TEST TARGET (MT
dépassé Puebla de /plusieurs étapes, il me fallait
attendre le passage d’une ‘escorte et il Chargea son
offcier d'ordonnance, M. Achilli, de me présenter à
ses Colgues. #0
Parmi ces derniers, se trouvait le: vicomte de
Montessuit, sous-lieutenant à la légion.
Eu
Fils d’un ancien diplomate français, Paul de Montessuit n'était entré Comme officier à la légion:
étrangère qu'après avoir été tour à tour homme de lettres, élève en diplomatie, volontaire lors de
la dernière guerre de Pologne, condamné à être fusillé par les autorités russes, et retiré de leurs mains à force de mettre en jeu des Influences de fàmille, Tout portait à Croire que l'épaulette calmerait. peu à peu cette rude soif d'aventures, ‘lorsquk de retour à Puebla, j'appris que M. de Montessuit venait de donner sa démission pour aller prendre à la Havane la direction d’un journal français.
Je n’en ai plus entendu parler depuis : seulement en feuilletant dernièrement une liasse de journaux, je tombai par hasard sur lentrefilet suivant du Courrier de Saint-Hyacinthe :
“€ GURIEUSE INVENTION. —M. Paul de Montessuy a ex: hibé et expliqué hier matin, au No. 161, Broadway, les plans d’un nouveau navire de son invention, : auquél il donne le nom de self-mover Ship. Tn'ya , dit-on, d'autre moteur qu’un système bâsé ‘sur lat ;
De
traction terrestre combinée avec la résistance M1 ieds de:
par la densité de l’eaw. Un bâtiment de 300-p
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long sur 120 pieds de large, construit d'après ce. principe, ne coûterait que $8,000 et pourrait traverser l'océan avec une vitesse moyenne de 50 milles à Pheure, soit deux Jours et demi.” r.
MM. Masson, sous lieutenant au train, Péchoux, vétérinaire au même corps, et Luquet, officier d'administration étaient avec M. de Montessuit lorsqu'il me fut présenté. Ils se firent mes ciceroni à travers la ville, qui serait un véritable bijou de propreté et d'élégance même ailleurs qu'au Mexique.
À peine m’y étais-je promené pendant quelques heures que je compris bientôt pourquoi les naïfs Indiens l'avaient surnommée la ville sainte. Bien qu’elle soit de la grandeur de Québec, elle renferme cinq églises paroissiales, soixante-etun temples et chapelles catholiques, neuf couvents de moines, onze de religieuses et un oratoire en l'honneur de San Felipe de Néri.
Pendant ces longues promenades sans but où chacun de nous oubliait à qui mieux mieux le Mexique, pour causer de ses souv enirs, de son cœur, de son pays, une des choses qui m’étonnèrent le plus,
- fut de voir certaines rues de la ville presqu'entière- - ment jonchées de roses effeuillées.
* L'habitude mexicaine veut qu il en soit ainsi,
$ ke long du parcours que fait le Saint Viatique, lors-
‘qu'on le porte à un mourant, et je ne connais rien & Plus touchant que cette charmante coutume de
jeter.ainsi sous les Pas du bon Dieu ce plus suave dans sa Création, les fleurs.
reille de celui qui va mo
qu'il y a de C'est un peu urir que son
Bar le champs du repos, quand la brise screine Vient souffler dans l’ombre des nuits,
Elle emporte °R'Passant cette poussière humaine - Qui doit se transformer en fruits.
; Quand au pied de l'autel Ia douce fiancée co Vient courber son front virÿinal,
tail C’est peut-être du cœur de sa sœur trépassée | 1
Qu'est fait son bouquet nuptial. > | :
\ { En revanche, je ne me sens guère Les dispositions d'admirer le stoïcisme d'un autre usage qui, m'assurait un officier d'artillerie, M: Anderer, prévaut dans Certaines parties du Mexique.
