayante.
Ilen coûte cher de tomber malade loin des siens, et, pour comble de malheur, je suis propriétaire d’un porte-monnaie qui ressemble à
. LA s’y méprendre à celui de certain poète célèbre, toujours désolé par ses nombreuses infidélités : …
De même qué pour méttre une armée en déroute, Il ne faut qu'un poltron qui lui montre l# route, De même ma bourse il ne faut qu’un écu | ; Qui tourne les talons, et le reste est. pandat, 0. : | Tout ce que-je possède a quelque ressemblance Aux moutons de Panurge : au premier qui commence, . Voilà Panurge à sec-et son troupeau tondu, Hélas ! le premier pas se fait sans qu’on y pense |! Ma poche est comme une île escarpée et sans bords: On n’y saurait entrer quand on est en dehors. Âu moindre fil cassé, l’échoveau 8e dévide; Entraînement funeste et d'autant plus perfide Que j'eus de tous les temps la sainte horreur du vide, Et qu'après le combat je‘rêve à tous mes morts |
Heureusement que Dieu pense de temps à autre aux misères qui forment notre ombre derrière nous, et ce fut lai, san doute, qui souflla dans l'oreille du marquis de Montholon—pré- ‘venu de ma maladie par dépêche télégraphique—un léger soupçon du vide désastreux qui se faisait au dedans de mon escarcelle, .
Quelques jours après l'envoi de mes dépêches, je récevais, par la bienveillante entremise de M. d'Ornano, ses remerciments, accompagnés d’une traite sur le commandant supérieur.
Délivré de la lourde responsabilité que faisait peser sur moi l'attention continuelle qu'il me fallait donner à la conservation de ces dépêches, j'eus le loisir, pendant quelques jours, de visiter Orizava et ses environs.
C’est une villg considérable, encaissée dans les a ER qui en rend le séjour excessivement désagréable pendant la saison des pluies— et entourée de jardins magnifiques dont les
plantes tropicales nous rappellent involontairement les ravissantes descriptions que Méry nous fait de certains paysages de l'Inde et de Ceylan.
Elle est malheureusement, comme toutes ses sœurs du Mexique, d’une malpropreté révoltante.
En fait de monuments, la ville ne possède rien de très RUE Me si ce n’est le. beau et vaste couvent de la Concordia, transformé en hôpital militaire et ruiné plus tard par un tremblement de terre. En revanche, ellé a son fameux pic, le volcan d’'Orizava, haut de 5,295 mètres—soit 15,885 pieds—et dont la crête éternellement couvérte de neige se distingue facilement à trente lieues en mer.
En 1860, un Anglais excentrique en tenta l'ascension et réussit à aller planter le drapeau du léopard sur la crète du cratère. Pendant son séjour, un officier français voulut donner un camarade de faction à l’Union Jack, et grimpa mettre à ses côtés l'oriflamme tricolore, sans vouloir, je le suppose bien, faire allusion au volcan éteint où l’Angleterre et la France ont planté la hampe de leurs couleurs.
… À Orizava, je liai connaissance avec les officiers d’un escadron du train de la garde impériale, qui n'attendait plus que le passage d’un convoi pour rentrer en France. Ces messieurs furent d’une ‘politesse charmante, me priant d'assisterà leur mess pendant toute la durée de mon séjour, et me donnant sur le pays de précieux renseignements que plus tard j'eus occasion d'utiliser.
ci, je vis pour la première fois l’imposante cérémonie d'une messe militaire.
L'aumônier de la garnison offciait. dans la modeste cathédrale de la ville, aidé dans son saint ministère par deux zouaves en grande
80 DEUX ANS AU MEXIQUE tenue. Sac au dos, ils répondaient avec ferveur aux paroles du sacrifice, pendant que l'escadron du train de la garde était formé en haie et présentait les armes à l'heure solennelle de l'élévation, faite au milieu du foulement des tambours et de la fanfare des clairons sonnant aux champs. L'impression de laissent ces fron inclinés devant la majesté du Dieu
Cœur ces battements rand pontife des Héb die le sanctuaire de l'arche sainte.
A la porte, un curieux spectacle nous attendait. |
Au moment où les officiers, deux par deux, sortaient de la nef, un vieillard tout sale, le bras et la jambe amputés, se mit à leur tendre la seule main qui lui restait et Presque tous y déposèrent une pièce blanche. Quand notre tour arriva, un officier, M. Girard, qui était avec moi, me pria de considérer attentivement la de ce mendjant, et lorsque nous fâmes sur le terre-plein de l'église, il me raconta une chose qui laisse bien loin derrière elle les histoires extraordinaires d'Edgar Poe.
