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.:" "Natere de poèté et‘dartisté, doublés deb ‘vértus énergique et'shevaléresques du soldat," Ma iéilion
dans cette ville de Queretaro qui devait le voir fusiller : | |
—“ Mourir l'épée à la main, c’est le sort possible, mais il ñ’y a point de honte] Comme je regrette que les sien de la paix ne puissent pas fleurir à côté de Markl Quelles belles choses Vous auriez trouvées sur toute la route de Mexico ! Ainsi, dans ce bois de Calpulapam j'ai vu, pendant que les balles siflaignt autour de nous, de superbes papillons voltiger ça et là, tout tranquillement. Ici, à Queretaro, nous avons découvert une nouvelle espèce de Punaise (simex domesticus Queretari) qui paraît avoir des mandibules doubles et qui étonne tout le monde. Si j'avais pu emporter des flacons, j'en aurais, malgré la préoccu-
pation de la guerre, conservé quelques-unes pour vous les montrer. ” — ;
‘empereur ftait d'une grande force sur les sciences | exactes. Lorsqu'il était officier de marine, il-passait
pour un des meilleurs navigateurs de l’'Egrope:; je.
tiens-céla de la bouche d'un homme qui s'yetendait, le célèbre commodore Maury. 7e Nu
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ne restait pas inactif au milieu des rares loisirs que . lui laissaient ses travaux administratifs et la régie des affaires. ; . ed Il faisait des vers, ou écrivait ses mémoires, et plus d’une page remplie d’exquise délicatesse et du plus fin esprit d'observation se trouve ainsi dissé-
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minée parmi ses œuvres postes.
Fune d'elles m'a frapr E QC EE poésie mélancolique et religieuse, et je He Mig à sister au plaisir de vous la uaduire ici, nongé#é" vous dire que le prince avait alors dix-huit ans, et faisait pour son iñstruction un voyage èn Grèce et en. Asie-Mineure. La journée s'était passée à courir vallées et montagn pour atteindre un Couvent situé près d'Athènes, et. après avoir décrit cette longue course faite en: compagnie de la reine de Grèce et de son état-major, Maximilien, rentré, jard au palais, chuchotta à sa plume les réflextons suivantes: … —Ces paysages et cetle longue chevauchée m'ont invo'ontairement rappelé la vie de plus d’un moine, Comine nous, il quitte le foyer domestiqueskts les
heures bénies de son enfance se sont écoulé os, au
Milieu des: fleurs et des parfums du jardin paternel.
Il va seul de par le monüe qui lui semble être une . valléé large, fraiche et verdoyante, bouclée à Lho-. rizon par une mystérieuse chaîne de moniagne Il'va gaiement\en avant: le route-est: mollense et les toits hospitaliers so pressent de: chaque.coté du
= €hemin. Pourtant il a bien garde de s’y arrêter : les. Be:
LA
montagnes, l'horizon l'attirent. Il veut escalader
ces pics bleuâtres qui se perdent dans les vapeurs du
lointain, Déjà, il touche à leur base. |
—Le plus difficile est fait, murmure-t-il, car main- .
tenant mes yeux embrassent les deux extrémités de la route. “ |
Mais, hélas! il a compté sans la fatigue ! Le pied
peut glisser et les précipices sont si profonds et si.
discrets | Le voila qui repart. | Il'marche droit devant lui : la vallée se rétrécit ; la
plaine monte, Îles rochers commencent à sortir leurs angles de terre, et tout cela n’est pas encore le danger, Car son pied sé pose toujours en avant, enlevant bravement l’espace. |
Le soleil est sur le bord de l'horizon ; ses rayons inondent le couchant, pendant que le sentier devient de plus en plus difficile, et que l'œil fixe pour un instant, puis pour longtemps le précipice sombre, car les premières sensations du vide font toujours plaisir.
