‹ Deux ans au Mexique [microforme] (volume 2)Chapitre 6 sur 31 · LI + , 84: DEUX ANS AU MEXIQUE · texte numérisé non relu

LI + , 84: DEUX ANS AU MEXIQUE

“tion vint se placer sur cette montagne, et appuyé par l’armée de ie Les qui s'avançait, \ ; na pr ‘de Pier 3 était des plus critiqu temps sombro'et nu " de la veille, M. Diétrio et l'un de 8es’col ègues, . M, Leclère, so dévouant avec leurs compagnies, la deuxième et la troisiôèmé du 1" bataillon du 99° déligne, vinrent demander au général de . : Lorencez la permission d'essayer de déloger à l'importun. AU Le général en chef, comme ces officiers de be « fortune, eut confiance en la bonne étoile de la. France, et quelques heures après, cent quarante "soldats se traînaient sur Jo ventre et rampaient nn F ” Silencieuseinent ur le bord de l'abîme... ù Puis soudain, Diétrio s'improvise maréchal de . rance. Le L —AÀ moi les zouaves ! crie-t-il; À moi les chasseurs ! à moi lg légion ! Les chasseurs au centre! les souayle à gauche! les fusiliers se a à droite! A la‘bayonnette, mes enfants ! te Re Les deux compagnies 86 précipitèrent sur .

Y'ennemi qui dormait Er . mettent vingt minutes à culbuter quatre mille En 6 ommes. Ivres de terreur, ils allaient se briser : 4 ” la tête dans le gouffre

croyant que toute l'armée française était à ss leurs trousses. Ce fa

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de commandant, ainsi que la rosette d'officier de la légion d’honneu

e, et apavançait, , position ) ‘par un 16 pronn ollègues, 1pagnies, illon du

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« DEUX ANS AU MEXIQUE . 85 trait d'héroisme dont l'histoire de cette expédition est parsemée, : 7

Rentré en France quelque temps après, la fortune a depuis prodigué ses sourires les plus roses à M. Dictrie, et dernièrement le héros du Bôrrego prenait part à la brillante expédition algérienne de l’Oued-Guir, en qualité de colonel de zouaves. ne

Le 80 septembre, après uri repos de vingtdeux jours, je me remettais sur la sellette de la

‘ diligence de Mexico, et bientôt au, pied des Cumbres nous escaladions la terre tempérée.

À part les magnifiques paysages de ces montagnes, la route de Puebla et de Mexico offre peu de curiosités. Bordé presque des deux côtés.

ar de longues files de cactus, de poivriers et À'aloës, le chemin ne traverse que des villages. insignifiants tels que Tecamalucan, où le chef de bataillon du 99° de ligne, M. Lefèvre, à la tête de quatre cents hommes, enleva 1,000 pri-

:sonniers et deux drapeaux à l'ennemi, Aculcin 0, g

Puente-Colorado, la Canada, vaste plaine où l'armée française campa pendant EL Les temps, Palmar avec son unique rue toute bordée de

-palissades en cactus hauts de quinze pieds et

taillés en cieige pascal, Tecamachalco, Chalchi-

‘comula, Acacingo, et enfin Amozoc, célèbre par

la fabrication de ses magnifiques éperons.

En voilà au moins des noms harmonieux. A

les entendre prononcer par mes camarades de

route, six gros Anglais qui, si j'en crois la discussion métallurgique qu'ils eurent ensemble, devaient appartenir à quelque riche compagnie minière, je m'endormis profondément, rêévant aux convolvulus bleus et aux sensitives blanches que j'avais vues poindre curieusement entre les haies de la route, et pensant à cette naïve

ui sea Sensitive—ne fleuris- Ne

par le visage d’une jeune vierge.

ZA diligence arrive vers minuit à Puebla.

Là, on accorde quatre heures

de repos au Voyageur exténué, puis la lourde machine se

6 donnant pas

Passe non loin des deux célèbres montagnes, le Popocatépetl et la

aisse derrière soi, les bourgs du Rio-Prieto, de Tesmelucan, et de San Martin pouraller diner à l'excellente posada du Rio Frio, lieu célèbre sur une route célèbre

par les brigandages et les crimes qui s'y commettent tous les jours.

oury, fut attaquée le 4 mars 1866, par "Re d’assassins. Dans ce lâche guet-à-pens le baron d'Huart, officier d'artillerie et aide-de- Camp du comte de Flandres, fut tué raide par . une balle qui vint le fr front. .

Revenus de cette surprise le général Foury et le major Haltueis—celui-ci blessé—dégaînérent et sautèrent en bas de la diligence ; mais devant ces deux hommes de cœur, les vin bandits tournèrent les talons et s’enfuirent.

Quant à moi, je n’eus pas même la bonne 5 ï

fortune de m’entendre répéter par quelqu'un ce } que l’on demandait au poète :

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—he fleurisr le pied ou

Puebla.

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à subir, au

n loin des petl et la ère soi, les an, et de nte posada te célèbre 8'Y com-

ravin de ordres du

Les brigands t'ont-ils arrêté Sur le chemin tant redouté De Terracine ?

Les as-tu vus dans les roseaux Où le bufle aux larges naseaux Dort et rumine ?

Ils se reposaient : et pour toute émotion, je n'eus que les frissons que font éprouver la température élevée des montagnes du Rio Frio, et la vue de leurs grands sapins verts, beaux arbres

—dignes d’appartenir à une forêt du Canada où‘

de la Norvége—qui auraient pu faire répéter à Byron ses deux vers favoris :

Quand je vois aux Si cet air de cimetière, Cela ressemble à mes amis,

Une chose qui frappe: l'étranger, c’est la multitude de croix plantées de cèêté et d'autre sur les bords du chemin; elles sont entourées ‘de petites roches. L'usage du Pays veut qu'on en place une ainsi partout où quelqu'un a été exécuté ou assassiné, Le passant fait un acte de pieuse dévotion s'il y jette une pierre en

. Murmurant un De profundis.

Tous les chemins du Mexique sont ornés de

ces curieux échantillons de la sûreté publique.

On pille ici, on vole là, on tue partout, et si qe demeure étonné de tous ces crimes et e toutes ces horreurs, c’est bien certainement le Pauvre Voyageur qui passe d’une ville à l’autre Sans se Voir arrêté au moins deux ou trois fois. Pendant mon séjour au pays, ces petites émotions

n'arrivaient plus si souvent, car l'empereur fai-

sait protéger les voies publiques par de nombreuses brigades de gendarmerie.

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