Ousseline et de Buir- "
landes, les meubles sont cirés, les parquets frottés, d les amis affluent de toutes paris, et tout le, mogie | rit, babille, danse et se réjouit en l'honneur du petit 8
qu’il y a de est un peu ir que son > perdra de e, et invovres :roses S épéroûs, xhalait la
rante elle
-ange—angelito—qui vient de déserter la terre pour les cieux. | : |
Péutêtre aux yeux des créoles, passerai-je pour avoir le cœur bizarrement confectionné, mais pour moi—et bien des mères se rangeront de mon avis— Victor Hugo aura raison, tant que dureront les"
. siècles :
* Voyes-vous, nos enfañûts nous sont bien nécessaires, x + Hélas ! quand on a vu dans sa vie, un matin, D Au milieu des ennuis, des peines, des misères, “Et de l’ombre que fait sur nous notre destin,
Apparaître un enfant, tête chère et sacrée, Petit être joyeux, Si beau, qu'on a cru voir s'ouvrir & son entrée | Une porte des cieux ; ;
Quand on a vu longtemps de cet autre soi-même Oroître la grâce aimable et la douce raison, Lorsqu'on a reconnu que cet enfant qu'on âiine Fait le jour dans notre âme et dans notre inaison,
Que c’est la seule joie ici-bas qui persiste 4 De tout ce qu'on réva,
Considérez que c’est une chose bien triste De le voir qui s’en val
.. La cathédrale de Puebla, dans le style italien de la . fn du XVIIe siècle, est, de l'avis de plus d'un con-
naisseur, un des plus purs monuments religieux de l'Amérique. Elle est bâtie en pierre brune, au milieu
. de la grande place, entourée de tons côtés par de &racieux portiques, et parmi les nombreuses mer. veilles que renferme la basilique, je me suis 7e __—
surpris à adinirer sur le maitre-autel un superbe
érucifix en boîs noir, don royal de Charles-Quint. Le général marquis de Gallifet s’est amusé à
faire de. cette Magnifique cathédrale la description
suivante qui est on ne peut plus complète. D’après une
* dans une seule nuit, par des anges et des séraphins.
sentant un parallélogramme de 90 mètres de ‘longueur sur 80 mètres de largeur, non compris le Parvis qui est très-vaste. La façade principale est nie ornée de superbes Statues en pierre blanche ; les AE portes et tambours sont en bois de cèdre, ornés de ji dessins bizarres en bronze. On voit à chaque angle de la façade une lour carrée d’une hauteur perpendiculaire, au-dessus du Parvis, de: soixante-quinze mètres. Le sommet est orné d’une coupole en brique vernie, qui s'élève sur un socle octogone à crémeaux, et est surmonté d'une lanterne à coïonnettes, qui porte à son extrémité un globe et une croix en marbre blanc. La tour du sud à coûté cinq cent mille francs ; elle est garnie de cloches énormes au nombre d’une trentaine, Lorsque ce carrillon est mis en branle, ce qui. arrive à chacuneïdes nombreuses fêtes du calendrier mexicain, c’est à devenir fou. Les mexicains Alfectionnent cette assourdissante harmonie. La plus grosse cloche fondue par un certain Francisco Marquez, pèse 185 quintaux et a çoûté quaraute-cinq mille francs. | 1e
légende locale, ses beffrois élancés furent terminés,
—“ Ce belle édifice s'élève majfstueusement, pré-
in superbe s-Quint.
amusé à lescription après une
terminés,
séraphins.
ment, pré-
5s de ‘lonompris le Cipale est nche ; les , ornés de que angle Tr perpenite-quinze en brique rémeaux, eltes, qui croix en cent mille u nombre k inis en mbreuses fou. Les > harmo- 1 Certain a çoûté
‘ La grande coupole du temple est en faïence jaune el verte, elle s'élève majestueusement au-dessus d’un acrotère octogone, avec pilastres d'ordre ionierr à chaque angle. La lanterne est dominée par une statue.
‘A l'intérieur, l'architecture est en général; d'ordre darique de double dimension et en pierre de taille. pr)
Le tabernacle est une œuvre remärquable en son
genre. Son plan est circulaire, il a la forme d’une-
petite tour ouverte par quatre faces. 11 a une hauteur de 25 mètres au-dessus du sol. Il se compose de deux corps : le premier, d'ordre dorique, est orné
de seize colonnes cannelées de sept mètres de: \hauteur ; on remarque à chaque angle, par groupe
de quatre, les statues colossales des saints docteurs. Les colonnes ont une magnifique corniche garnie Sur chaque façade d’un fronton semi-circulaire avec de ce splendide tabernacle est couronnée par un socle fui sert de piédestal à la statue de saint Pierre ; Ha est en rapport par sa richesse d'ornemens tation avec l’intérieur. Au centre, on voit un autre
tabernacle, plus petit, qui sert à racevoir le Saint: -
Sacrement. Le premier Corps, ainsi que le tabernacle central, sont de marbre fin ; tout le euxième corps semblable, sauf les dimensions, au premier, est en stuc imitant le marbre. R
“ Au bas de chaque façade, se. troûve ün autel de .