Un village n’est pas loin, et le vent du soït lui apporte les cris de joie de#habitants qui s’'empressent . de venir souhaiter la bienvenue au voyageur. Son orgueil est flaité; il tressaille, mais qu'est-ce que cette vétille? N'est-ce pas une autre gloire qu'il lui faut? Ne doit-il pas escalader les chaînes à pic de là. bas? N'a-til pas été créé Pour voir les régions hantées
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seulement par les aiglons, et par leurs pères les aigles ?
Alors l’aberration humaine s’en mêle, et le danger
semble décroître à mesure qu’il songe à la distance qui le sépare de la rhaumière paternelle.
Il marche : le défil* devient gorge, les pafites se dressent et se raidissent, mais il s’arc-boute et grimpe toujoürs.
Enfin il va toucher au but, et Pour la première fois il sent les morsures de la fatigue. Le vertige penche sa tête sur l'abime ; en proie au désespoir, il se heurte et se débat Contre la solitude, et pendant tout ce temps le danger l’enlace, et la mort se couche et rampe sous chacun de ses pas. j
Néanmoins le sentier Monte toujours inexorable devant lui ; il frange maintenant le précipice et le
malheureux n'a plus pour appuyer son pied endolori que la dernière aiguille du rocher.
Le désert immense, Sauvage, implacable l’enveloppe ; autour de lui la végétation est morte ou se meurt, et abandonné de tous, il reste debout au Milieu d’un océan de pierres grises.
Seul ! il est bien seul maintenant! son Courage l'a
“déserté, il sent la folie toucher son cerveau, et il
entend venir la mort qui accourt lui tenir compagnie, Mais, oh Providence ! en se retournant, sur le
versant de la crête, il avise, Par un dernier effort, un L: et une porte close perdus dans le brouillard. Ahancélant, il fait quelques pas, et tombe exténué.
sur le seuil mystérieux —|
Sa tête a frappé la dalle de pierre : ; un bruit de pas,
a reteuti, la porte grince sur ses gonds, et le voyageur
Mourant se sént porter FOMENCRe le long des. corridors d’un monastère,
Sous la fenêtre de sa cellule, la vigne grimpe ex; Fe la chapelle invite son âme aux oluptés de la prière et du repentir, et de vrais amis luï donnent le baiser de paix et cette tranquillité de. la terre, pâle reflet de celle que promettent solennelle-
ment les cieux: à ceux qui sout restés ou qui sont. redevenus “ humbles de cœur.” —
Lorsqu'il fermait son journal, mettait sous clef ses: herbiers et ses collections d'archéologie ou d'histoire naturelle, et que les soins de l’état ne le réclamaient, pas, l'empereur se livrait à sa. passion favorite :
Il bouquinait.
Peu à peu, grâce à son tact exquis et À force de patientes recherches, il était parvenu à se former ainsi une des plus riches bibliothèques de l'univers
Là, dans son château de Chapultepec, séjour favori des lettres et des beaux-arts, au milieu des tableaux précieux de l’école espagnole et des instruments de musique de son ami d'enfance le comte de Bombelles, se coudoyaient pêle-mêle les splendides édilions des Alde, des Estienne, des Elzevir, les heures de Notre- Dame aux merveilleuses enluminures, une foule de manuscrits introuvables sur l'histoire d'Amérique, et ‘certains incunables de da typographié américaine,
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six volumes gothiques imprimés de 1543 à 1547, et
restés tolalement inconnus aux bibliophiles.
Sept mille volumes, consacrés exclusivemettt à/son Mexique bien-aimé, y avaient été regnis à grands frais, èt les rayons en‘bois-de fer de la bibliothèque ployaient surchargés, qui sous les livres de la littéfature française, anglaise, espagnole, qui sousl'les
travaux de l’économie politique, la thfologie, l'édu- -
cation, l’histoire ecclésiastique. Le droit, la géographie, les scieñces exactes ei physiques, la philosophie, les histoires d'Afrique, & Asie-et d'Amérique.
