‹ Deux ans au Mexique [microforme]Chapitre 11 sur 46 · DEUX ANS 40 MEXIQUE · texte numérisé non relu

DEUX ANS 40 MEXIQUE

Or, la commission scientifique du: Mexique a constaté la découverte d’une tribu algonquine dans

villes, offrait beaucoup d'analogie avec l'algonquinet 7 certains mots de la langue finnoise. Par contre, un ‘

Toutes ces Conjectuires sont des , opinions per-

én faveur

nl

FE

Avant de toucher à un autre genre de désolatiqu qui commence aussi à se répandre sur cette malheu-

particularité qui mérite d’être un sujet d'étude pôur nos archéologues canadiens. DR

Sur toutes les ruines du Mexique et du Yucatan, Ses voyagèurs ont retrouvé l'empreinte d'une main rouge, ‘el mano colorado,” imprimée sur Chaque

mur et sur presque tous les bas-reliefs. î ; I : :

D'après M, Schoûlcraft, qui a, longtemps vécu avec les Peaux-Roûges—et a écrit quelques ouvrages d'in dianologie, assez défectueux du reste—chez les tribus de l'Amérique du Nord et particulièrement chez celles qui parlent l'algonquin, l'emblème de cette main entraînerait l’idée d’une supplication à la divinité. Souvent il l'a retrouvée dans ses courses au lac Supérieur, el même, aussure-til, les Indiens des Môntagnes-Rocheuses l’emploient pour marquer leurs fourrures et leurs armes. En pénétrant au fond de cette tradition et en s’en rendant parfaitement compte, cette main ne tiendrait-elle pas entre ses doigts les cordons du sombre voile qui a dérobé jusqu'à présent toutes ces cités ensevelies da

“#ilencé de la mort et de la destruction ? Fe #5

Si l’on se contentait encore de n'être apathique que

.… Pour tout ce qui touche à une époque embrouillée, il‘ ny aurait là que demi-mal ; mais plus que partout,

âilleurs, depuis la présidence de Juarez, la bañde,

reuse contrée, je ne püis m'empècher de citer une

ns le.

» désolation te malheu- \

> citer une :

étude pour

1 Yucatan, l’une main.

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“nôfré a semé ses épouvantables ravages sur le

Mexique.

Tôut a dù disparaître sous la truelle économiste de ces parvenus, de ces usuriers, de ces prêteurs à la petite semaine qui, du moment où ils peuvent mettre le grapin sur une église, un:Couvent, ou un monument public, ne palpent plus dans les colonnades que de la pierre de taille; grattent les fresques des murs : pour voirsi les matériaux qu’elles recouvrent peuvent valoïr-un bon prix 3 passent au creuset les tabérnacles sacrés afin d’en extraire la dorure; jettent à terre, brisent et démolissent tout ce qu'ils ont devant eux, pour remplacer ces pierres sépulcrales, qui cachent peut-être" une page de l'histoire de leur pays, par un amas dé chaux, dé bois de construction et de lave à bâtir. de La plupart de ces vieux cloîtres efde ces anciens : Couvents renferment une foule de curieuses peintures “et de singulières inscriptions, qui auraient mérité d’être l’objet d’un livre spécial, si quelque membre de la commission scientifique du Mexique avait voulu s’en charger. J'en avais recueilli et fait copier un + &rand' nombre, mais lorsque je’ fus fait prisonnier près de Saltillo, la malle renfermant ces notes et le fruit des quelques. recherches ‘que me permettait de faire le service fut prise par l'ennemi, sans que j'aie

* jamais pu savoir ce qu'elle était devenue, Par: uñ heureux hasard, j'avais laïssé au fond de-

SX,

ma Cantine, sous ma tente, mou album d'autograplies . et més befles eaux-fortes, chef-d'euvre de Philippe 7" G@le, de Gill Sadeler, de Jean-Baptiste Urints, de

Wiérix et de Stradan. Entre ces feuillets ge trou- -

vait l'échantillon suiv

par deux chérubins, et ornait le plafond de la cellule où j'étais logé lors de mon second séjour à México, dans le couvent des Franciscains de Santa-Clara :

x anne DH GE D vus GTS vi Ge, moe

Le sauveur en mourant-réhabilita la vie par son sang, Le pécheur en vivant régénéra la mort par le crime,

Je me rappelle aussi, au retour de l'expédition d'Oajaca, avoir vu sur le maître-autel du couvent démantelé d’Yanhuitlan, un crâne poli comme ivoire, et portant écrits sur le front les mots espagnols suivants : cu Jo s0y .

Jésus Pédro Sandoval;

un Ave Maria y un Padro Nuestro, por Dios, hermanos !

“Je suis Jésus Pierre Sandoval : un Ave Maria et

un Pater Noster, pour l'amour de Dieu, mon frère 1 ”

Je nai jamais pu concevoir quelque chose de plus

navrant que les grands orbes muets de ce mort m'envisageant fixement, pendant que sa tête dénudée au Contact de la tombe implorait tristement mes prières.

Un peu plus loin, dans le coiridor qui conduigait

ant que j'ai pu sauver du naufrage. [l était peint sur une guirlande soutenue :

« ç ns LS

ee … 62 7 DEUX ANS AU MEXIQUE \

les oreilles, Pour ne pas entendre le bruit sec et sar-

Castique du märteau de l’homme foss

de ses COURS serait capable d’enfo front la |

me les tombeaux et les choses saintes,

Pendant quelque temps, ces profanations et ces sacrilèges spéculations ont cessé petit à pelit, sous le sage gouvernement de Maximilien, Mais il lui a

été impossible d'effacer le mal qui avait déjà été

| fait. Comment réunir et rassurer, pendant le court

règne que la Providence lui avait départi, tous ces !

pauvres missionnaires, Loutes ces pauvres religieuses que la baïonnette de la révolution avait refoulés loin devant elle ? |

, Comment at:il Pu trouver le temps de donner libre‘@burs à ses idées libérales, à ses rêves de liberté et de progrès au milieu de cet entourage mexicain où s'étaient glissés Cauteleusement des gens dont le seul mérite avait été d'avoir les jarrets d'acier d’un salimbanque, et qui dissimulaient adroitement, sous leurs 2ravates blanche, Sous leurs habits de ville, le sang Coagulé de leurs compatriotes. Mar. + Tuer, Lopez, Ramirez, et tant d’autres contre qui

rien respecter,

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pns et ces tit, sous le Si lui a t déjà été nt le court » tous ces vres reliion avait

e donner de liberté mexicain is dont le cier d’un itement, abits de 8. Mar.

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