Ce vieillard n'était autre—vous perdriez votre temps à vouloir le deviner—qu'an ami ui avait assisté à la défense de San Juan de Ulloa contre Baudin! Le même Coup de canon avait emporté son bras, sa jambe, son drapeau et son prestige de brave marin, né lui laissant pour toute fortune que la pitié moqueuse de ses compatriotes et la commisération courtoise de Ceux contre qui il s'était battu. ;
Au Mexique, cela n'a rien de bien extraordinaire. 1. rues de la capitale sont pavées
d'invalides mutilés par les éclâts dort et une révolutions qui sont venues, depuis un demi-siècle, s’abattre sur leur malheureuse patrie comme un ouragan de mitraille, et tous se voient réduits à mendier un morceau de pain, que tantôt leur donne un parti et que tantôt l’autre leur refuse. | … Sous l'empire, Maximilien pourvoyait aux besoins les se pressants de ces invalides, et la . plupart de ceux qui avaient des droits réels à la retraite étaient pensionnés sur sa cassette parti- - culière.
&° allant prendre un vermouth au café de Pedro, nous eûmes occasion de contempler un autre exemple du triste état où peut des- ‘| cendre une nation qui a perdu toute idée de ce qui est grand. | . Nous achetâmes des cigares dans un misérable bureau de tabac tenu par un général de brigade! . Ils nous furent vendus par l’auguste personnage Jui-même—jeune homme de trente-cinq ans—et à force d’obséquiosités, il finit par nous faire oublier notre menue monnaie sur le comptoir !
Décidément, cette journée devait être une comédie d’un bout à l’autre.
À peine avais-je mis le pied sur les larges ‘marches en pierre grise de l'escalier de mon hôtel, que j'entendis le bruit d’une escarmouche assez vive ae entre le propriétaire et un monsieur, qui disparaissait littéralement sous une avalanche de portemanteaux.
. Ce monsieur voulait avoir une chambre à lui - seul, et le propriétaire, peu confiant dans sa mine renfrognée, son chapeau crotté, et son habit déchiré, se refusait obstinément à lui rendre ce service, à moins d’être payé d'avance, ce qui
DEUX ANS Au MEXIQUE Paraissait ne plaire que médiocrement au nouvel] arrivé,
Après une demi- ourparlers,' ‘la figure d tout
Vs
de 8 xpliqué, à à
orta, Sénateur Comme minisque, ‘et rappelé en
de septembre |
Souvenirs usque, Sous-lieutenant
nt au nouvel]
rparlers, ‘la ut cou
croisai avec.
sous-liegife.
Aer ncer, ef le hilarité de e groupe.
Monsieur evoir aux utonnière .
t enjolivé
Onneur, - ,
et il ent ndemain sénateur 10 minis- )pelé en
', l’habit leurs.
>tembre plus de rtie de qui remer un
aient neveu venirs | lenant
JA le docteur Desnoyers
| 4 sr DEUX ANS AU MEXIQUE il
aux chasseurs de Vincennes, Cet officier avait
7 Commeñcé sa carrière comme simple trobbade, et
il s'informa avec un vif intérêt de toht ce qui
:. concgfnait cette jeune France, restée si profon-
dément empreinte dans la mémoire de son
arent: Un autre officier, M. le baron'de Briche,
Éeutenanteolot aux tirailleurs algériens, me
témoigna aussi beaucoup d'intérêt, et me donna
.* . plusieurs lettres de recommandation auprès des
- officiers supérieurs de la légion étrangère, alors nison à Puebla. |
Le docteur m'avait enfin permis de quitter la
ille vers la fin de septembre ; Mais je ne voulus
rofiter de la permission avant d’avoir visité
isu célèbre dans l'histoire militaire ‘du
AS un
| + Mexique, le Cerro-Borrego.
Dong, un beau matins MM. Royet, capitaine au 74" de ligne, Fourco L'sous-lieutènant qu 62°, Liniers, aide-major au 1" Zouaves, le capitaine du génie d'Ombres et moi, étions tous les six occupés à grimper les
Fe + flancs escarpés de cette montagne qui se trouve
à quelques arpents de la ville.
fa le docteur se mit à nous raconter avec sa, Verve de zouave—il avait servi comme tel en Crimée—la ne comédie qui s'était déroulée sur cette colline : ce qui ne nous empêcha pas tout en l’écoutant, de faire honneur à notre déjeüner, Composé d’un superbe buisson d’écrevisses sur lequel le Capitaine d'Ombres avait déployé tous ses talents culinaires.
Le troupes françaises repoussées devant le fort de Guadalupe à Puebla par le nombre et le * hasard, étaient venues se replier sur les réserves qui se trouvaient à Orizava, : vivres commencèrent à manquer, et ‘pour comble de malheur un corps d’observa-