Dans sa soif de savoir, l'empereur s'abreuvait à
toutes sources. | #
Notre pays assistait à ce rendez-vous universel, et sous les yeux du visiteur toujours bien reçu dans celte partie de l’alcazar, défilaient les « Voyages de Cartier aux terres neuves du Cänada,” “la Nouvelle découverte d’un très-grand pays situé entre le Nouveau Mexique et la mer glaciale,par le P. Hennepin,” les ouvrages du baron de la Hontan, l'histoire de la Nouvelle France, par Lescarbot, l'histdire du Canada et le grand voyage au pays des Hurons, situé en Amérique, vers la merdouce, ès derniers confins de la Nouvelle France dite Canada,” par Gabriel Sagard Théodat. |
äs
Le royal bibliophile ne dédaignait pas les éditions canadiennes. |
tin Re
À ‘Yéut,. figuraient la relation .du P. Bressani, éditée
par le" P, Martin et im primée par Lovell, de Montréal, 4 “les biographies de madame d’Youville, et de made- C: moiselle Mance, ainsi que les relations des Jésuites . ré-imprimées sous les auspices du gouvernement, L . Canadien, par M. Augustin Côté, de Québec. e | Après la catastrophe de Queretaro, ces trésors a d'érudition, déposés entre les mains d’un fidèle ami à de l’auguste martyr, don Jose Maria Andrade, furent n précipitamment arrachés des palais, emballés furtivement dans plus de 200 Caisses, chargés à dos de mulets et conduits hors de Mexico. Ça et là, on eut L bien quéiques ‘coups de fusil à‘tirer à travers ravins et gorges sauvages contre les pillards et la guerillà, de mais tout arriva heureusement, après un mois d’in- . croyables pérégrinations à la Vera:Cruz, et de là en de £urope./ ; qu Getie précieuse bibliothèqt, joyeuse amie de ve l'empereur, lorsque brillaient les beaux jours de au jadis, colorés par les teintes roses de l'avenir, devenues ric . teintes de sang le 19 juin 1867 — plus tärd, sa seule et qu
æ Sincère confidente, lorsque sonnèrent les heures du mensonge et de la trahison, s’est dispersée le 18 janvier 1869, dans la salle des ventès de Leipzic.
Avec l’adjudication du dernier volume, sombrait la dernière épave du naufrage mexicain.
Ame droite et confiante, le rêve de l'empereur, raconte M. Charles d'Héricault—un de ceux qui ont entassé.des matériaux précieux pour servir à l’histoire |
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‘de cet homme aussi savañt qunodeste—éiait de
s'entendre avec les libéraux, de réunir en congrès les
députés choisis par le peuple et d'obéir au pouvoir - qui soffirait fort et invulnérable de la volonté de |
la nation assemblée.
Après notre départ, des démarches furent tentées auprès de Juarez et de son cabinet, pour les amener
-à consulter le vote populaire. Ell demeurèrent sans v
réponse. Qu'est-ce que le mot patrie pour ces gens-là ? En’politique, Maximilien s'était peint au complet, dans cette franche allocution qu’il pronongait à l’oc- ‘Casion de la mort de son beau-père le roi Léopold de Belgique : 4
—“ Quant à moi, messieurs, vous avez été témoins de mes travaux. Laissant de côté les vaines théories qui ne conduisent qu'à l’anarchie, j'ai consacré mes veilles à l’organisation de l'administration publique,
&u développement des éléments de prospérité et de
richesse du pays, et à la solution des grandes questions qui le préoccupaient.
“ Dans cette tâche arduë, j'ai su résister à l'impS . tience des uns et au découfägement des autres, parce
que les plaies ouvertes par cinquantes années de’ guerre civile ne se cicatrisent pas sen. un jour. Mais
ferme dans la constience deyma foi, je marche ifeoit. à mon but, avec uñe infatigable persévérance. “Les. forces pourront m'abandonner ; le courage jamais.
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| à "J'ai respecté la liberté de ia -presse, “lorsqu'elle 4