des anges en saillie dans des nuages. La coupole
Le
beaumarbre. La table est de'trois mètres de long,
d'une seule pièce. Tout autoÿr on voit de-riches
ornementations de bronze. : Au-dessus de chaque
autel est placé un tabernacle d’une seule pièce, avec colonnes d’albâtre aux angles. Les portes sont ornées de bas-reliefs en vermeñ, d'A
. Dans l'intervalle d’ün angle à l’autre des autels, existent quatre portes qui communiquent au panthéon des évêques, situé sous le tabernacle principal Les encadrements et les frôntons semi-circulaires de ces portes sont fort curieux. Au centre, on remarque
des groupes de séraphins enlacés dans des festons
d'un goût parfait; les portes sont de bois précieux, et les décors de bronze doré. La voûte du caveau et des sépulcres est en marbre noir et blanc, de même que le pavé au milieu duquel se trouve l'ossuaire. Le sanctuaire de l'église semble être le socle immensée de ce monument, un des plus remarquables qui existent sur le globe; on mit près de quarante années à le construire et on y dépensa millions sur Millions de francs.
“ Au fond de l’église, derrière le Chœur, la chapelle des âmes du purgatoire possède une magnifique peinture du jugement dernier.
“ Aux colonnes des nefs latérales sont suspendues uatorze cadres ovales de deux mètres de hauteur, représentant les stations du chemin de la croix, œuvres admirables de don Miguel Cabrera, et plus “loin on remarque d’autres toiles de peintres célèbres.
s de long, de.riches > chaque èce, avec nt ornées
8 autels, au panrincipal.
laires de emarque s festons Jrécieux, aveau et e même Dssuaire.
ocle imquables uarante ons sur
hapelle nifique
endues auteur, , Croix, et plus élèbres.
Dans une des chapelles latérales, on est saisi d’admi. ration à la vue d’une image de la Vierge entourée : d'anges ravissants ; c’est le chef-d'œuvre du P. Garcia Ferrer, ami intime de monseigneur Palafox. L'autel supporte un tabernäcle fort riche en argent massif, au-dessus duquel est une niche qui renferme la -” : statue de là Vierge de Bon Secours, assise sur un à piédestal. :Fout cet ouvrage est en argent massif, -On remarque, dans toutes les chapelles, une grande profusion d’or et d'argent pour l’ornementation.
“Dans la sacristie, de belles peintures de Paul . som ornent les murs. Les armoires qui renferment
ts ornements sacerdotaux sont de bois précieux. On : y voyait, avant la dernière révolution, un lavabo de “trois mètres de haut et de deux mètres de diamètre ; ‘il était en argent massif, avec une belle statue de
Saint Michel entièrement faite de ce métal.
‘ L’argenterie de la cathédrale de Puebla était autrefois d’une richesse extraordinaire ; on peut en juger par ce que les révolutions y ont encore laissé subsister après de nombreuses spoliations. Il y avait des lustres immenses en argent massif avec bobèches en or; de somptueuses urnes avec des bouquets gigantesques de fleurs artificielles d’un luxe éblouissant. Les candélabres du maître-autel sont en argent massif —d’une hauteur de trois mètres. Le lustre le plus beau est composé de deux milles pièces, avec bobéches en or ; il pèse cent quarante kilogrammes et a coûté trois cent soixante mille francs. On montre . .
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ENT RTS RSS
* cathédiale sont toutes recouvertes
3; 1 5 La NOTE “6clätér sur lés march
Également deux encensoirs avec leurs navettes en ot aussi en or Massif, enrichi de diamants d’un côté, et de grosses émeraudes du côté opposé Un autre est garni de la plus belle -coHeetion. de perles qui se
puisse imaginer. Le piédestal est d'un travail exquis, orné de brillants et de pierres précieuses.
“ Le grand chandelier triangulaire, placé au milieu du chœur, est un admirable Ouvrage en ébène de huit mètres de haut ; ‘les sculptures sont remarquables. ; TI
“Les Ofnements sacerdotaunx sont en rappôrt avec la richesse des vases sacrés, ainsi que les lapis de
Pied et de tentures, Les colonnes et Corniches de la
d'un immense
tapis en velours cramoisi, garni de grands galons
d'or, fort somptueux. Le dais est d’une magnificence remarquable,
“ Ce temple, vu en passant, se fait remarquer par la régularité de sa belle architecture ; examiné dans ses détails intérieurs, il frappe d'admiration par la richesse et le bon goût dé son ernementalion ; je ne $aurais trop le répéter, C’est sans aucun doute un des monuments religieux lés plus fiches de la terre.”
Le péristyle de la cathédrale porte encore les traces onnue
massif. Un ostensoir, haut de plus d’un mètre, est .
ttes en or
nètre, est :
n côté, et autre est S qui se Il exquis,
u milieu bène de remar-
ort avec apis de es de la nmense galons ificence
1er par lé dans par la ; je ne un des rre.” ‘traces
l’heure où la population sortait de la grand’messe,
tuant et blessant un grand Hombre de personnes, , . Celle qui suivit fut moins malheureuse.
Elle pénétra sournoisementt dans officine d’un pharmacien en gros, et se paya le malin plaisir d’en-
voyer toutes ses drogues et ses pillules ad patres, ne.
touchant cette fois-ci à personne, mais, en revanche, .
cassant, broyant et anéantissant pour près de cinq mille piastres de fioles, de clystères et de vases ex
professo. 2
. Les bons habitants de la ville sainte croyaient
Es
bien dévotement qüe la terre s’entrouvrirait pour :.
engloutir ces démons de pantalons garance, qui se. . perineltaient d'employer, un jour de dimanche, des
arguments aussi forls et aussi positifs. .
Apart le magnifique couvent de San Francisca
transformé pendant mon séjour en hôpital de cavalerie autrichienne, les autres Monuments religieux.
de la ville n’offrent rien de biengkéllant en fait d'architecture. Ils sont presque tôus bâtis hssez solidement, pour servir indistinctement de retraites religieuses en temps de paix, et de fortifications bonnes et valables, quand le-ciel est aux pronuñcia-
menios, Ce qui arrive assez souvent, k À quelque distance de l'enceinte de Puebla s élève
le fort de Guadeloupe, fameux par le Coupe-gorge du
cinq mai, 1862. Attiré par de faux amis et par de
fausses promesses, le général de brigade de Loren- Cez, avec cinq mille hommes. du 1er, du 2%
s 1 2 ce LS
. Cette victoire--si c'en est
et du 99e de ligne, vint s’y faire écraser sous le feu de batteries mMasquées, et sous les efforts combinés de la ville et des troupes du général Zaragossa.
ji une—gonfla tellement
d'orgueil le parti juariste qu'il se garda bien d'y re-
retourner depuis, de crainte de subir Je sort dc la”
. Srehouille de La Fontaine.
Non loin‘ du fort, commence la pente dgla Ma- ,
linche, mortagne -aride, dont, la cime cache un
volcan éteint et qui recèle dans ses flancs des cavernes .où les dignes Cartouches’ et les ‘braves "Mandrinsmexicains allaient se reposer -de leurs fatigues à la
barbe des autorités, cacher leurs riches trésors et
mé liter de nouveaux vols et de nouveaux asgassinats,
La superstition populaire croyait ces lieux mau-
dits hantés par les démons et par les esprits : la “police du Président ge contentait de rire sous cape, en s’appropriant sa part du butin, et le cratère éteint
enfouissait parmi ses débris et ses scories ces tristes
chauves-souris du crime ét de la socièlé. Pendant
le court espace de temps qu'ont duré l'intervention
1SA pour faire fetombbr ayéc elle sur leurs épaules tous ” . ‘Jes maux de Daniele CR RME PUR
française et l'empiré au Mexi ue, ellesse sont envolées ie U P )
devant la lumière de la Jorceet de la loi mise en pratique. Seule, la montagne restait. là, avec sa masse grisâtre tenant toujours suspendue au-dessus de là tte des Puéblains cehg terrible épée de Damoelès. | qu’il n'a tenu qu'à ‘eux de secouer du bout du doigt,
is le feu .
ombinés Sa.
lement à d'y re- + ds la”
vla Ma. .
he un ivernes indrinstes à la sors et sinats, ; Mauits : la
cape, :
éteint tristes ndant ntion
volées . ‘4
ise en masse dé là ose, loigt, tous |
. fudes hospitalières de leurs ancêtres, si l'on e: d’après l'éternel” Quien sabe — je ne sais — qu'ils
Dans les environs de-Puüebla, à quelques milles de
distance, se trouvent les débris de l'ancienne ville 4 sacrée du Mexique, de Chdfhla, la demeure ge - 200 ‘ Quetzalcoalt, l'homme blanc, - " ‘3
à Nous résolürnés d'aller y déjeûner un beau
et d'y faire sauter une-bouteille de prnpägrie frappé, #2 souvenir des bienfaits-que le- dieu de l'air avait répandus sur l'Anahuac.
Jadis Cholula comptait une population de 40,000 âmes, ce qui en faisait une des villes les plüs considé-.
“rables de l'empire aztèque. Aujourd’hui réduite aux : :,
dimensions d’un misérable faubourg, à peine abritetelle 16,000 habitants qui ont. bien perdu des whabi-
opposent aux questions de l'étranger.